Charmant village médiéval connu pour ses verreries, Biot s'identifie à l'histoire de la création artisanale des potiers. On trouve sur le territoire de la commune tous les matériaux propices à cet artisanat comme l'argile, le sable, le manganèse et la pierre à four. Déjà au XVIIIe siècle, le village comprenait alors une quarantaine de fabriques tandis que la célèbre Jarre de Biot s'exportait vers différents ports méditerranéens et parfois même jusqu'en Inde et aux Amériques.
La période d'après-guerre va révéler l'identité artistique de cette commune. C'est à cette époque que Raymond Peynet décide d'y faire vivre " ses amoureux " ou que Fernand Léger taille ses premiers reliefs. En 1997, la ville a obtenu le label ville et métiers d'art pour le verre qui exporte le nom du village dans le monde entier.
Votre promenade dans Biot à travers ses rues et ruelles est un véritable voyage provençal chargé d'histoires : la Calade, le Portugon, le Cul de sac, la Calade des migraniers, Lei Croûtons, place de l'airette, le Rondon, rue des Orfèvres, place de la Catastrophe où 2 maisons s'écroulèrent le soir du 12 juin 1898, place des Arcades bordée des deux côtés par des galeries s'ouvrant en plein cintres ou en ogives dissemblables.
Découvrez la signification des expressions qui donnent leur nom aux rues et aux places biotoises, ainsi que le sens des mots en provençal qui ajoutent une touche d’authenticité à l’héritage linguistique de Biot. Tines, Portugon, Vignasses, Vieille Boucherie, Chèvre d’Or, Place de la Catastrophe, Migraniers... Ces noms chantent à vos oreilles comme un bel héritage linguistique.
Au XVIIIe siècle, ce sont les corps de métiers implantés dans ces rues qui imposent leur nom : la rue des Orfèvres, la rue de la Poissonnerie, la rue de la Vieille Boucherie. Biot possède une vraie identité héritée d'un passé riche en événements historiques. Tout au long des ruelles pavées et fleuries, se succèdent croix de Malte, pierres gravées et mosaïques de galets.
Vous pouvez rendrer dans la ville par l'une des deux portes : La porte des Migraniers construite en 1566 est située dans la Calade des Migraniers. On peut encore voir l’ancien chemin de ronde et les deux tours. Ou par la porte des Tines construite en 1565 possède encore les gonds scellés dans les piliers percés chacun d’un trou qui servait à loger l’extrémité de la barre fermant la porte.
Située rue des Tines, cette porte est intégrée à un ensemble urbain constitué d’une tour qui présente la grande particularité d’être carrée et d’un lavoir desservi par des rues qui convergent vers un petit espace urbain planté. A la différence de la porte des Migraniers, le chemin de ronde ne passe pas sur la porte.
Des portes médiévales à l'ancien chemin de ronde le visiteur aura tout loisir de découvrir les ruelles au sol inégal, les maisons aux façades couvertes de lierre enjambant pour mieux les défendre, ces passages étroits. Partant de la place de la chapelle, là où se dressait l'ancienne chapelle des Pénitents, en suivant la rue du Portugon et la Calade, le visiteur arrive à la porte du Migranier, datant de 1566.
En revenant sur ses pas, il accède à la porte des Tines (1565) qui conduit au Rondon, puis à la plate forme panoramique, la rue des Orfèvres et celle de la Poissonnerie, pour arriver au coeur du village, sur la place des Arcades. Son architecture caractéristique de galeries s'ouvrant sur la place par des arcatures en plein cintre ou en ogives étonne toujours le visiteur.
Au XIIIe et XIVe siècle, cette place était située au centre du premier castrum de Biot. Elle est bordée de deux galeries à arcades de formes originales. Le sol de la galerie est en galets et son plafond laisses apparaître les poutres du premier étage. La place des Arcades fut le siège des Templiers.
A quelques pas s'ouvre la place de l'Eglise avec son pavement polychrome dessinant deux croix de Malte. Reconstruite au XVème siècle, elle renferme deux magnifiques tableaux : " La Vierge au Rosaire ", de Bréa (fin XVème siècle) et " Un Ecce Home " de Canavesi (XVIème siècle).
Admirer l’église de Biot reconstruite à partir du XVe siècle, en même temps que le village, sur les ruines d’une ancienne église romane du XIIe siècle remaniée par les Templiers, elle-même bâtie sur un temple romain.
Remarquer le four à pain communal de 1930. Ce four à pain, est resté en activité jusqu’au milieu des années 80. Il est directement issu des carrières de Biot. "La qualité de la cinérite de Biot permit ainsi la production de fours dont la renommée était à la fois locale et internationale".
Flanez dans le Jardin du musée National Fernand Leger. La promenade offre de multiples points de vue pour admirer les mosaïques qui couvrent les façades du bâtiment. Ce jardin se compose d'une vaste prairie ondulée, rehaussée de cyprès, bordée d'une pinède et d'une rangée d'oliviers. Il rassemble une série d’œuvres monumentales réalisées d'après les projets de Léger.
Visiter le musée national Fernand Léger. Accessible à tous, le musée organise de nombreux moyens d'aborder ses collections et permet de se familiariser avec les grands noms de l’art du XXe siècle.
N'oubliez pas le musée d'histoire et de céramiques Biotoises. Ce musée associatif, qui occupe l’ancien hôpital St Jacques (XVIe siècle) ainsi que la chapelle des Pénitents Blancs, donne un aperçu du parcours historique du Biot. Le musée présente une belle collection de fontaines ornementales, de jarres, de costumes, de témoignages de métiers et de photographies évoquant une façon de vivre depuis longtemps disparue.