A votre arrivée à Villes-sur-Auzon, dirigez-vous vers l'office de tourisme, , vous y trouverez la documentation de la destination Ventoux et du Vaucluse en français et en plusieurs langues étrangères: cartes touristiques, brochure sur les 11 villages de caractère, randonnées pédestres, circuits vélo, circuits VTT, visites de cave, activités oenotouristiques... Facile d'accès et pourvu d'un parking gratuit, accessible aux personnes à mobilité réduite, le nouveau point d'informations touristiques est situé au rond-point à l'entrée du village de Villes-sur-Auzon en venant depuis Carpentras. A votre disposition également des tables de pique-nique.
Le village de Villes-sur-Auzon, situé à l'entrée des gorges de la Nesque, était autrefois entouré de remparts, aujourd'hui remplacés par des maisons mitoyennes. Ce qui explique la forme circulaire de son centre ancien. Des remparts il reste un portail qui date du XVIIIe siècle, le Grand Portail, et, par endroits, des vestiges des anciens murs, construits en "pierres sarrasines" témoignent de ce passé médiéval. On se laisse vite charmer par ses petits commerces et dédales de rues, ses fontaines et ses grands platanes qui confèrent à l'endroit un véritable décor de romans.
Lors des travaux d'enlèvement d'un îlot insalubre au milieu de Villes-sur-Auzon, ont disparu : la place des Cent Canards, sans doute une déformation du nom "Saint Cannat", ainsi que la rue de la Juiverie rappelant qu'une communauté juive a dû exister dans le passé à une époque où les Papes d'Avignon étendaient leur protection sur les communautés juives du Comtat. Ce village authentique se découvre de placette en ruelle. Afin de vous permettre de mieux connaître le village et son passé des panneaux descriptifs ont été placés en divers endroits pour expliquer l'histoire des différents quartiers et leur transformation au cours des siècles.
Les plus anciens témoignages de la présence humaine sur Villes datent du paléolithique inférieur et moyen. De nombreuses "villae" gallo-romains (domaines agricoles) et moulin à blé jalonnaient le vallon, riche en blé de grande qualité. Le nom de Villes, au pluriel, vient de cette période par référence à ces domaines agricoles gallo-romains, dénommés Villae. La première mention du village apparait au XIIIe siècle sous la forme de Villa. Le village est fortifié sous la demande du Comte de Toulouse, des remparts le protègent. Dès cette date, plusieurs co-seigneurs se partagent le fief ; au fil du XIVe cette co-seigneurie devint la possession des seuls évêques de Carpentras et le restera jusqu'en 1790. Outre le pastoralisme important et la sériciculture (vers à soie) Villes connait une ère de prospérité au XIXe siècle avec les richesses tirées de la forêt, des truffes et de l'industrie minière par l'exploitation des ocres, exploitation bien antérieure à celle de Gargas.
Commencez votre promenade devant la mairie, puis l'esplanade du midi. Prendre à droite le cours pour entrés au coeur du village. L'église Saint-André, ainsi que la Mairie, se situent en dehors des anciens remparts. L'église actuelle est la seconde église du village. Comme l'indique la date portée sur l'horloge, elle fut construite au début de la deuxième moitié du XIXe siècle afin de remplacer l'église du XIIIe siècle devenue trop petite et vétuste.
Cette église est un monument à l'architecture assez banale, mais ce qui attire l'attention, ce sont les devises nationales gravées et peintes en rouge " Liberté, Egalité, Fraternité" à la base du tympan et "République Française", de part et d'autre du portail. Ces inscriptions, plutôt singulières sur un bâtiment de culte, furent décidées par une délibération du Conseil municipal siégeant le 15 novembre 1891. On peut penser que les événements qui bouleversèrent la France de 1871 (insurrection de la Commune de Paris) à 1905 (loi de séparation de l'église et de l'Etat) et qui conduisirent à la suppression des congrégations religieuses (1880) et la laïcisation des hôpitaux, pompes funèbres, cimetières...furent à l'origine de cette décision.
Il y avait aussi la chapelle de Notre-Dame de Miséricorde, édifiée en 1688, puis reconstruite en 1767. Des pèlerinages y ont eu lieu jusqu'en 1945, mais, intégrée dans une propriété privée, cette chapelle a par la suite été transformée en garage.
Le bourg de Villes-sur-Auzon était ceinturé autrefois par une enceinte fortifiée. Les murs et les ouvertures ont disparu. Une seule porte existe encore. Elle est actuellement désignée sous le nom de «Grand Portail». Elle est ornée d'un fronton sur pied-droit en pierres appareillées. Le Grand Portail dissimule sous son arche l’accès à l’ancienne prison, la fontaine à Mascaron lui est contemporaine, elle a été mise en eau en 1783. Ne manquez pas également la vieille maison dite "du Cardinal" dans le village, l’oratoire Saint-Blaise et de nombreuses niches murales dans le village.
A l'extérieur de la partie ancienne, du côté Nord-Ouest, se trouve l’insolite quartier des "Pous de Foro", un quartier de petits jardins entourés de murs en pierres sèches, autrefois cultivés par les habitants du centre. Un réseau de caniveaux permettait de les arroser en utilisant l'eau de la fontaine du Grand Portail.
Du point culminant du village vous pourrez admirer la vue panoramique qui s'offre à vous avec les gorges de la Nesque et la silhouette du géant de Provence, le Mont Ventoux. Ce canyon vertigineux s’étire en lacets serrés entre les villages de Villes-sur-Auzon et Monieux. Les Gorges de la Nesque sont aussi un site naturel remarquable, qui fait l’objet de mesures de protection. Grâce à sa situation idéale au pied du Ventoux et à l'entrée des Gorges de la Nesque, Villes-sur-Auzon est la destination idéale des passionnés de randonnées à pied et à vélo.
Villes-sur-Auzon a été élu capitale régionale de la biodiversité en 2019. Le paysage est dominé par les cultures de raisin de table Muscat du Ventoux, de raisins pour le vin AOC Ventoux, et de cerisiers protégés par l’IGP Coteaux du Ventoux, qui ont pris la place des cultures de blé et de garance. Vous pourrez retrouver des producteur lors du marché du mercredi.