Situé au pied de la collégiale, l'Office de tourisme du Saumurois au Puy-Notre-Dame vous conseillera pour préparer votre visite dans ce village de charme d'Anjou.
Protégée par des remparts percés de 5 portes et de 10 guichets dont on peut encore admirer quelques vestiges, la petite cité de caractère de Puy-Notre-Dame fut cependant occupée au XIVème par les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans et saccagée au XVIème pendant les Guerres de Religion où fut détruite une grande partie de l'enceinte fortifiée.
Situé sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, vous ajusterez vos pas sur le rythme apaisant des pèlerins afin d’admirer les coquilles sculptées sur les murs des anciennes maisons d’hôtes. Vous découvrirez au Puy-Notre-Dame, au détour des ses petites ruelles, la Collégiale qui accueille les visiteurs depuis plus de 700 ans.
La belle Collégiale domine le paysage alentour, commencée vers 1154 et achevée vers 1250, s'inspire du plan de la cathédrale de Poitiers, elle offre un mélange de style gothique poitevin et angevin Plantagenêt : trois nefs à six travées, transept et abside à chevet rectangulaire, grand clocher avec flèche de pierre et clochetons du XVème, tympan plat orné de la Vierge et de deux anges.
La ceinture de la Vierge Marie, rapportée par Guillaume IX au retour d'une croisade en Palestine y est encore conservée et fait l'objet de la dévotion des pèlerins en chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle. On dit de cette relique qu'elle favorise la naissance d'enfants mâles et qu'elle adoucit les souffrances des femmes enceintes.
À l'intérieur, stalles sculptées du XVIème et Assomption peinte par Jean Boucher en 1621. Un escalier permet de découvrir la charpente et le panorama environnant.
Dans le dédale des ruelles on accède aux vestiges de l’enceinte qui faisait du Puy-Notre-Dame l’une des 32 villes closes de l’Anjou. Au détour des petites ruelles du vieux Puy-Notre-Dame, on peut admirer encore de nombreuses maisons du XVème et XVIème, et autres richesses architecturales dont des beaux manoirs du XVI et XVII siècle, les anciennes portes de la ville, les remparts et les nombreux porches tous différents.
Se découvre aussi en flanant les maisons de vignerons typiques, entièrement bâties en pierre de taille aux XVIIIème et XIXème siècles et se composant d’un grand corps de logis sur cour avec puits, écuries, dépendances utiles souvent troglodytiques (cellier, pressoir…), hauts murs de clôture et porches monumentaux.
N'oubliez pas de descendre sous terre : pour visiter, pour déguster ou pour dormir l'univers troglodytique de la cité de Puy-Notre-Dame vous est accessible.
Le Puy-Notre-Dame est aujourd'hui la plus grande commune viticole du Saumurois. La culture de la vigne, tradition ancienne du Val de Loire depuis le VIème siècle, et le commerce du vin se sont développés au Puy-Notre-Dame avec la renommée de son église dès le XIIème siècle. Mais, en l'absence de voie navigable à proximité, les débouchés restaient limités.
Les échanges, redevances et dîmes en vin s'accroissent, cependant, au XVème siècle en raison de l'importante communauté religieuse de la petite ville et de l'aménagement du Thouet. Les rives du Thouet sont jalonnées d'anciens moulins et celui du Puy-Notre-Dame, le Moulin de Couché, est un ancien moulin à eau à chaussée, qui transformait le blé en farine.
Il est détruit au XVIIIe siècle et reconstruit au XIXe siècle en pierre de tufeau et pierre de taille; sa toiture est en ardoises, matériau utilisé pour la plupart des constructions de la région. Avec son pignon en pointe, ce bâtiment à trois étages, ressemble à une étrave de bateau. Ce moulin cesse son activité dans le courant du XXe siècle. La roue à aubes n'existe plus et son mécanisme est dissimulé sous de fausses poutres.
Les hameaux de Cix, Sanziers, Chavannes, La Raye ou les Caves sont riches de manoirs, anciennes seigneuries et châteaux, à l’image du Château du Lys, ancienne propriété de Charles Louvet, député de Maine-et-Loire, maire de Saumur et ministre de l’agriculture sous le Second Empire.