Le Calavon ou Coulon est une rivière du département du Vaucluse, affluent de la Durance, donc sous-affluent du Rhône, entre le Luberon et les Monts de Vaucluse. Ce cours d'eau long d'environ 80 km prend sa source au village typique de Banon et traverse du nord au sud et d'Ouest en Est une bonne partie du Luberon.
C'est lui qui a creusé les spectaculaires gorges d'Oppedette. Un sacré numéro, ce Calavon !
Le Calavon a donc creusé les spectaculaires gorges d'Oppedette ou canyon d'Oppedette. La longueur de son cours d'eau est de 88,3 km. Prenant sa source vers le village de Banon dans les Alpes-de-Haute-Provence à 800 m d'altitude, il forme la vallée du Calavon en passant par les villes d'Apt et Cavaillon ; 80 km plus bas, il se jette dans la Durance, près de Caumont.
Au niveau de Bonnieux, le torrent passe sous un pont romain remarquablement conservé : le Pont Julien, datant du Ier siècle, mesure 118 m de long et a 3 arches en grand appareil. Depuis quelque temps, un pont moderne est venu préserver le Pont Julien de la circulation.
Ce pont, entre Apt et Cavaillon, permettait le passage de la voie Domitienne : via Domitia. Les itinéraires antiques indiquent une mutatio dite ad fines. L'emplacement de cette mutatio reste discuté mais certains l'associent aux vestiges antiques découverts au lieu-dit Maricamp, situé en rive gauche à proximité de Notre-Dame de Lumières. Pour d'autres auteurs, la mutatio se situerait quelques kilomètres en aval, au lieu-dit des Bas-Heyrauds, sur la commune de Ménerbes.
Dès la fin du haut Moyen Âge, les eaux du Calavon qui, dans les intervalles des grands défrichements romains et médiévaux, était une rivière très poissonneuse et de haut débit, furent utilisées pour l'installation de moulins.
Les premiers répertoriés datent de 998 et ont fait l'objet d'une convention entre Teudéric, évêque d'Apt, et deux couples : Geoffroy et Madeleine, ainsi que Didon et son épouse Arantrude. Les deux couples s'engageaient à construire chacun un moulin dont il leur était accordé la moitié en pleine propriété, l'autre revenant à l'évêque.
À la traversée d'Apt, le Calavon se chargeait des effluents de la ville et surtout de ceux des fabriques de fruits confits : il en sortait sous forme d'un égout noirâtre et puant qui lui valut le surnom de « rivière la plus polluée de France » dans les années 1980.
Son état s'est considérablement amélioré depuis, grâce à l'action du parc naturel régional du Luberon qui s'est investi dans l'aménagement et la gestion directe du Calavon/Coulon et de ses affluents dès 1990.