Situé au cœur du Pays des jeunes volcans d'Ardèche, Antraigues culmine à 470 m d'altitude sur un piton volcanique, il surplombe la vallée de la Volane. A partir d'Aubenas suivre la direction de Vals-les-Bains, puis la route grimpe rapidement par une vallée très attrayante. Après quelques virages en suivant le cours de la Volane, vous découvrirez un paysage où les orgues basaltiques sont omniprésentes. Les châtaigniers recouvrent les pentes ardéchoises souvent aménagées en terrasse par des murets en pierres sèches jusqu'à ce que soudain le village apparaît devant vous, perché au sommet d'une colline surplombant les rivières de la Volane et la Bise ; la confluence de ces rivières est dans la vallée au-dessous le village.
Antraigues-sur-Volane garde des traces de nombreuses formations basaltiques tel le "rocher de fromage". Témoin de cette période éruptive, le promontoire sur lequel est construit le village, d'où le nom du village "entre aigues". Antrain vient du latin "inter amnes" (entre les eaux). Antraigues était le berceau de la famille comtale d'Antraigues qui eut un rôle prépondérant en Vivarais. La cité relevait de la subdélégation du bas Vivarais et du diocèse de Viviers. Le bourg médiéval était le lieu de résidence de nombreux hommes de Loi. Au XVIIème siècle, les comtes de Launey devinrent propriétaires du château, c'est un village chargé d'histoire.
En arrivant dans ce village de caractère, vous pouvez stationner votre véhicule au Parking Les Allevards. Pour les groupes, parking obligatoire des autocars en bas du village sur le parking de la Remise, à proximité de la D 578. En flânant dans les ruelles, on remarque que le village est constitué de maisons revêtues de granit, de pierres volcaniques et coiffées de tuiles rouges. C’est un foisonnement de ruelles ombragées, de calades fleuries et pavées, de passages ouverts qui longent le vieux village.
Les murs chargés d'histoire des ruelles étroites autour de l'église invite à la balade où des visages des sculptures en pierre de lave dans les murs vous observent, grâce à l’idée de Jean Saussac. 100 sculptures ornent les calades autour de l’église, formant un des plus grands musées en plein-air d’Art Populaire Contemporain d’Ardèche Méridionale. Les premières datent de 1995, lorsque Jean Saussac, peintre et ancien maire, initie le projet, inspiré de deux têtes sculptées présentes dans le mur de l’ancienne mairie et dont personne ne connaît l’origine. Il propose à l’époque aux habitants du village de façonner des visages sur des morceaux de basalte et de les insérer dans les murs. Après avoir récupéré des pierres sur le volcan d’Aizac, les volontaires ont réalisé de nombreuses têtes humaines et animales. Certains les ont même directement taillées sur la façade de leur habitation.
Les calades pavées et fleuries conduisent à la place de la Résistance, véritable cœur du village et âme du bourg où il fait bon de se ressourcer à la fraîcheur de sa fontaine. La place centrale, dite Place de la Résistance, accueille tour à tour artistes, boulistes, fêtes, marchés et festivals... Les terrasses des cafés donnent un air méridional à ce petit coin pittoresque. La Maison Jean Ferrat se situe sur la place du village d’Antraigues que Jean Ferrat a découvert dans les années 60. A la fois chanteur engagé et poète, auteur de chansons à texte, Jean Ferrat était aussi compositeur et mettait en musique de nombreux textes de Louis Aragon. Se retirant de la scène à l’âge de 42 ans, Jean Ferrat est venu s’installer sur la commune d’Antraïgues-sur-Volane, où il s’était lié d’amitié avec le peintre Jean Saussac. Ce magnifique lieu lui a inspiré l’une des chansons les plus connues de son répertoire : " La montagne ".
Cette Maison Jean Ferrat permet de découvrir ou de redécouvrir Jean Ferrat. Sur trois niveaux, se trouve l’exposition thématique « Jean des Encres, Jean des Sources », le piano de Jean Ferrat, la reconstitution de son bureau et de sa bibliothèque. Les titres à l’écoute et des enregistrements d’émissions et de spectacles de l’artiste sont également à la disposition des visiteurs. La place du village est interdite aux voitures mais permet d’admirer le clocher de l’église Saint-Baudile qui fut autrefois le donjon de la Famille du comte De Launay, comte d'Antraigues.
Si la famille du comte d'Antraigues était propriétaire du château de Labastide-sur-Besorgues et en avait fait sa résidence principale, un autre château lui appartenant avait été construit sur l'éperon rocheux d'Antraigues dominant la Volane et le Mas. Le donjon quadrangulaire d'origine du château, datant vraisemblablement du XIIe siècle est toujours présent et a été utilisé à la fin du XIXe comme clocher de la nouvelle église. Le grand bâtiment abritant notamment l'ancienne Mairie, aujourd'hui salles Calixte Aymard et Jean Saussac, constitue très probablement la partie restante de l'ancien château.
Édifiée en 1820 sur l’ancien jardin du seigneur du château, l’église Saint-Baudile remplace une chapelle du même nom, brûlée accidentellement en 1816. L’église se compose d’une nef et bas côtés de cinq travées, d’un chevet semi-circulaire et d’une tour clocher. La façade est percée d’une serlienne au dessus du portail et fait face à la place du village. Du village descendez vers la Volane que l'on franchit au pont de l'Huile, d'où l'on peut voir de superbes panoramas de la falaise des Auches du Curradou (escalade pour les initiés).
En sortant du village, à proximité du hameau du Curadou, allez admirer la jolie Chapelle Saint-Roch érigée au XIXe siècle. La vue depuis le parvis de La Chapelle en direction d'Antraigues est exceptionnelle et vaut le détour. Chaque année la fête de Saint Roch y est célébrée le 16 aout en l’honneur du moine du XIVe siècle dont elle porte le nom. Saint Roch est né à Montpellier à la fin du XIIIè siècle. Au cours de son chemin, il s'arrêta dans les hôpitaux pour soigner les malades et particulièrement les pestiférés. On dit qu'il leur rendait la santé par un signe de croix. Il fut mis au cachot et est mort à 34 ans. Antraïgues ne possédait pas de chapelle dédiée à Saint Roch mais seulement une vieille statue en bois qui se trouvait dans l'église. En 1845, le pélerinage du 16 août prit une grande importance. Alors que Vals et les localités voisines sont frappées par une forte épidémie de peste, Antraïgues est épargné. L'abbé Froment expose alors son projet de construction d'un sanctuaire, dédié à Saint Roch, à peu de distance de la croix en bois érigée au bord de la route. la paroisse et tout le village se mobilisent pour disposer des fonds nécessaires et chacun participe à sa façon à la construction de la chapelle qui devient l'oeuvre de tous. C'est le 16 août 1858, jour du pélerinage, que la première messe est dite dans la chapelle.
Un chemin de randonnée, labellisé GR de Pays passe tout près de la Chapelle Saint-Roch et continue en direction du hameau de Saint-Vincent et de Laviolle. Antraïgues est sur le parcours des jeunes volcans d’Ardèche avec ses coulées basaltiques et détient de belles châtaigneraies. Plus loin, pour parachever votre balade, il vous reste encore à voir la Cascade de l’Espissart. A Antraigues l’eau est très présente : après avoir passé le Rocher du fromage, la cascade de l’Espissard vous accueille. Cette cascade a creusé son lit dans une coulée basaltique venant du volcan de la Coupe d’Aizac. L’eau ne jaillit pas toujours de cette cascade mais vous pourrez y admirer les magnifiques coulées basaltiques
Au Pont de Bridou, on peut voir lorsque l’eau est abondante, la cascade de la Chaise du Diable tombe des coulées volcaniques. Le rocher du Fromage est un piton d'environ 12 mètres, formé de roche basaltique alors que le reste du promontoire est en granit. Il est ainsi le témoin insolite de la hauteur de basalte qui avait empli la vallée de la Volane. Cette couche de basalte avait été émise par le volcan strombolien d'Aizac, il y a 35 000 à 80 000 ans. Le rocher du Fromage, classé Patrimoine national, est visible depuis la D 578. A proximité, se trouve le Pont de la Tourasse qui enjambe la Volane en contrebas d'Antraigues. Il permet notamment un accès piéton au centre du village via un ancien chemin médiéval qui reliait Aubenas à la Montagne ardéchoise. Près du pont, se trouve le confluent entre la Volane et le Mas et la Marmite des géants.
Les hameaux de la commune les plus anciens de par leur habitat et différentes pierres datées semblent être Le Ranc et La Combe. Plusieurs hameaux possèdent encore leur four banal : Le Ranc, Le Chadenet, la Combe, La Valette supérieure, Thieure. Au hameau de Thieuré profitez du panorama sur les vallées. L’église de style néo roman de Thieure a été ouverte au culte en 1847. Elle a été construite par les paroissiens à partir d’éléments de l’ancienne église datant du moyen-âge. Les poutres proviennent du hameau du Ranc. Une partie des pierres furent montées à dos d’homme depuis le Pont de Bridou dans la vallée. Boiseries, tuiles, cloche, croix en pierre et fonts baptismaux... furent transportés à dos d'hommes et de mulets. Les paroissiens charrièrent également la terre pour créer le cimetière sur le sol rocheux de la crête.
Dès le VIIIe siècle, il est fait mention d'une église paroissiale sur le flanc Besorgues de la montagne, dédiée à Saint Pierre, lieu-dit de la Vieille Eglise. Le transfert de la vieille église fut accordé par les autorités préfectorale et épiscopale le 5 oct. 1845, et fut achevé le 11 déc. 1846, au motif que le village de Thieure était le village le plus important et le plus central de la paroisse. Déclaration du conseil de fabrique du 5 oct. 1845.
Le village d'Antraigues se trouve près de la « coupe d’Aizac », ce jeune volcan d’environ 80 000 ans qui a laissé de nombreux témoignages ici de son activité passée. Ainsi vous trouvez de magnifiques coulées basaltiques, formées de colonnades, qui se situent face au plan d’eau, longeant la route qui vous y mène. Vous pouvez également en observer le long de la route d’Asperjoc, au niveau de l’ancien moulinage au lieu-dit Rigaudel. Consrtuits dans la seconde moitié du XIXè siècle, par étapes successives, dans les deux vallées. Asperjoc a compté jusqu'à 11 moulinages. Actuellement, seuls les moulinages de Laulagnet et de Pont de Bridou sont en activité
La commune d'Asperjoc s'étend sur les vallées de la Besorgues et de la Volane, séparées par un massif montagneux. La Volane se jette dans l'Ardèche à Vals-les-Bains. Sous l'ancien régime, la paroisse Saint-Pierre d'Asperjoc relevait de l'abbaye de La Chaise-Dieu. En 1790, la paroisse Saint-Pierre d'Asperjoc devient la commune d'Asperjoc. A voir l'église Saint-Pierre d'Asperjoc du XIXe siècle.