Perchée sur les hauteurs d'un méandre des remarquables gorges du Tarn, le magnifique village de Sainte-Enimie (km 0) sera le point de départ de cette route touristique "Entre gorges et plateau du Causse Méjean. Classée parmi les plus beaux villages de France, Sainte-Enimie se situé sur les pentes d'un canyon.
Le village de Sainte-Enimie permet d'admirer une importante architecture d'époque médiévale, à l'instar de ses demeures de calcaire et de passages voûtés. Sainte-Enimie est tout en vieilles ruelles pavées et en passages voûtés, parsemé de larges escaliers et de jolies terrasses qui participent généreusement à son charme.
Sans oublier l'église romane Notre-Dame-du-Gourg, la source de Burle, dont les vertus miraculeuses auraient, au VIe siècle, guéri la princesse mérovingienne Enimie, et l'ancien monastère bénédictin, dont subsistent la chapelle et la salle capitulaire, en font une destination appréciée des amateurs de vieilles pierres.
Composée de plusieurs villages, Boisset, Castelbouc, Champerboux, Hauterives, Prades, Pougnadoires et Saint-Chély-du-Tarn, la commune de Sainte-Enimie est aujourd'hui apprécié pour son patrimoine architectural, ainsi que pour ses paysages d'exception intégrés au cœur du Parc National des Cévennes.
La cité de Sainte-Enimie est également un très bon point de départ pour toutes les activités de pleine nature se déroulant dans le Grand Site national des Gorges du Tarn, avec de nombreux départs de canoë-kayak.
Poursuivre vers La Malène, via la D907 bis (13,4 km). Ce village de La Malène est établi au débouché d’un ravin dévalant depuis le causse de Sauveterre, contrôlant ainsi depuis l’Antiquité le passage sur le Tarn vers le Causse Méjean. Situé au cœur des Gorges du Tarn, le village a connu des heures difficiles durant la Révolution. Les rochers en portent encore les stigmates, témoins des incendies qui ont ravagés le village.
En flanant dans la commune, il est possible de découvrir les ruines du Castel Merlet, le plus vieux château connu de France, l'église romane Saint-Jean-Baptiste édifiée dans le courant du XIIe siècle. Elle dévoile notamment une architecture typique de cette partie de la Lozère, toute en pierre. Le Pont bâti en 1854, fut emporté en 1875 par une énorme crue du Tarn, puis restauré.
La Malène est également connue pour ses bateliers qui permettent la découverte du Tarn et de ses Détroits, zone la plus encaissée et la plus impressionnante du canyon.. Le Bourg a su garder le cachet ancien de ses ruelles et maisonnettes qui ont traversé les siècles, à l’abri sous le rocher de la Barre, qui portait le village originel de La Malène, Castel Merlet, aujourd'hui site archéologique de fort intérêt bien que non-accessible et interdit au public.
Pour les plus courageux, nous conseillons le panorama du "Roc des Hourtous", suivre la petite route signalée. Une boucle qui débute au bord du Tarn et mène sur les flancs du Causse Méjean. A mi-parcours, vous profitez de larges panoramas sur les Gorges du Tarn. En chemin, vous découvrirez l'architecture caussenarde et aurez une vue sur les fouilles archéologiques du "Castelum Maléna" sur le plateau en face.
Poursuivre en direction du village Les Vignes via la D907 bis (25,1 km), direction Millau. Le village est construit sur les flancs du causse de Sauveterre, au bord du Tarn à la sortie de la partie la plus étroite des gorges. Il tient son nom des cultures de vignes en terrasse au XVIIIème siècle.
Jadis, on faisait dévaler aux billots de pins le "ravin des poutres" depuis la corniche du Méjean jusqu’aux Vignes. De là, ils étaient portés par voies d'eau jusqu’au four des potiers ou jusqu’aux ports pour la construction des bateaux. En face, sur le Sauveterre, le "ravin des meules" servait à l’acheminement de lourdes meules de pierre.
De l’autre côté des Vignes, du pont sur la rive gauche, vous apercevrez le hameau de Saint Préjet avec son église au toit de lauze. Près du village, vous pourrez admirer les ruines des châteaux de Dolan et de Blanquefort, implantés de chaque côté de la vallée, sur les contreforts des deux Causses qui l'encerclent.
A la sortie du village se trouve le belvédère du Pas de Soucy qui surplombe le barrage naturel du Tarn créé par les écroulements de la falaise. A quelques kilomètres des Vignes, le panorama du Point Sublime sur le Causse de Sauveterre vous laissera sans voix, et celui du Roc du Serre sur le Causse Méjean, vous réservent de belles surprises.
Continuez sur la D907 bis direction Millau jusqu'au village Le Rozier (35,7 km). Porte d'entrée des gorges, Le Rozier est situé au confluent du Tarn et de la Jonte, sur le versant lozérien sous les falaises du Méjean.
Le village porte son nom des cultures de rosier des moines de l’abbaye d’Aniane qui bâtirent en 1705 l’église Saint-Sauveur. Tout autour ils y cultivaient des roses. Ce lieu prit alors le nom de « Campus Rosarium ». Appelé en occitan « Lou Rousio », il s'appelle aujourd'hui « Le Rozier ». Aujourd’hui du monastère il ne reste que l’église. Ces moines initieront la construction de chapelles et églises dans toute la région des gorges jusqu'au XIIe siècle.
Le village du Rozier est étagé sur la rive gauche du cours d'eau, et dominé par une vieille tour carrée, dernier vestige de l'ancien château fort. Le rocher de Capluc (625 m.) et son hameau, dont une ancienne chapelle romane, dominent le village. Une ballade vous amènera au belvédère sur le sommet du rocher de Capluc qui fut aménagé en fort au XIIe siècle.
Le rocher de Capluc, ouvrant à de nombreuses randonnées, sous l'oeil des vautours, offre une magnifique vision de la rencontre du Tarn et de la Jonte. C'est d'ailleur le point de départ de nombreuses balades qui emmènent les promeneurs vers les points culminants des corniches des Causses où les vues panoramiques donnent une autre dimension aux Gorges.
Face au Rozier, de l'autre côté de la Jonte, se trouve le village de Peyreleau, situé en Aveyron, point de départ vers le Causse Noir.
Poursuivre en direction de Meyrueis sur la D996 (56,7 km) située entre les contreforts du mont Aigoual, au sud et le causse Méjean, au nord. Elle marque ainsi la frontière entre la zone géographique des grands Causses : causses Noir et Méjean, séparés par les gorges de la Jonte et les vallées cévenoles.
Meyrueis, ancienne cité fortifiée et citadelle protestante lors des guerres de Religion, a gardé de nombreux vestiges de son riche passé. Cette ancienne ville marchande et industrielle de filatures, chapelleries présente un ensemble bâti intéressant.
L'ancien château médiéval de Meyrueis, d'origine carolingienne, était situé sur le rocher dominant de 70 mètres la ville. Plusieurs fois attaqué pendant la guerre de Cent Ans par les routiers qui écumaient la région, le château de Meyrueis, ville protestante d'un Languedoc en conflit avec le jeune roi Louis XIII, vécut son dernier siège en 1628.
Les derniers vestiges importants du château furent détruits en 1875, lors de la construction de la chapelle Notre-Dame-du-Rocher qui occupe aujourd'hui l'emplacement du fort. La tour de l'Horloge reconstruite en 1568 sur des bases médiévales est dominée par la chapelle Notre-Dame.-du-Rocher.
Meyrueis conserve des vestiges de ses fortifications. Deux portes des remparts ont subsisté à la destruction de 1632. La porte Méjeane et le portail du Prieuré donnent toujours accès au quartier médiéval, et qui contient quelques traces du quartier juif ou du premier temple protestant, ainsi que la maison des Consuls sur le planet. La tour de l'Horloge, cantonne l'enceinte au confluent de la Jonte et du Béthuzon.
L'église Saint-Pierre fut édifiée en 1663, elle est bâtie sur l'emplacement d'une autre église de style roman, détruite pendant les guerres de religion du XVIe siècle. Certaines des pierres du vieux château détruit en 1632 auraient été utilisées pour sa construction.
Le temple protestant, édifié entre 1837 et 1842, se présente comme une vaste rotonde octogonale, couverte d'un toit de lauzes à huit pans, précédée d'un parvis couvert et surmontée d'un petit clocher en arcade. Cet édifice, constituant un élément important de l'architecture protestante en Languedoc-Roussillon.
Meyrueis abrite quelques hôtels particuliers édifiés du XVIe au XVIIIe siècle grâce au florissant commerce de la laine : l'hôtel Pagès de Pourcarès-Belon, dit la « maison du Viguier », l'hôtel Bragouse de Saint-Sauveur, de Thomassy, de Valat, l'hôtel Cavalier,...
Deux châteaux se trouvent sur la commune : le château de Roquedols du XVIe siècle, situé à 2 km au sud de la ville, dans la vallée du Béthuzon, et l'ancien prieuré Saint-Martin des Ayres, situé près de la Jonte, à 1 km au nord-est de la cité, est transformé en château au XVIe siècle.
Votre parcours touristique passera par Hures-la-Parade, via la D986 (70,5 km). La commune s'étend sur le causse Méjean et une partie des gorges de la Jonte. Elle possède plusieurs églises romanes (Hures, la Parade, Saint-Gervais-des-Douze), ainsi qu'une croix romane au Buffre : une des plus vieilles croix en pierre du sud-Lozère, sans oublier sur son territoire le gouffre de l'aven Armand.
Nous vous conseillons de visiter l'église de Hures, quelle surprise que ce bijou d'architecture, une hure de sanglier, au sommet du portail, veut rappeler le nom du village. La Ferme Caussenarde d'Autrefois, à Hyelzas : Écomusée du Causse, ferme des XVIIIe et XIXe siècles à l'architecture typiquement caussenarde - voûtes et toits de lauzes calcaires - où l'on découvre la vie quotidienne des paysans jusqu'aux années 1950.
Passez voir l'enceinte proto-historique de Drigas (vestiges des murs d'enceinte). L'enceinte de Drigas est installée au sommet d'une colline dominant les alentours. La vue porte à 360° sur un large horizon englobant le Mont Aigoual, le Mont Lozère, la Margeride et l'Aubrac. Personne ne peut s'approcher sans être vu...
L'accès dans l'enceinte se faisait au travers d'une porte située à l'angle sud-ouest. La présence d'un chemin se dessine très nettement dans le paysage. La forme de la porte et du rempart à cet endroit n'a cependant pas été déterminée.
À Drigas, traverser le village vers l'élevage de chevaux de Przewalski, à Le Villaret par la D63 (75,1 km) : Troupeau d'une quarantaine d'individus qui a contribué à la réintroduction de cette espèce en Mongolie.
Continuez sur la D63 direction Nivoliers route de Florac (77,5 km) situé au sud de la plaine de Chanet sur le Causse Méjean, au pied du Serre du Bon Matin. Passer Mas-Saint-Chély via la D63 et la D16 (87,5 km) pour revenir sur Sainte-Enimie par la D986 (97,5 km).