Proche de Cahors, Saint-Cirq-Lapopie, offre la richesse de son histoire et de son panorama exceptionnel au visiteur. Il suffit de prendre la route, qui serpente entre la rivière du Lot et la falaise, pour que le plaisir de la découverte commence. Parfois chevreuils ou écureuils tenteront d’accompagner votre balade touristique.
C’est un spectacle inoubliable lorsque, après avoir emprunté, la route bordée de falaises qui se faufile dans la vallée du Lot, on découvre le village médévale de Saint-Cirq-Lapopie. Perché sur une falaise, à près de 100 mètres au-dessus de la rivière du Lot, ce village épouse majestueusement le relief rocheux.
Ce site remarquable se trouve également sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : la Via Podiensis. Il constitue l’étape entre Cabrerets et Cahors. En effet, les marcheurs en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle peuvent, en suivant la voie Podiensis, entre Cahors, Figeac et le GR651 qui zigzague à travers les Causses, découvrir les environs avant de passer Saint-Cirq-Lapopie.
Pour cette étape sur les routes touristiques, vous allez donc découvrir un village médiéval au rythme de votre marche - ici, on laisse sa voiture sur les parkings aménagés, juste au-dessus de Saint-Cirq-Lapopie. De?posez votre ve?hicule et venez a? la de?couverte des ruelles magiques de la cité : vous sentirez l’a?me du village et partirez a? la rencontre de ses artisants, acteurs et habitants. Demandez un guide de visite gratuit à l'Office de tourisme.
Une fois que vous aurez conquis l’accès de Saint-Cirq-Lapopie, vous plongerez directement à l’époque médiévale, dans des ruelles dessinées au hasard de son histoire, entre des maisons datant du XIIe au XVe siècle. On baigne alors directement dans l’ambiance de cette époque, il suffit de vous laisser porter au gré des ruelles et jardins intimes, levant le nez vers des fenêtres trilobées ou entrant dans les boutiques en arcades installées dans les mêmes lieux que leurs ancêtres chaudronniers, peaussiers ou tourneurs sur bois.
Au Moyen Âge, le lieu fut partagé entre quatre dynasties, les Lapopie, les Cardaillac, les Castelnau et les Gourdon. Ce qui entraîna la présence de plusieurs châteaux et maisons fortes qui constituaient la forteresse de Lapopie. L'appellation "Saint Cirq" proviendrait quant à elle du nom d'un jeune martyr, Saint Cyr, qui aurait été tué en Asie Mineure.
Inaccessibles en voiture, les ruelles en pentes abritent de vieilles maisons aux façades de pierre ou à pans de bois, et aux toits fortement inclinés. Elles recèlent également de biens jolies boutiques et galeries d'art. Les tuiles brunes coiffent des toits pointus comme en Périgord. Les maisons se succèdent par étages, sur la forte pente. Poutres apparentes, fenêtres gothiques, baies à meneaux et ruelles étroites
Un peu plus haut, se dresse l'église du début du XVIe siècle, construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle romane. L'édifice, flanqué d'un clocher-tour et d'une tourelle, abrite des statues de style baroque. Ouvrez les yeux et admirez l'égilse gothique fortifiée et édifiée à partir de 1522 avec les vestiges de son décor sculpté et des fragments de peintures murales.
Le château, dont les terrasses offrent une vue imprenable, la maison Rignault située sur le rebord de la falaise, les portes de la Peyrolerie et de Rocamadour, maintenant porte de la Pelissaria - entre lesquelles s'étendait la ville médiévale -, les places du Carol et du Sombral, et l'auberge des Mariniers où vécut André Breton s'egrènent au fil de votre parcours touristique.
La forteresse de Lapopie fut démentelée durant les guerres de Religion par Henri de Navarre. Le village de Saint-Cirq-Lapopie resta cependant ce qu'il était depuis le Moyen-Age : une communauté d'artisans, et plus particulièrement de tourneurs sur bois.
Les activités artisanales ont fait la richesse de l'endroit : peaussiers (rue de la Pelissaria), chaudronniers (rue Peyrolerie), tourneurs sur buis et "roubinetaires" qui produisaient écuelles, gobelets et robinets de tonnellerie. Le long des ruelles escarpées - Grande-Rue, rue de la Fourdonne - subsistent de très nombreuses maisons du XIIe au XVIe siècle, renommées pour la patine inimitable de leurs toits de tuiles plates et brunes.
De nombreux artistes ont élu domicile sur ce site magnifique, trouvant dans la beauté du paysage et dans la tranquillité des lieux leur inspiration. Avant de devenir l’un des villages les plus touristiques du Lot, ce lieu a charmé plusieurs artistes et écrivains tels qu’André Breton. Dans les années 1950, il acheta et s'installa dans l'ancienne Auberge des mariniers, une très belle maison à tour-pigeonnier du XIIIe siècle.
La commune devint alors le lieu de rendez-vous des représentants du mouvement surréaliste : Paul Paquereau, Pierre Daura, Joseph Rignault, Man Ray et Max Ernst. Le village, en majeure partie classé monument historique, offre une succession de venelles fleuries, d'escaliers et de places pittoresques. Henri Martin, peintre postimpressionniste, a séjourné dans le pigeonnier-mirador de la place Carol, le point de départ d'un sentier descendant sur les berges du Lot.
Mais surtout, Saint-Cirq-Lapopie offre un panorama sublime sur le cirque de falaises blanches et sur le Lot qui l'entourent. Depuis les vestiges du château, auxquels on accède par un petit sentier, la vue est en effet impressionnante, notamment avec l'arrivée de l'automne et la multitude de couleurs que revêt la végétation alentour.
Considéré comme un des sites majeurs de la vallée du Lot, le village de Saint-Cirq-Lapopie est un des lieux à visiter absolument pour quiconque se trouve dans la région pour ses vacances. Surplombant le Lot et sa vallée, de nombreux vestiges rappellent l'époque où la cité vivait au rythme des crues de la rivière et des activités de batellerie. Moulins, ports et écluses trônent toujours au pied du rocher sur lequel Saint-Cirq-Lapopie se dresse.
N'hésitez pas à quitter Saint-Cirq-Lapopie. Les alentours regorgent de merveilles du patrimoine lotois. Falaises à pic, maisons troglodytes, sans oublier de nombreux châteaux. Ouvrez bien les yeux, car ils sont partout, comme les caselles, ces petites cabanes en pierres bâties au milieu des champs. Menacées et souvent détruites, celles qui servaient d'abris pour les hommes et les animaux en temps de tempête font aujourd'hui partie du patrimoine régional.