Rendez-vous à Cascastel-des-Corbières (km 0), point de départ de la route touristique "des anciennes mines des Corbières". Cascastel se situe au coeur du Massif des Corbières qui culmine à 1231m, au Pic de Bugarach. Corbières viendrait du Celte « Corb » signifiant Roc. Le site de Cascastel est remarquable tant par son patrimoine archéologique que par le passé de ses illustres habitants. Le patrimoine médiéval de Cascastel est relativement bien connu par une charte de 1390, portant sur la reconstruction du Fort et les agencements avec le château existant.
En 1734, Gaspard de Pailhoux, médecin des États de Languedoc et son épouse, la noble Marie-Thérèse de Ros y Sorribes se portent acquéreur du fief noble de Cascastel dont le sous-sol se trouve composé de mines antiques et médiévales contenant des ressources minéralogiques variées. Leur fils unique, Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel (1726 Toulouse - 1808 Cascastel), chevalier, seigneur haut-justicier de Cascastel, seigneur de Villeneuve, de Rouffiac, de Saint-Jean de Barrou, d'Embres et de Castelmaure et conseiller au Conseil Souverain du Roussillon, vivant au château de Cascastel, fonde en 1779 une association avec Jean Pierre François Guillot-Duhamel, Louis Charles Pelletier puis Jean-Antoine Chaptal pour l'exploitation de mines recelant de métaux, aussi bien sur ses terres (mines des Corbières) qu'alentour (mines de Palairac). Il fut le dernier seigneur de Cascastel et en fut le maire après la Révolution.
Cascastel-des-Corbières est dominé par sa remarquable tour médiévale et son château adjacent dont la porte est couronnée d’un écusson bûché. La tour du château de Cascastel date du XIIe siècle. Elle est exceptionnelle, côté rivière, un escalier est creusé dans l'épaisseur du mur. Cette tour construite pour assurer la fonction de guet et la sécurité des seigneurs laïcs affirmant leur autorité sur le territoire, abritait aussi les archives de la communauté villageoise, baux et chartes divers, elle protégeait des salles voûtées servant de celliers.
Dirigez-vous sur la place du Château de Cascastel-des-Corbières. La baie, en bas à gauche du corps de logis, ouvre sur le salon aux gypseries qui servait de salon au seigneur Joseph-Gaspard Pailhoux de Cascastel. Le remarquable décor de gypseries résulte d'une dernière campagne de travaux, Louis XIV-Louis XV. Vous retrouverez à plusieurs reprises le personnage de Joseph-Gaspard Pailhoux de Cascastel, devenu exploitant minier, au cours de votre périple. A gauche de la base de la tour, par une ouverture munie d’une grille, vous découvrirez une construction en bel appareillage de grès local pouvant être attribuée à Rémy Jacomy, maître de forges et propriétaire du château (1872-1882). Sur ce même site, repérez les vestiges d’un ancien four à minerai.
Le point de vue qui donne la meilleure appréciation de l’organisation et de l’importance du site historique du château de Cascastel-des-Corbières, se situe depuis la rive gauche, de l’autre côté du Pont de pierre. A voir également l'église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse de Cascastel-des-Corbières.
Quittez Cascastel-des-Corbières en vous dirigeant vers Albas (4,5 km) par la D106, la route traverse des paysage vallonnés parsemé de la garrigue. L'Albas est située au pied du mont Tauch, datant du second âge du fer, on trouve sur le Roc de Carla un modeste oppidum. L'exploitation de ferrières (extraction du fer) date dès le IVe et le IIIe siècle avant notre ère. Les Romains ont probablement nommé l’endroit « Albares » à cause des peupliers aux feuilles argentées qu’ils ont trouvé aux abords de l’actuel village. Dans le courant du XIIIe siècle, le comte de Foix en est le seigneur, puis en 1271, Aymeric, vicomte de Narbonne redevient le seigneur légitime du Castrum d’Albaribus Ferreriarum (Albas-les-Ferrières).
L’exploitation du fer qui se bornait à recueillir le minerai à fleur de roche (ferrières) au Moyen Âge, laisse place au début du XXe siècle à des mines sur le plateau de Lacamp. Le fer était emporté par chariots et par la petite voie ferrée reliant Durban à Tuchan, jusqu’en 1930. La voie ferrée est délaissée au profit des premiers camions, les mines deviennent trop coûteuses, elles sont abandonnées en 1930. Les puits de mine ont été fermés, seuls quelques initiés savent y pénétrer par des galeries discrètes. On peut apercevoir les restes d’une carrière de marbre rose sur la route de Cascastel, près du village.
Le village d’Albas à une allure d’amphithéâtre dont l’habitat serré constitue un ensemble dominé par d’anciens moulins à vent. Arrêtez-vous devant le « synclinal », véritable caprice de la nature. Admirez, l'église Saint-Paul-Saint-Serge d'Albas, ne manquez pas d'apprécier la tapisserie de haute-lisse "L'allégorie du souffle". Reprenez ensuite votre route vers Villerouge-Termenes (15 km), via la D40, vous montez vers le territoire minier.
Sur la D40, au km 6,2, garez-vous sur le côté gauche. Vers le Sud, les reliefs boisés constituent les premières pentes du plateau de Lacamp. Ce plateau, établi sur des terrains anciens de l’ère Primaire, comporte de nombreuses mines de fer. Sur la gauche et dans votre dos, les terrains peu boisés et aux strates colorées et redressées, sont plus récents (Secondaire et Tertiaire)… et sans mines.
Après avoir passé le lieu-dit Saint Rome (grange), vous arriverez sur le site de Fourques, dans l’Espace Naturel Sensible Saint-Rome Fenouillères, Au départ de l’ancienne métairie Saint Rome, un sentier thématique de 2.5 km a été aménagé avec des panneaux explicatifs. Ce sentier passe par l’ancien bâtiment fortifié de Fourques. Datant du XIIIe siècle, il s’agit probablement un local fortifié de stockage. A l’arrière du bâtiment, dans la pente, sous les rochers de tuf calcaire, s’étend un ferrier daté des VIe au IXe siècles. Les ferriers sont des amoncellements de scories (déchets) issues du traitement du minerai de fer.
Poursuivez votre chemin vers Villerouge-Termenès, à l'entrée des Hautes-Corbières. Siège de la baylie du Termenès pendant plus de sept siècles, Le village est intimement lié à l'histoire du Catharisme. C’est ici que fut brûlé en 1321 le dernier parfait Cathare, Guilhem Bélibaste, par l'archevêque de Narbonne, Bernard de Farges. Arrivés à Villerouge-Termenès, garez-vous sur le parking en face de l’ancienne cave coopérative. Le village se découvre à pied, descendez vers l’entrée du château. Autrefois enclos dans ses remparts, Villerouge-Termenès a préservé en son centre le château de l'archevêque de Narbonne, seigneur du lieu au XIVe siècle.
Le château de Villerouge-Termenès, résidence d'été des archevêques de Narbonne, conserve le témoignage du faste de l'époque à travers de nombreuses peintures murales. Aujourd'hui, le corps du château abrite une exposition permanente divisée en trois registres : au rez-de-chaussée, Bélibaste ; au premier étage, l'archevêque de Narbonne ; au deuxième étage, le château et son village. Une aile du château est réservée à la "Rôtisserie médiévale", un restaurant propose de véritables mets du Moyen Âge au grand public, unique en Europe.
Empruntez une petite ruelle à droite vers la pacette de Villerouge-Termenès. Vous y découvrirez une maison ornée d’un blason. C’est celui de Luc Siméon Auguste Dagobert de Fontenille. Héros de la Révolution, ce général de Brigade était l’associé de Pailhoux de Cascastel pour l’exploitation des mines de fer des Corbières. Militaire avant tout, il logeait son Intendant des Mines dans cette bâtisse construite en 1780. A ne pas manquer également le magnifique et monumental retable datant du XVIe siècle de l’église Saint-Etienne
Reprenez la route vers Félines-Termenès (17 km) par la D613, village niché dans une étroite vallée, traversé par un ruisseau, le Libre. Son nom provient du bas latin : figulinas qui signifie : atelier du potier. C'est pour cette raison que l'on a trouvé d'anciens fours à chaux sur le chemin du Gourgouzy. Quels usages faisaient les anciens de la pierre ? Les gorges du Libre sont creusées dans un terrain calcaire. Le calcaire abondant était exploité pour être transformé en chaux vive. La randonnée "Au fil du temps, la pierre" permet de découvrir ses environs préservés
On retrouve quelques maisons anciennes maçonnées à la chaux au alentour. Avec l’exploitation du minerai de fer, on développa longtemps à Félines-Termenès l’art de la forge. Les Romains y exploitaient déjà le fer. Une ligne de chemin de fer qui évacuait le fer depuis la gare où il était amené par des wagonnets fût construit. Après la traversée du village, au km 17,8, vous remarquerez sur la gauche une grande esplanade.
C’est l’ancienne gare ferroviaire où stationnaient avant-guerre (39-45) deux locomotives dédiées au transport du minerai. Le grand bâtiment en pierre, à droite de la petite tour (réserve d’eau pour le train à vapeur), constituait le terminal du téléphérique qui acheminait le minerai de fer depuis la mine du Monthaut (à 5 km, sur la commune Palairac). L’ancienne gare à la sortie du village témoigne d’un réseau dense de voies ferroviaires au XIXᵉ siècle : celle de la Compagnie des Tramways de l’Aude.
Prendre à gauche vers Palairac / Tuchan, via la D39. Laisser Davejean à droite et poursuivre vers Palairac/Tuchan. Au km 21,2, juste après un petit pont, stationnez sur le bord droit de la route. Vous êtes au milieu d’un important ferrier, vestige d’un atelier sidérurgique de l’époque romaine. Il y a des scories partout, notamment dans le fossé en bordure de la route.
Poursuivre jusqu’après le col de Couize (km 23). Par beau temps, un panorama impressionnant offre une vue imprenable sur cette partie des Corbières jusqu’à la chaîne des Pyrénées. On y distingue les châteaux de Quéribus et Peyrepertuse. Sous vos pieds, se trouve la principale mine d’argent des Corbières, souvent citée dans les textes au Moyen-âge. En contrebas, vous apercevez un ancien poste électrique. C’est le seul vestige d’une petite usine de traitement du minerai d’antimoine construite en 1938.
Continuez sur 1,2 km et empruntez le chemin à droite en épi (attention à la manœuvre). Garez-vous à 100 m, après le virage en épingle, en face de la borne incendie. Vous voilà sur l’ancien site minier de la Bousole (antimoine) où les vestiges ont pratiquement disparu. De 1838 à 1842, on a intensément extrait le minerai qui était envoyé à Carcassonne à dos de mulets pour traitement (séparation antimoine et plomb).
Au col de Ferréol (25 km) tournez à droite vers Maisons (28 km), via la D123. En 842, Charles le Chauve fait don de Maisons à Milon, son vassal. En 1128 les seigneurs de Termes reconnaissent les droits du monastère de La Grasse sur Maisons. Après avoir admiré l'église Saint-André de Maisons, dirigez-vous vers Padern. Garez-vous au carrefour Maisons-Padern-Montgaillard (km 30,8). Regardez au sud la colline en second plan, vous y verrez le site de Saint Estève : c’est une mine exploitée au XXe siècle pour la barytine, mais pour le cuivre et l’argent dans les temps plus anciens.
Descendez vers Padern jusqu’au km 32,6. Sur votre gauche les anciennes forges de Montgaillard (site privé), construites au XVIIIe siècle pour le traitement du minerai de fer. Poursuivre dans les gorges du Torgan jusqu’au km 35,5, gorges pittoresques au pied de la montagne du Tauch. Garez-vous sur l’élargissement à droite. Le vallon qui le prolonge possédait une usine d’enrichissement de la barytine qu’on extrayait un peu plus haut. C’est la mine de Tistoulet qui a fermé ses portes en 1932. Là aussi, l’activité a commencé dès l’Antiquité pour l’extraction du cuivre et du plomb.
Suivre la direction de Padern (38 km), Le site du village a été occupé depuis la préhistoire. Trois grottes situées près du Verdouble ont livré de nombreux objets datés de l'âge du renne (Paléolithique supérieur). Les romains s'y établirent, en particulier du fait de la richesse minière de la région. Le nom même de Padern provient du latin Paternus. Bien que les mines des secteurs de Maisons, Padern (mine du Tistoulet) et Montgaillard (mine de la Caunetta) ne soient pas aussi grandes que celles de la mine des Barrencs près de Lastours (la Grotte Bleue dans la Montagne Noire), les minerais locaux non ferreux - essentiellement cuivre, plomb et argent - ont permis le développement de l'activité minière dès la fin du IIe siècle av. J.-C. jusqu'au début du Ier siècle. On y trouve des vestiges d'ouvrages à ciel ouvert et souterrains parfois de grande taille.
En 899, une charte de Charles le Simple destinée à l'abbé Durand, de Sainte-Marie d'Orbieu, confirme la donation de Paterno (Padern) par le comte Oliba à ce monastère. C'est le premier document écrit connu concernant Padern. En 1779, Gaspard Pailloux de Cascastel fonde une société à Padern avec Jean Duhamel (ingénieur) et Louis-Charles Peltier (négociant) pour y exploiter le fer, le plomb et le cuivre des mines autour de Padern et le charbon de terre de Ségure. En 1793 la forge de Padern fournit l'armée ; pour sa chauffe, elle est approvisionnée par les mineurs travaillant pour Pailhoux, réquisitionnés pour les besoins de la guerre pour travailler à la mine de charbon de terre de Ségure.
Evoluez dans les ruelles de Padern qui grimpent, vers la chapelle Saint Roch puis jusqu'au château de Padern. Sous le préau de l’école (Mairie), se trouve un moulage en plâtre de la fin XIXe siècle qui montre une coupe de la Mine de Tistoulet. Le château de Padern domine le village, il reste aujourd'hui une haute enceinte polygonale crénelée, en petit appareil irrégulier, un donjon très remanié, des logis. L'accès à l'intérieur du château est aisé, depuis le donjon, la vue sur la vallée du Verdouble et sur le village est remarquable. Profitez également de la vue sur le Mont-Tauch, la plaine de Tuchan et en fond, les falaises calcaires de Vingrau.
Après cette visite, à proximité de Padern , en direction du château de Quéribus se trouve les Ruines du Prieuré de Molhet. Il reste une partie du mur sud de la nef et une partie de l'abside de l'ancienne chapelle dédiée à saint Martin, mentionnée comme église sous ce vocable en 805 dans une donation à l'abbaye de La Grasse ; et en 1024 comme un alleu de cette même abbaye. Il subsiste trois fenêtres dont la plus intéressante est celle du milieu, son ouverture se rétrécit jusqu'à mi-épaisseur du mur puis s'élargit après un net décrochement jusqu'à l'extérieur. Des déchets métalliques ont été trouvés dans le château de Molhet, ce qui laisse supposer l'existence d'un artisanat alimenté par les mines locales, comme dans nombre d'autres châteaux de la région (Albières et Arques notamment).
Continuez votre parcours touristique "des anciennes mines des Corbières". Dans les gorges du Verdouble, au km 42, garez-vous sur l’élargissement à droite. En contrebas vous apercevrez des bâtiments : ce sont les vestiges de la forge à la catalane construite par Pailhoux de Cascatel en 1779. Dans cette forge ont été fabriqués des boulets de canon pour la guerre d’Espagne (1794) menée par le Général Dagobert.
Vous voici dans le village viticole de Tuchan (46 km). Tuchan a connu une occupation humaine dès la Préhistoire. Habitée par les Romains à l'Antiquité, frontière entre la France et l'Aragon au XIIIe siècle, elle fut un enjeu important de la soudure des provinces du Languedoc et du Roussillon suite au traité des Pyrénées au milieu du XVIIe siècle. Le village de Tuchan est apprécié des visiteurs pour ses paysages de rêve et son patrimoine architectural ancien.
Commencez votre visite par l'église Notre-Dame-de-Faste, partiellement en ruines, située sur le Mont Tauch, elle offre un bel exemple d'architecture typique de la région. L'hôtel des Postes est également à voir. Il s'agit d'un ancien hôtel particulier également classé au titre de patrimoine du XXe siècle, pour son style architectural et son esthétique. A Tuchan, on pourra également découvrir les ruines de son château d'Aguilar, situé à deux kilomètres du village. Érigé au XIIe siècle, il fut la propriété des seigneurs de Termes. Forteresse royale au XIIIe siècle, il est conquis par Charles Quint dans la première moitié du XVIe siècle. L'édifice fait partie des Cinq fils de Carcassonne, avec Quéribus, Puilaurens, Termes et Peyrepertuse. L'ancien château est composé de deux enceintes. Il subsiste encore une chapelle Sainte-Anne et quelques autres vestiges pleins d'intérêt.
Sortez Tuchan en direction de Palairac (D39), votre route traverse une grande étendue de vignes et des garrigues rocailleuses. Au hameau de Ségure (km 52, vous découvrirez sur la gauche le « théâtre de Ségure ». C’est une ancienne forge (de maréchal ferrant) qui date de l’exploitation des mines de houille du même lieu. Le bâtiment suivant, en bordure de la route, était le logement des mineurs (privé). Au XVIIe siècle la houille de Ségure aurait servi à la cuisson des briques pour les fortifications de Vauban dans les Pyrénées Orientales.
Reprenez la route vers Palairac (58 km). En 876, Charles II le Chauve fit don au monastère de Lagrasse, des mines de Palayrac, de Couize, de Maisons et de Montgaillard. Le village propose une promenade fléchée à la découverte de son passé. Belles fontaines, pierres datées, vestiges du mur d’enceinte et une église remarquable qui a conservé sa nef du XIe siècle, sont au programme. Découvrez l’église Saint Saturnin du XIe siècle, sa fresque énigmatique du Saint Calice et son mobilier baroque. Une légende villageoise rapporte que, suite à sa visite de la mine d’argent de La Canal, Louis XIV aurait offert le mobilier baroque de l’église... Par ailleurs dans le cimetière, très en pente, une croix de Malte et une croix de mission de 1859 sont dignes d'intérêt. Un petit sentier botanique composé de plantes méditerranéennes prolonge la balade.
Palairac est un village fleuri mais aussi un ancien village minier. Dans le passé, Palairac était au cœur du croissant fertile, une petite zone prospère réputée pour son activité minière. Le plateau de Lacamp et le Monthaut étaient les sites majeurs de cette zone. Les ingénieurs du XIXe siècle ont recensé près de 300 lieux d'extraction uniquement sur Palairac. Les mines de Palairac et des environs furent l'objet de conflits entre les seigneurs de Termes et l'abbaye de Lagrasse au Moyen Âge. On y trouvait du fer, de l’argent, du plomb, de l’antimoine et de l’or. Toutes les mines ont été fermées dans les années 1930. Un sentier thématique au départ du village de Palairac permet de découvrir le passé minier méconnu des Hautes Corbières : le Sentier du Fer oublié du plateau de Lacamp.
Poursuivre vers Quintillan (D123), votre route longe au Nord-Ouest le plateau de Lacamp et ses mines de fer mais pas seulement ! Avant Quintillan, au km 65, vous pouvez apercevoir, à gauche, au-dessus de la première vigne et à droite d’un chemin, les haldes grises (déblais d’exploitation pauvres en minerai) de la mine d’antimoine de Feugerolles, exploitée par la famille Pailhoux et qui a été le siège d’un accident dramatique en 1809.
Au milieu des vignes, Quintillan (66 km) semble surgir au détour de la route comme un navire sur une mer de verdure. Au cœur de petit village des Corbières, la tour à échauguette surveille la croisée des chemins. L'Église Sainte-Madeleine a conservé son portail roman orné. Continuez sur le D123 jusqu’à retrouver le point de départ à Cascastel-Des-Corbières (73 km).
Attention : ne quittez pas le circuit indiqué et ne vous rendez pas sur ces sites sans y être accompagnés. Pour tout renseignement, contactez Mines en Corbières : contact_mail@minesencorbieres.org