C’est au hameau de Bron, rattaché à la commune en 1795 et situé le long d’un méandre du Thouet, que l’on trouve les premières traces d’occupation : un grand dolmen, aujourd’hui détruit, du mobilier archéologique de l’époque gallo-romaine puis un domaine dépendant de la villa d’Antoigné et cédé au chapitre de Saint-Martin de Tours par Charlemagne.
Sur la route de Bron, plus proche de la butte calcaire du Coudray, un prieuré dépendant de Saint-Aubin d’Angers est fondé au XIème siècle et la chapelle qui y est rattachée sert d’église paroissiale jusqu’aux Guerres de Religion. Aujourd’hui ne restent que quelques vestiges et de nombreuses cavités
C'est à partir du XIIe siècle que l'histoire du village de Coudray-Macouard est bien connue. En effet, c'est en 1147 que Geoffroy Plantagenet, comte d'Anjou, alors en guerre contre le seigneur de Montreuil, Girault Berlay, construit un château fort au sommet de la butte et l'entoure de fortifications. Du château il ne reste rien que la chapelle devenue église paroissiale dans le courant du XVIIe siècle.
Des remparts il ne reste que la partie Est, restaurée au XVIe siècle. Commencer votre promenade dans la petite cité de caractère de Coudray Macouard, par la rue du Bellay, ou par la rue du Puits Venier, ce bourg pittoresque réserve des surprises. En effet, sa situation à l'écart de la route passagère lui a permis de garder son aspect médiéval, et le visiteur découvre un dédale de rues et de ruelles bordées de hauts murs de tuffeau.
Montant et descendant au hasard de ces chemins tortueux aux noms évocateurs du passé : rue du Pas d' Aubigné, rue de Tire-Jaret, rue du Four à Ban, rue de la Seigneurie..., le visiteur se perd rapidement, mais ne le regrette pas, surtout s'il a la chance de voir s'entrouvrir quelque vieux portail, lui permettant de jeter un regard curieux et admiratif sur une belle demeure, un instant privée de l'abri de ses vieux murs.
Au gré des ruelles, derrière de hauts murs de tuffeau ou dans l’embrasure d’un vaste portail, vous trouverez de riches manoirs et châteaux qui laissent apercevoir tourelles, lucarnes ou colombier-porche. La Seigneurie du Bois, un élégant logis des XVème et XVIème siècles, a été restaurée grâce une association de bénévoles passionnés de patrimoine.
La Seigneurie du Bois, restaurée par l'Association pour la protection du patrimoine qui l'a sauvée de la ruine et assure des visites commentées : historique, maquette, comment une association a pu restaurer cette seigneurie depuis 20 ans, présente des expositions faisant renaître la vie au temps de la Renaissance. Poursuivez votre circuit touristique par le Jardin botanique.
La commune fait partie de l'association des villages et Promenades botaniques, six communes ont choisi chacune un thème. Celui choisi par le Coudray-Macouard "Les plantes textiles et tinctoriales'' est en rapport avec la magnanerie. Trois catégories de végétaux illustrent le thème: les plantes textiles comme le lin, le chanvre, et même le palmier... Enfin les arbres dont les feuilles servent de nourriture aux vers à soie : Murier, ricin et ailanthe, ces deux derniers servant à l'élevage des souches sauvages. Ce jardin est ouvert toute l'année.
Continuez votre visite à la Magnanerie, elle permet de découvrir les mystères de la soie du murier au tissu. C'est la "vitrine'' des Soies de Marie'' dernier atelier de France où sont produites des soies artisanales teintes avec des colorants végétaux selon les méthodes ancestrales, et fournisseur de noms prestigieux en matière de broderie et de dentelle.
La visite commentée présente la vie du ver à soie, avec sa salle d'élevage, la filature de la soie avec le dévidage des cocons, la teinture naturelle, les principaux tissus de soie, les nouvelles utilisations du ver à soie en cosmétique et nutrition, enfin la soie sauvage et la soie d'araignée. Spécialisées dans les soies rares, la Magnanerie du Coudray et les Soies de Marie s'investissent dans la mise en place d'une production de soie d'araignée et de soie ERI à Madagascar.
Ne manquez pas la girouetterie, antenne d'une importante enterprise de couverture, réalise des copies de girouettes anciennes et créé des modèles originaux. Son arbre à girouettes, véritable théâtre d'ombres et de lumières évolue au gré du vent. Un artisan passionné raconte l'histoire de la girouette, ses différents stades de fabrication. Une centaine de modèles sont exposés, plus de 10 000 dessins sont proposés ainsi que des modèles d'enseignes.
Les curieux de nature pousseront jusqu’aux rives du Thouet à Bron afin de découvrir une vieille écluse du XVIIème siècle et pourquoi pas quelques castors, des colonies s’y étant établies. Un sentier de randonnée vous conduira à travers bois et clairières jusqu'à l'Abbaye d'Asnières. Profitez aussi de belles balades dans le vignoble, au-dessus du coteau qui domine la Loire, par les chemins qu'emprunte d'ailleurs en partie le GR3.