Parmi les demeures à ne pas manquer d'admirer, citons la maison de la reine Bérengère, la maison des Deux Amis et la maison d'Adam et Ève, toutes trois ornées de détails sculptés…On n'oubliera pas la Maison-Dieu de Coëffort (Hôtel-Dieu), bâtie au XIIe siècle.
Autre manière d'appréhender le passé du Mans et ses trésors, ses nombreux musées. Pour se détendre après les visites, de nombreux parcs et jardins sont accessibles. Direction le jardin d'Horticulture, un merveilleux parc de cinq hectares créé au Second Empire, composé d'un jardin à la française, avec roseraie, et d'un jardin à l'anglaise, avec pièce d'eau et arbres centenaires.
Quitter la ville d'art et d'histoire du Mans par la D338, pour se rendre à Saint-Saturnin (7 km). La petite ville ne manque pas de charme au cœur de la campagne sarthoise, elle offre un beau patrimoine historique qui intéressera les amateurs de belle architecture.
L'église Saint-Saturnin possède un grand intérêt, avec notamment une très belle Vierge à l'Enfant et des fonts baptismaux. La chapelle des Etrichets construite entre les XIVe et XVIIe siècles. Situé sur la route des Brosses, à l'est de la commune, le four à chanvre date de la première moitié du XXème siècle. (Propriété privée).
L'ancienne cité médiévale, Beaumont-sur-Sarthe (28 km) sera la prochaine étape de votre parcours touristique. Cette petite ville était au Moyen Âge, une place de guerre fort importante. Située entre le Maine et la Normandie, elle eut naturellement à souffrir beaucoup des luttes sanglantes, incessamment engagées entre les comtes et les ducs de ces deux provinces.
À l'époque médiévale, les vicomtes de Beaumont, mirent en place des moyens pour protéger Beaumont-sur-Sarthe des éventuels ennemis. Ils firent construire le château de Beaumont qui date du XIIe siècle, une motte féodale qui donne une vue pittoresque sur la vallée de la Sarthe et les anciennes murailles et portes de la ville. Ces portes sont aujourd'hui détruites mais il en reste de nombreuses traces et vestiges.
De nombreux édifices rappele l'importance de Beaumont-sur-Sarthe à l'époque médiévale. En se promenant dans les rues, on peut également de profiter d'un important patrimoine architectural et historique. Il est possible de découvrir un pont roman et un moulin à eau datant également du XIIe siècle. Plus récentes, les halles du XIXe siècle situées au cœur du centre ville méritent également qu'on s'attarde quelques instants.
La ville de Beaumont-sur-Sarthe et les villages aux alentours comptent de nombreux lieux touristiques et de choses à voir, que cela soit des châteaux ou des monuments religieux. Comme le prieuré de Vivoin datant du XIe siècle ou encore la chapelle Saint-Julien à Saint-Marceau...
Poursuivre vers Fresnay-sur-Sarthe, via la D30 (40 km), nichée aux portes des Alpes Mancelles. L'ancienne cité fortifiée, classé petite cité de caractère, est un village plein de charme dans lequel il fait bon se promener dans les petites rues pavées et tranquilles.
La petite cité de Fresnay-sur-Sarthe possède toujours les vestiges de son château fort et ses remparts. La porte du château est l'un des éléments le mieux conservé de l'ancienne forteresse. Elle date du XIVe siècle et est composée de deux tours circulaires réunies par un bâtiment central qui abrite la machinerie du pont levis et de la herse. Élément de défense, elle a également servi de prison.
À quelques rues de la poterne du château, l'église romane Notre-Dame, édifiée au XIIe siècle, ornée d'une remarquable porte en chêne sculpté du XVIe siècle, constitue un autre joyau de la cité à contempler.
Fresnay-sur-Sarthe, forme un ensemble pittoresque sur les méandres de la Sarthe, avec les remparts de son vieux château, ses maisons anciennes en pierre de roussard, son pont sur la Sarthe et ses berges verdoyantes. Un tableau harmonieux que l'on peut admirer depuis les bords de Sarthe, mais aussi depuis le jardin public du château qui domine la rivière.
Continuer en direction de Saint-Céneri-Le-Gérei, via la D15 et D200 (55 km), niché au coeur des Alpes Mancelles, dans le Parc Naturel Régional Normandie-Maine, classé parmi les "plus beaux villages de France". L'origine du village de Saint-Céneri-Le-Gérei est très ancienne, elle remonterait au VIIe siècle lorsqu'un certain Saint Céneri s'y serait installé.
Depuis le parking aménagé en bord de rivière, une ruelle vous amène sur la place. De là, vous pouvez dans un premier temps monter la rue de l’Eglise. Surmontée d'un beau clocher, l'église de Saint-Céneri-Le-Gérei présente la particularité d'abriter de splendides fresques murales de différentes périodes dont les plus anciennes seraient peut-être datées des XIIe et XIVe siècles.
Depuis le chevet de l'église, une belle vue sur les bords verdoyants de la Sarthe s'offre au regard. Poursuivre vers la Chapelle du Petit Saint-Céneri de style gothique, construite à la fin du XIVe début XVe, édifiée au milieu d’un pré niché dans une boucle de la Sarthe.
Revenu dans le centre de Saint-Céneri-Le-Gérei, vous découvrirez l’Auberge des Peintres et, le long de la route menant à la mairie, les derniers vestiges du château. Depuis la place, coeur du village dominant un méandre de la Sarthe, vous pourrez alors descendre vers la rivière et admirer les ateliers des artistes qui vivent et travaillent à Saint-Céneri.
En effet, romantique à souhait, ce lieu plein de charme inspira nombre de peintres célèbres, comme Corot, Courbet et Harpignies. A l’instar de Pont Aven et Barbizon, l’auberge des soeurs Moisy était un des lieux de rassemblement de nombreux peintres de renom qui, à la fin du XIXe, venaient trouver leur inspiration dans les alpes mancelles.
Le pittoresque pont enjambant le cours d'eau, les jolies demeures en pierre de Saint-Céneri-Le-Gérei, l'église romane, et la chapelle gothique du Petit Saint-Céneri, sont autant de trésors à contempler au gré de votre flânerie.
La prochaine étape sera Saint-Léonard des Bois, via la D146 (61 km), niché entre deux collines qui portent le nom de "haut fourché" et de "mont Narbonne". Véritables belvédères naturels, ces collines offrent de splendides vues panoramiques sur la rivière de la Sarthe. La beauté des paysages séduira les amoureux de la nature et les amateurs de jolies photos.
Même si l'histoire de Saint-Léonard des Bois remonte sans doute à l'époque gauloise avec le camp retranché installé sur le site de Narbonne, c'est véritablement au VIe siècle que tout commence. Un ermite nommé Saint-Léonard décide de s'y isoler et y construit un autel et une cellule. Le village invite ses visiteurs à la découverte de son patrimoine.
Situé à l'entrée de Saint-Léonard des Bois sur la route de Sougé-le-Ganelon, le manoir de Linthe (propriété privée) a été édifié en partie vers le XVe siècle par la famille de Linthe. Véritable manoir fortifié, il a servi de lieu de retranchement pour la population locale pendant les périodes de troubles. De ce domaine est encore visible : la fuie, le logis aux fenêtres à meneaux, un pavillon fortifié muni de meurtrières et les restes d'une boulangerie seigneuriale.
L'église de Saint-Léonard vint s'installer dans le lieu dit de Vandoeuvre sur le lieu où l'ermite nommé Saint-Léonard décide de s'y isoler. Remaniée de nombreuses fois, l'église conserve tout de même quelques traces de ses origines du XIIe siècle à savoir les petites ouvertures romanes et le voûtement intérieur en berceau.
La petite chapelle du XIVe en grès roussard et ardoise est dédiée à saint Laurent, patron des forgerons, elle appartient à un hameau qui était réputé pour ses fabrication de clous. Le pont de la folie du XIXe siècle, nommé aussi Pont Fou est un endroit de légende dont le charme est dû à ses trois voûtes en pierres et à son faible gabarit. Il enjambe la Sarthe à l'emplacement de l'ancien gué qui permettait de se rendre à Saint-Paul le Gaultier.
Continuer en direction de Saint-Georges-le Gaultier, via les D146 et D105 (70 km). Le bourg domine d'une quarantaine de mètres la vallée de la Vaudelle qui coule au sud à cinq cents mètres. Son territoire, qui va au nord jusqu'au ruisseau de Jambelle, presque jusqu'au bourg de Saint-Paul-le-Gaultier, puis plus à l'est par le Merdereau, et après leur confluent par la Sarthe.
En arrivant à Saint-Georges-le Gaultier, vous apercevrez sans doutes un panneau indiquant la présence d’un viaduc. Destiné à son origine (1912) à recevoir une liaison ferroviaire, le projet n’a jamais vu le jour. Ce viaduc d'une hauteur de 45 m, connaît aujourd'hui une toute autre fonction puisqu'il est le point de départ de sauts à l'élastique !
A découvrir à Saint-Georges-le Gaultier : l'église Saint-Georges du XIIe siècle, elle fut complètement restaurée de l'extérieur au XIXe siècle. La chapelle Sainte-Anne, petit édifice du XIIe siècle. Il existe aussi la chapelle de l'Auberdière située à quelques centaines de mètres de Niaufles. La commune possède un très beau lac situé à côté de la chapelle Sainte-Anne.
Poursuivre vers Sillé-le-Guillaume, ancienne place forte située aux confins du Maine, de la Bretagne et de la Normandie via la D105 (86 km). Ancienne étape du pèlerinage au Mont Saint-Michel, Sillé-le-Guillaume s'est développée comme point stratégique et deux forteresses y furent érigées, un oppidum puis une forteresse, au XIe siècle, transformée en château au XVe.
Le château domine Sillé-le-Guillaume, ayant la forme d'un quadrilatère flanqué de tours à ses angles, il est doté d'un donjon qui cependant ne fut jamais utilisé en raison de l'évolution des techniques militaires. Aux XVIe et XVIIe siècles, des ailes à caractère plus résidentiel furent ajoutées. L'ensemble demeure cependant très imposant et témoigne de l'évolution de l'art militaire.
Au niveau de Sillé-Plage, remarquer les vestiges de la première forteresse d'époque carolingienne daté d'avant l'an mille. Ce vieux château dénommé dans la région "l'oppidum carolingien" fut abandonné après les invasions bretonnes et normandes. Il a ainsi été ré identifié sous son nom historique de « Château des Deffays ».
De retour dans le bourg de Sillé-le-Guillaume, une visite s'impose de l'église Notre-Dame de l'Assomption, ancienne collégiale de style roman près du château. Sa construction date du XIe siècle, mais elle a été remaniée à de nombreuses reprises.
Passer La Chapelle-Saint-Aubin, via la D304 (114 km), puis prendre la direction du Mans (120 km).