Le site du bourg, de Denée protégé des eaux et des agresseurs par son éperon rocheux, fut occupé dès l’époque gallo-romaine. À Mantelon, aux Jubeaux, au Dicechien et aux Grands Moulins, on y a retrouvé des vestiges de constructions gallo-romaines.
L'originalité du vieux bourg de Denée est d'avoir conservé presque intacte l'organisation de ses vieilles rues qui participaient à son système de défense. Le parcours découverte du patrimoine de Denée vous permettra sur les routes touristiques de Maine-et-Loire de découvrir cette petite cité de caractère. Prenez le départ de ce circuits touristiques au point Info tourisme, à la Grand'rue.
Dirigez-vous vers l'église, vous remarquerez à gauche la petite rue de l'Ânerie dont l'étroitesse démontre qu'elle faisait partie du système de protection comme, à votre droite l'autre petite rue orientée vers l'est qui rejoint la place Traversière.
L'église de Denée, dont l'origine remonte aux XII e et XIII e siècles, fut agrandie successivement jusqu'au XIX e siècle. Remarquez son clocher à lanternon. Une documentation disponible près de l'entrée facilitera votre visite. En sortant de l'église, descendez à votre gauche la rue de la Cure. Côté église, le beau portail protégé par un auvent couvert d'ardoises donne accès au presbytère.
Le bâtiment actuel fut construit en 1766 par l'abbé François Rousseau des Ruaux de Pantigny. Face au presbytère, la première mairie occupa cet emplacement sous la Révolution. En descendant la rue de la Cure, on découvre le logis à porche, petit logis du XVI e siècle.
Descendez la rue du Port Thinault et découvrez tout en bas à gauche le portail de la demeure du Portineau. Sur les deux piliers de tuffeau figurent des échelles des crues. Notez la marque de 1711 !
Le logis du Portineau fut construit par Monsieur Goumenault, maire de Denée, à partir de 1801. Il présente une belle architecture Directoire ongez maintenant le chemin des Halliers jusqu'au chemin sous les murs. À partir de cet endroit, se dessinent les fortifications nord de Denée. Remarquez le bel ensemble constitué par l'église et le presbytère.
Continuez votre promenade vers l'ouest jusqu'au chemin de la Foirouse. Admirez à droite la belle réhabilitation des remparts nord bis. Pour rejoindre le logis de “Bon accueil”, votre prochaine étape, vous pouvez choisir de monter le chemin de la Foirouse ou de faire le tour de l'éperon de schiste par le chemin rural.
Le logis de “Bon accueil” est une belle maison des XVI e et XVIII e siècles ayant appartenu à Jean-Baptiste Müller, officier de santé. Vous retrouverez son buste place Müller.
Remontez maintenant la rue Haute Hallopeau et prenez successivement la rue de la Fidélité, la place de la Perrière, la rue de Bellevue et le chemin des Vaux pour rejoindre la rue du 8 mai 1945. Sous l'impulsion du maire, monsieur Guynoiseau, la mairie est construite à son emplacement actuel en 1867, sur l'emprise de l'ancien cimetière.
Poursuivez maintenant jusqu'à la place Müller, place centrale de Denée. Descendez la rue Borée, ancienne route d'Angers jusqu'en 1852. Sur votre droite, vous pouvez entrer à la société “La Fontaine” qui abrite un jeu de boule de fort. Rejoignez la rue de la Reine Fabiola, dont le nom remonte au jumelage de Denée France avec Denée Belgique en 1965.
Sur votre droite s'étend la Blairie, demeure reconstruite à partir de 1840 par monsieur Desmazières, maire de Denée de 1837 à 1846 et qui fut, de 1936 à 1951, la propriété du général Delcambre, fondateur de la météorologie nationale.
Allez jusqu'à son entrée principale, chemin du Plessis pour admirer les deux imposants chats-huants installés là au début du XX e siècle.Remontez la rue de la reine Fabiola en longeant le mur sud du jardin de la Mercerie, lieu du marché de Denée jusqu'en 1522. Arrivé à l'angle du mur, découvrez à votre droite et au fond de la place, le logis des Brouillet du XVIII e siècle, et à votre gauche, celui des Herbereau du XVI e siècle .
Poursuivez en remontant jusqu'à la place Müller. Vous trouvez face à vous le manoir du Pinier des XVI e et XIX e siècles. En face, le manoir de la Chabotière a appartenu jusqu'au XVI e siècle aux Leroux de la Roche des Aubiers et aux XVII e et XVIII e siècles à la famille Defaye. Ce manoir sera la propriété d'André Sarazin, archiviste de la ville d'Angers, écrivain et historien régional de renom, jusqu'à sa mort en 2007.