Après avoir stationné votre véhicule au parking face au prieuré (Hôtel de Ville), commencer le parcours de découverte du patrimoine de Foussais-Payré. Le prieuré, dont on admire la parfaite voûte romane du porche, abrite la mairie depuis 1982.
Le prieuré qui fut bâti à partir du XI e appartenait à l’abbaye tourangelle de Bourgueil. Reconstruit au XV e, il a été fortifié au XVI e, puis agrandi et embelli au XVII e. A l’intérieur, deux très belles cheminées sont décorées des armes du prieur et de mystérieux monogrammes.
Prendre la rue François Laurent pour rejoindre l’ancienne mairie et ancienne poste. Elle illustre l’architecture administrative de la première moitié du XX e. A la différence des nombreuses maisons bourgeoises couvertes d’ardoises, ce bâtiment est revêtu de tuiles plates.
Remonter la rue de la Pousse Penille et, au monument aux morts, prendre à gauche la rue François Viète. Le temple de l’Eglise Réformée s’orne d’un fronton à la grecque. Il porte l’inscription “culte évangélique” qui signale les tensions nées entre réformés évangéliques, fidèles à la tradition calviniste, et réformés libéraux, à la suite du Concordat de 1802. Il a abrité une école protestante de 1855 à 1882.
Par les rues de la Ventinière et Mélusine, on arrive à l’Espace Paul de Vendée qui honore la mémoire d’un noble protestant, né en 1577. Il a participé à la résistance protestante après la mort d’Henri IV et a combattu lors du siège de Saint-Jean-d’Angély, puis de celui de La Rochelle où il trouva la mort. Il a laissé un intéressant journal.
Dans le centre bourg , place de la Boule d’Or, les halles du XVI e témoignent des foires et marchés institués par Henri IV en janvier 1599. En face, s’ouvre le célèbre portail roman de l’église Saint-Hilaire. Datant du XIe siècle, l'extraordinaire portail central se constitue d'une archivolte plein cintre aux sculptures suggestives, parmi les plus belles que les artistes du bas Poitou nous ont léguées.
Les sculptures païennes - Mélusine exprimant la tentation en femme sirène, des hommes de spectacle, des animaux fantasmagoriques - se mêlent aux thèmes religieux, le tout étant d'une rare puissance évocatrice. Deux tympans sculptés rehaussent, de part et d'autre du portail, deux arcades aveugles. Ils représentent une scène de la Passion à gauche, le repas de Simon et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine à droite.
A gauche, l’arcade nord abrite une Descente de Croix, signée, fait très rare, par son auteur, Giraud Audebert de Saint Jean d’Angély. A droite, l’arcade sud, divisée en deux parties, illustre l’apparition du Christ ressuscité à Marie-Madeleine et une scène connue sous le nom de “Repas chez Simon”.
Au sud, la maison Renaissance du marchand François Laurent, remarquable logis et rare exemple d’architecture urbaine dans un bourg rural, autrefois doté d’une loggia. La maison François LAURENS est un témoin de cette époque du milieu du XVIe siècle. Construite en 1552 ou 1557 selon la lecture que l’on fera de l’inscription gravée sur le fronton de la porte principale : François LAURENS, marchand demeurant à Foussay. La façade a conservé une fenêtre à meneaux, une baie à serlienne et une porte à fronton.
L’auberge Sainte-Catherine, dans la rue du même nom, était tenue par la famille du célèbre mathématicien François Viète (1540-1603), le père de l’algèbre
moderne. Peut-être est-il né dans cette auberge ou au village de la Bigotière où il avait sa résidence ? Bien qu’il soit peu connu du grand public, François Viète est cependant reconnu dans la communauté scientifique comme un des plus grands mathématiciens.
En haut de la rue Sainte Catherine, le Grand Logis a été construit, à la fin du XVI e, par un notable, Mathurin Bouhéreau, qui avait acquis la charge d’Élu du Roi. On admire la très belle fuie ronde, l’escalier extérieur et ses écuries. Le chemin du retour, par la rue Sainte Catherine, passe par le jardin du prieuré et son porche et rejoint le parking, en longeant à gauche la petite cour aux chiens.
Le Bourg de Payré-sur-Vendée. A deux kilomètres du bourg de Foussais, Payré-sur-Vendée se signale d’abord, dans la première rue à gauche, par ses fours à chaux, construits vers 1860. Ils ont fonctionné jusqu’aux environs de 1914.
A droite, en redescendant du coteau calcaire, la route passe devant la Cour de Payré-sur-Vendée , maison noble qui appartenait à la famille Brunet de la Riallière. Avant de dégringoler vers une agréable fontaine, la route contourne l’Arbre de la Liberté, un énorme platane de 5,50 m de circonférence, planté au lendemain de la Révolution.