Idéalement placée, Chambéry (km 0), ancienne capitale historique des Ducs de Savoie situé au porte du Parc National de la Vanoise et Parcs Naturels Régionaux des Bauges et de la Chartreuse sera le point de départ de ce circuit touristique. À la suite des Ducs de Savoie, Chambéry ville d'Art et
d'Histoire, a su garder son identité de capitale historique de la Savoie. Elle possède encore de beaux vestiges comme l'ancien château des Ducs et Comtes de Savoie, qui a abrité le Saint Suaire. Le château regroupe un ensemble de bâtiments édifiés du Moyen-Age à nos jours abritant aujourd'hui la Préfecture et le Conseil Général.
Quittez Chambéry par la D116 en direction de Saint-Pierre-d'Albigny (34 km). Au-dessus de Saint-Pierre-d'Albigny à 550 mètres d'altitude, dominant le fond de la Combe de Savoie, le Château de Miolans est construit par les seigneurs de Miolans dès le XIIème siècle. Il restera aux mains de cette même famille jusqu’en 1523, après quoi il sera cédé aux ducs de Savoie, qui finiront par le transformer en Prison d’Etat.
Situé à la confluence de l'Arc et de l'Isère, Aiton (45 km) sera la prochaine étape de cette escapade touristique, porte d'entrée dans la vallée de la Maurienne depuis la Combe de Savoie. Le confluent de l'Arc et de l'Isère se situe juste en aval d'Aiton, au Pont Royal. Proéminence stratégique, véritable sentinelle contrôlant le passage vers l'Italie. Le Fort d'Aiton a été construit en 1875-1880, sur les ruines d'un palais épiscopal.
Quittez le vignoble à la porte de la Maurienne, aux vins issus de vieux cépages savoyards (Jacquère, Mondeuse). Direction Val-d'Arc, via la D72 (50 km), commune née de la fusion de Randens et Aiguebelle connue depuis l'Antiquité.
Ville de montagne, sur la chaîne de Belledonne et le Grand Arc, Aiguebelle située à l’entrée de la vallée de la Maurienne, voie de communication par excellence, a vu passer de nombreux et illustres visiteurs… Ancien château fort du XIe siècle, le château de Charbonnières a été entièrement remanié au XVIe siècle. Ses vestiges se dressent encore fièrement sur un rocher dominant l'Arc à Aiguebelle.
Restez sur la D1006 jusqu'à Epierre (61 km), adossée aux contrefort de la chaîne de la Lauzière, face au culot granitique formant verrou entre les bassins de la Chambre et d'Argentine. Le village d'Epierre est situé sur les bords de l'Arc, dans l'étroit goulet formé par les deux hautes chaînes de montagne qui encadrent la rivière de chaque côté. C'était un des meilleurs verrous de la vallée de l'Arc : aussi un puissant château-fort en assura-t-il autrefois la défense. Le château d'Epierre fut assiégé souvent du XVIe et XVIIe siècle.
Poursuivre en direction de Saint-Michel-de-Maurienne, soit par l'A43 (le plus rapide) ou par la D1006 (98 km). Suivre ensuite la direction de Valloire, via la D902 (110 km) pour la visite du fort du Télégraphe, appelé brièvement fort Berwick, sur la route du col du Galibier, à 1 620 mètres d'altitude. Perché sur une arête rocheuse spectaculaire, dominant toute la moyenne vallée de la Maurienne, cet ouvrage encore très complet épouse le relief de façon spectaculaire.
Revenir sur Saint-Michel-de-Maurienne, puis prendre la direction de Modane, via la D902 et D1006 (140 km). Modane au coeur des montagnes, est une commune du parc national de la Vanoise. Située sur la voie de la Maurienne, le long de l’Arc, Modane a toujours été une voie de passage de première importance et les grands noms de l’histoire ont voyagé dans cette vallée. Parmi les sites à découvrir à Modane : le Fort Saint-Gobain de la ligne Maginot des Alpes, Il retrace l’histoire de Villarodin-Bourget et la place que la commune a tenue durant la Seconde Guerre Mondiale.
Le fort du Replaton a été construit pour défendre l'entrée du tunnel ferroviaire à la fin du xixe siècle, de type Séré de Rivières, il ne se visite pas. La balade au départ de Loutraz (30 min) vaut le coup ainsi que le coup d'œil sur les illuminations du fort la nuit.
Il est temps de filer vers Esseillon, via la D215 et D215G (148 km). Au départ de Modane, cette ancienne route de l'Esseillon serpente entre Le Bourget et Aussois et permet de découvrir la cascade et la chapelle Saint-Benoît, puis les forts de l'Esseillon. Edifiée entre 1820 et 1850, les forts de l'Esseillon est un vestige exceptionnel des lignes de défenses de la Maison de Savoie, construits par les souverains de Savoie contre une éventuelle invasion française. Au sommet d’une barrière naturelle, cet obstacle empêchait l’accès à la Haute-Maurienne et au col du Mont Cenis.
Passez Aussois, en restant sur la D215F (151 km). Le village s'est développé sur un plateau de la vallée de la Maurienne, à 1 500 m d'altitude. Jusqu'alors intégré au royaume de Piémont-Sardaigne, le village est rattaché toutefois à la France, comme la Savoie, en 1860. Prendre la direction de Val-Cenis, via la D83 et D1006 pour visiter le Fort de Ronce (184 km). Le fort de Ronce est situé en France sur la commune de Lanslebourg-Mont-Cenis, culminant à 2 286 mètres d'altitude dans le massif du Mont-Cenis.
Prolongez votre visite avec le fort de Variselle, via la D1006 (193 km) est une fortification d'altitude située sur la commune de Val-Cenis, dans le département de la Savoie. Construit par les Italiens à partir de 1877 sous le nom de Forte Varisello, il avait comme fonction de défendre le val de Suse d'une attaque française débouchant du col du Mont-Cenis. Le site devient français en 1947.
En face, les Français bâtissent de 1895 à 1910 le Fort de la Turra, perché à l'ouest du col du Mont-Cenis, pour défendre la vallée de la Maurienne. En 1947, le traité de Paris livre à la République française tout le plateau du Mont-Cenis, fortifications comprises. Le Fort de La Cassa est démoli en 1968 pour faire de la place au barrage du lac artificiel. Variselle est laissé à l'abandon.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "des Fortifications savoyardes".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "des Fortifications savoyardes".
Retour vers Val-Cenis, puis suivre la direction de Bourg-Saint-Maurice, passez le col de l'Iseran, via la D902, puis sur votre droite la D84 où le fort de la Redoute-Ruinée, aussi connu sous le nom de fort de la Traversette, attend votre visite (294 km). Situé au col de La Traversette à 2400m d’altitude,
ce poste de crête d'altitude de type Séré de Rivières fut construit en 1892 pour parer à d’éventuelles attaques Italiennes, suite au rattachement de la Savoie à la France en 1860.
Revenir vers Montvalezan, puis suivre la direction de Bourg-Saint-Maurice sur votre droite via la D1090 (321 km). Située aux confins de la Haute-Tarentaise, la ville de Bourg-Saint-Maurice offre un riche passé historique et pastoral. Prenez le temps d’admirer l’architecture caractéristique de Bourg-Saint-Maurice, avec ses maisons en bois, en pierre et en lauze, serrées les unes aux autres pour affronter les rigueurs hivernales.
Après votre balade dans Bourg-Saint-Maurice, dirigez vous vers une sentinelle de pierres qui monte la garde, postée sur une crête au débouché de la Haute Tarentaise ; le Fort de la Platte, via la D902 (335 km). Le blockhaus de la Platte, ou fort de la Platte ou fort des 2000, en référence à son altitude de 2 000 mètres, est un ouvrage Séré de Rivières de deuxième génération.
Poursuivre en directiion Aime, via la N90, passez Moutiez jusqu'à la prochaine étape Albertville. En chemin, nous vous conseillons une halte aux ruines du Château De Chantemerle (391 km), via la D990. Les ruines du château de Chantemerle sont situées sur la commune de La Bâthie, au nord, à l'extrémité d'une crête rocheuse, dominant le hameau de Chantemerle et la vallée de l'Isère.
Continuer votre route touristique vers Albertville (399 km). La commune se trouve à la confluence de l'Isère et de son affluent l'Arly, marquant également la jonction des vallées de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie. L'histoire d'Albertville vous transportera au fil de vos visites vers une réalité historique qui est fortement présente. La Place de l'Europe, fort moderne avec son centre culturel, offre une jolie vue sur le village perché de Conflans.
Conflans se dresse sur un éperon rocheux dominant la ville et les quatre vallées alpines. Suivez la D105 pour rejoindre la cité médiévale de Conflans (400 km). Juchée sur son rocher, Conflans renferme dans son enceinte fortifiée des trésors architecturaux du Moyen-âge et des époques ultérieures. Son patrimoine bâti déborde le strict cadre de l'enceinte médiévale. La château de Costaroche rappelle l'illustre passé de la famille de Manuel de Locatel.
Dans les Hauts de Conflans, les nombreux hameaux abritent tout un petit patrimoine rural typique tandis que le Fort du Mont témoigne d'un système de défense développé au XIXème siècle. Continuer sur la D105 pour arriver au Fort du Mont (409 km). Point culminant de la place-forte d’Albertville déployée à la fin du XIXe siècle, le Fort du Mont jouait un rôle stratégique majeur entre la vallée de la Tarentaise et vers le débouché du Beaufortain. Entre ces 2 versants, à l’est du fort, se dresse le sommet de la Roche Pourrie (2 037 m).
Pour la dernière étape de cette escapade touristique en Savoie, suivre la direction de Mercury, via la D105 (426 km). Mercury est située dans la Combe de Savoie, la commune possédait deux châteaux : Château-Vieux et le château de Chevron, deux possessions de la puissante Chevron, puis Chevron Villette. Le premier est mentionné au XIIe siècle, mais il détruit par un incendie au xive siècle. Le second, situé près de l'église, date du XIVe siècle et est remanié au XVIIe siècle. Aujourd’hui le château de Chevron est une propriété privée.
Surplombant la commune de Mercury et la vallée, le Fort de Tamié est le plus important ouvrage défensif au débouché des vallées alpines. Prendre la D104 et la route du collet de Tamié (432 km). Édifié sur commande de l'armée française en 1876 sur 16 hectares par 600 ouvriers, tous d'origine italienne, il commandait la place d'Albertville. Le fort de Tamié est aujourd'hui ouvert au public. Le Fort de Tamié offre un panorama exceptionnel sur la Combe de Savoie. En dessous fut aménagé le fort de Villard. Pour les mêmes raisons que celles du Fort de Tamié, le Fort du Villard a été construit en 1879 et 1883.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "des Fortifications savoyardes".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "des Fortifications savoyardes".