Une petite route permet de rejoindre le village fortifié. Elle serpente entre les bosquets, les champs et les vergers, jusqu’à l’apparition soudaine et envoûtante de Puycelsi. Le village est immanquable : au détour d’un virage il surgit sur son promontoire, ceinturé par ses remparts du XIIIe siècle et son chemin de ronde. Situé en lisière de la forêt de Grésigne, la plus grande de la région, sa silhouette se détache sur le vert profond des reliefs forestiers.
Pour accéder au site, un parking est aménagé en contrebas de l’Office du Tourisme. Pour les plus courageux, après s’être garé en bas de Puycelsi, empruntez le sentier à pied. La déambulation dans Puycelsi vous replonge dans une histoire ancienne. Peut-être que l’image de l’assaillant partant à la conquête des hérétiques remontera des brumes du passé pour entretenir une rêverie contemplative !
Arrivés en haut de la côte, vous passez les remparts et découvrez les passages étroits et presque secrets, les venelles, le chemin de ronde, les portes fortifiées... Puycelsi a conservé le charme et le mystère des bastides médiévales. Son nom vient de son implantation : les romains l’avaient nommé podium celsium qui signifie plateforme en hauteur.
La double porte de l'Irissou témoigne du système de défense de la cité. Elle possède un double système de défense, Elle se trouve à proximité de la tour de la prison ; le tout surplombe les lices. La porte d’Irissou se compose en réalité de deux portes séparées par un couloir équipé de dix archères permettant de défendre la première porte et préparer une troupe pour une éventuelle sortie.
Cette porte avec celle de Navistour de l’autre coté des remparts étaient les seuls accès de Puycelsi jusqu’en 1840. Ses rues présentent des demeures datant du 15ème siècle, de petits jardins mi-clos et de jolis passages étroits. On s’attend à voir surgir des chevaliers au détour d’une ruelle ! Il faut absolument parcourir l’ancien chemin de ronde qui offre une vue magique sur le paysage.
Au cours de votre parcours touristique, vous pourrez découvrir de belles demeures en pierre dont la mairie, des maisons à pans de bois et d'autres en briques. Datant des XIVe et XVe siècles, elles sont le témoin privilégié de l'histoire prospère de Puycelsi. Au hasard des ruelles vous pourrez découvrir quelques trésors : les maisons à colombages, les "pountets", les greniers et les pigeonniers de la ville, les maisons de maître, les maisons commerçantes avec leur architecture massive.
La Chapelle Saint-Roch est le premier édifice que vous rencontrerez en entrant dans la forteresse vers le nord. Avec ses allures de romane originelle, elle a été édifiée en 1703 par les habitants pour remercier le saint de les avoir protégé de la peste ! la chapelle St-Roch a fait l'objet d'une élégante rénovation pour accueillir l'Office de Tourisme. En maints endroits, les vieux murs ont acquis une nouvelle prestance sans rien perdre de leur patine.
Poursuivre votre flanerie de Puycelsi par la visite de l'église Saint-Corneille des XIVe et XVe siècles. De style gothique méridional avec une seule nef, avec un rétable de 1689, restauré en 1985 et d'autres mobiliers classés. Fondée aux alentours de l'an mil, cet édifice était à l'origine entouré de deux cimetières. L'église servit de nécropole.
La sculpture d’un cochon à l’entrée de l'église Saint-Corneille rappelle une ancienne légende. Lors du siège des Anglais en 1386, les Puycelsiens auraient fait crier chaque jour leur unique cochon à l’aide d’une lance, simulant ainsi une abondance de ripaille. Les Anglais, découragés de réussir à les affamer auraient, parait-il, levé le siège.
On peut voir aussi les restes du château des seigneurs de Puycelsi, qui avaient la garde de la forêt de Grésigne, les anciennes tours de garde... Il reste tout loisir de visiter sur les pentes des collines voisines le Conservatoire Régional d’Espèces Fruitières Anciennes et de Vignes. Trois mille arbres fruitiers agrémentent les faubourgs du village, offrant à ce lieu un écrin singulièrement bucolique.
Pour accéder au site, partir du parking aménagé en contrebas de l’Office du Tourisme. De ce point de départ plusieurs balades rayonnent à travers campagne et forêt. L’une d’entre elles permet de gagner le hameau de Mespel. Le sentier traverse en premier lieu les vergers du Conservatoire des espèces fruitières et longe un ancien lavoir.
De ce premier passage, la vue sur le village de Puycelsi, que l’on appelle aussi « la forteresse des bois », permet de mesurer la beauté architecturale de la cité médiévale. Le parcours est ensuite balisé : il convient de suivre le fléchage du Sentier de Mespel qui conduit jusqu’au hameau après avoir grimpé sur les premiers contreforts de la forêt de Grésigne.
Au terme de l’ascension effectuée sur un petit sentier forestier, on parvient sur un plateau. On y traverse quelques landes avant de rejoindre le petit groupement d’habitation. Parvenu au hameau, une route goudronnée mène en quelques centaines de mètres jusqu’à la Chapelle Notre-Dame-des-Bois. Ce lieu paisible et hors du temps mérite une halte de quelques instants. L’édifice annonce un point de bifurcation vers une route forestière.
On y circule en lacets sur les premières hauteurs de la forêt de Grésigne où dominent les chênes centenaires. Faune et flore sont ici foisonnantes tout autant que discrètes. Après avoir parcouru environ deux kilomètres sur cette route, se présente un sentier sur la droite dont il ne faut pas manquer l’entrée : il inaugure le chemin du retour.
Il se faufile à travers bois, enchaînant des séquences forestières variées parfois animées par la présence du ruisseau de l’Audoulou. La déclivité est plutôt descendante et permet de regagner progressivement le point de départ, après avoir baigné dans l’ambiance bucolique des bois qui ceinturent Puycelsi.
Les alentours de Puycelsi forment une mosaïque de couleurs incomparables. Les champs de blé, les cultures de colza et de tournesols, la terre d’argile rouge enchanteront vos promenades ou randonnées VTT en toute saison.
À l'ouest du village de Puycelsi, au-dessous des éboulis de la falaise du Rouzet, fouillé au cours des années 1975-1987 sous la direction de André Tavoso. Visitez le site Moustérien campement préhistorique, au travers duquel toute l'histoire de l'homme dans la région vous sera contée.