Le dépliant du parcours de découverte de Nieul-sur-l'Autise est disponible à la Mairie, dans les commerces, à l'Abbaye, à la Maison de la Meunerie ...Il a pour but de guider et d'informer tous ceux qui ont envie de découvrir le riche patrimoine de cette commune sans se limiter aux sites les plus évidents. 21 plaques et pupitres sont apposés ou installés à proximité des bâtiments et lieux remarquables et donnent des explications sur ceux-ci.
Débuter votre promenade face au Parc du Vignaud, vous apprécierez notamment le parc ombragé de 4,5 hectares en bordure de rivière. A gauche, vous trouverez le Logis, dit Couvent Sainte-Geneviève. Il appartenait aux moines génovéfains, fondateurs de l’abbaye, et servait d’infirmerie.
Continuer vers le château du Vignaud, il fut construit en 1733. Propriété communale, cet îlot de l’Autise abrite un centre d’hébergement et la Maison intercommunale de loisirs. Le château du Vignaud, datant du Premier Empire, vaut également le coup d'œil.
Le parfum de l’histoire plane encore au milieu de ses ruelles, un caniveau très ancien borde la rue du Moulin. Il permet l’évacuation du trop plein de la nappe phréatique lorsque l’Autise est en crue. Les plaques de rue, en pierre du Jura, ont été gravées lors d’un stage de sculpteurs.
Le moulin à eau est l’un des derniers que l’Autise fait encore tourner. Il a été restauré par l’association “Les Gueurnivelles” (grenouilles) qui y fait revivre l’artisanat, la musique, les danses et les chants traditionnels. Visiter la Maison de la Meunerie, un ensemble patrimonial formé autour du moulin. A noter que la Maison de la Meunerie fabrique sa farine pendant sa saison d'ouverture.
Le curieux appareillage de ciment coulé qui décore la façade de la maison du 28, rue Pierre Brisson fut utilisée brièvement vers 1930. Depuis 1989, le Conseil municipal encourage la réhabilitation des murs en pierres sèches qui entouraient les jardins.
Il ne reste plus rien de la laiterie coopérative, construite en 1893 pour transformer les excédents de lait en beurre et en fromage, et démolie en 1992. A sa place, la Résidence Aliénor d’Aquitaine accueille désormais les personnes âgées.
La maison du XVIII e du receveur des impôts de l’abbaye se distingue par les piliers massifs qui encadrent son portail. Plus d’une centaine de ces piliers encadrent les entrées des maisons bourgeoises de Nieul.
De 1794 jusqu’en 1929, la Place du Forail a connu l’animation des cinq foires annuelles. La Maison Empire qui utilise des pierres du chœur et du réfectoire de l’abbatiale abrite maintenant l’École départementale du Patrimoine. Les crépis différents des douze maisons de l’Abbaye contigües de la place de l’Abbaye rappellent leur séparation d’avant 1990.
L’abbaye qui occupait une grande partie du centre du village fut vendue comme bien national à la Révolution. La façade de l’Abbatiale est un pur chef-d’œuvre de l’art roman poitevin. Le clocher fut complètement transformé lors de la restauration de 1864.
Le Monument aux morts fut inauguré en 1922 à la mémoire des 48 enfants de Nieul morts pour la France. L’aumônerie de l’Abbaye fut transformée en 1811 en logis Directoire. Dans la cour, un chai était utilisé par un négociant en vins au siècle dernier.
Le logis abbatial fut construit à partir de 1582 pour loger les moines après les destructions des guerres de Religion. Son cadran solaire souligne que “la vie paraît courte pour les riches, mais longue pour les pauvres”. Inspiré par son séjour en Algérie, l’architecte de l’école publique ne s’est guère soucié de la proximité de l’abbaye, monument historique classé en 1862...
Une fois visité ce chef-d'œuvre de l'art roman français, on poursuit dans un registre différent mais tout autant chargé d'histoire. L’entrée du Château de la Court où naquit peut-être Aliénor était encore visible avant 1950. Il n’en reste plus qu’un souterrain et une cheminée monumentale.
Poursuivre vers la Mairie, construite en 1864, abritait aussi l’école et les logements de l’instituteur et du garde champêtre. Le jardin de la belle demeure du 20, rue Olivier Sabouraud se prolonge par un bosquet qui s’étend jusqu’à la rivière. Le chemin de la poterne mène à l’abattoir utilisé autrefois par le boucher du village.
C’est là aussi que, l’hiver, stationnait l’alambic, pour la distillation des fruits et du marc de vin. Les digues en terre protègent encore le village des crues de l’Autise. Le pont de bois fut construit en 2004 pour relier le parc du Vignaud au plateau sportif. Le pont de pierre aux trois arches, dit de la Pajotière, reconstruit en 1875, servait de péage entre les abbayes de Nieul et de Maillezais.
Les traces d'un camp néolithique sont également présents au Nieul-sur-l'Autise à Le Camp Durand avec les fossés défensifs datant de la préhistoire. Protégé par des enceintes et fossés, le site de 3 hectares abritait probablement une place d'échanges commerciaux et des habitations… Accessible via une signalétique adaptée, le camp se visite grâce à des panneaux d'information jalonnant cet étonnant témoignage de la vie de nos lointains ancêtres qui vivaient en ces lieux quelques millénaires avant notre ère.