Le départ de ce circuit touristique du village de charme de Blaison-Gohier peut commencer à l'église St Aubin, un édifice roman, fondé en 1020, rebâti à la fin du XI e siècle. A l’extérieur, la porte des morts du XIII e siècle s’ouvre sur un auvent accolé au clocher.
La façade ouest a été reconstruite au XIX e siècle. Le tuffeau employé pour la construction, légèrement ocré, provient des carrières de Raindron, au sud de la commune. Au cours des siècles le chapitre a tenu une place importante. Il était composé, à l’origine, de quatre chanoines et dix chapelains qui célébraient des offices pour le salut des âmes des fondateurs.
Pour ce service, ils recevaient une maison, des terres et des rentes en nature et en espèces. Aujourd’hui, dans le bourg de Blaison, nombreuses sont les habitations des religieux du chapitre : parfois conservées en l’état, ou transformées, souvent au XIX e siècle, elles jalonnent en maints endroits ce parcours.
Sur l’esplanade côté sud, presque accolée à l’église, une demeure de chanoine, dite maison canoniale , a conservé une partie médiévale. En face, de l’autre côté du jardin, la Fauconnerie, maison de notable édifiée à la fin du XV e siècle, est devenue presbytère en 1823.
Traversez le jardin et prenez à droite la Montée Saint-Sauveur, puis encore à droite la rue de La Fauconnerie où vous retrouvez cette demeure aux attributs médiévaux. En face, les Humeaux , habitation de chapelain, date du début XVI e siècle, avec de nombreuses reprises au XVIII e siècle.
Au carrefour avec l’Allée de la Motte Féodale, tournez à gauche : le chapelain de l’Aumônerie accueillait les pèlerins et distribuait les aumônes. Montez jusqu’à la motte féodale. En redescendant, vous apercevez la façade sud du château du XV e siècle.
Plus bas, à droite, la Chantrerie, maison du chantre, a été reconstruite après 1800. Sur la place prenez à gauche. Dans le tribunal , bâtisse du XVI e siècle, était rendue la justice de la seigneurie de Blaison. En face du point Info réapparaît la façade nord du château. A droite du château, la grange aux dîmes était l’entrepôt recevant les impôts en nature dus au clergé.
En poursuivant la rue de la Grange-aux-Dîmes, une belle demeure du XIX e siècle contraste avec les habitations médiévales et Renaissance des religieux. Avant de prendre à gauche la Ruelle-aux-Loups, jetez un coup d’œil (si le portail est ouvert) à la cour et au balcon angevin de l’ancienne auberge, sans toutefois y pénétrer.
Suivez la Ruelle-aux-Loups. À son extrémité, tournez à droite puis à gauche pour un détour par l’ancien lavoir. Faites demi-tour. Sur toute la longueur de la rue Thibaut de Blaison vous verrez plusieurs chapellenies : logis de chapelains souvent modestes.
Prenez l’impasse de La Favaudière ; remarquez une maison médiévale avec balcon angevin ayant appartenu à un chanoine. La ruelle aboutit au petit manoir de la Favaudière avec lucarne datée du millésime 1649. Revenez rue Thibaut de Blaison. La Louvetière date des XVI e et XVII e siècles.
Autour de la minuscule place, observez les caractères originaux des toitures. En face, Bel-Echo était la principale maison canoniale du chapitre, sous le nom de Saint-Aubin. Poursuivez rue de La Dolerie. Avancez dans la ruelle de Moncontant. Suivez à nouveau la rue de la Dolerie jusqu’à la Perchardière avec son séquoia géant au-delà du portail : cette maison de maître est composée de plusieurs volumes d’époques différentes.
Revenez vers l’allée aux Prêtres, ruelle sinueuse : voyez à son extrémité la chapellenie de Sainte-Croix , et juste en face, le presbytère de l’Ancien Régime, remanié au XVIII e siècle. Le circuit revient à l’église, passant près de l’Ecurie sans garantie, halte où les chevaux étaient seulement accueillis, non nourris, restant sous la seule responsabilité de leurs propriétaires.