Le parc naturel régional Livradois-Forez, territoire traditionnel de polyculture élevage très densément peuplé au XIXe siècle, il a été fortement touché par l’exode rural et la déprise agricole du XXe siècle. Aujourd’hui, le Livradois-Forez est constitué pour la moitié de sa surface de vastes espaces boisés où cohabitent « futaies jardinées » traditionnelles et plantations récentes.
Le développement d’activités industrielles liées à l’eau : textile, cuir, papier, petite métallurgie, coutellerie... dès le XVe siècle, et leur essor jusqu’au milieu du XXe siècle, marquent fortement le Livradois-Forez et constituent une de ses richesses, tant économique que culturelle.
Partout dans le parc naturel régional Livradois-Forez, la présence de l’homme s’éprouve dans les milliers de hameaux dispersés dans le paysage, par un formidable patrimoine d’architectures artisanales, religieuses, paysannes, par un réseau dense de petites villes.
Parcourez ce territoire du parc Livradois-Forez sur la route de vos vacances et observez la flore remarquable et la faune spécifique à ces milieux naturels diversifiés : libellule corduli arctique, milan royal, pie grièche grise ou crapaud sonneur à ventre jaune … Vivez l’émerveillement « nature » !
Les hauts plateaux forestiers du Livradois : Forêt de Boisgrand, Bois du Marquis Des Roy, Bois de Mauchet, Bois de la Flotte, Forêt de Lamandie, ... Ces forêts avaient suscité l’intérêt des chantiers de la “Royale” tant les fûts y sont élancés, réguliers, propices à constituer les mâts des navires. Contenue alors, voire repoussée au XIXe siècle par une population à la démographie importante, la forêt a aujourd’hui achevé sa reconquête des hauts plateaux.
Promesse d’une richesse à exploiter, il y a toujours dans la rumeur de ces futaies giboyeuses le plaisir des balades d’été. Au creux d’un gros sapin, la hulotte cligne de l’œil, étonnée par la quête annuelle des cueilleurs de champignons.
Le pays du Livradois est coupé à la cisaille sur les Limagnes, de nombreuses petites rivières à truites entaillent le rocher en vallées drues mais discrètes, ménageant entre elles un jeu de petits replats que l’homme s’est empressé d’habiter. Les fermes dispersées en hameaux dévoilent la blondeur minérale du granit. Les petites routes touristiques se faufilent dans les vallées, grimpent le long des croupes boisées jusque sur la plaine.
Le Livradois s’ouvre alors sur des spectacles de couchants magnifiques aux décors de volcans incandescents de soleil. Puis à nouveau, il se love dans la fraîcheur d’un vallon humide, fleuri de jonquilles et retrouve l’intimité parfumée des demeures séculaires. Du plateau de Craponne aux premiers volcans du Velay, tout au sud des Monts du Forez, les reliefs s’adoucissent en un haut plateau agricole bordé par la Vallée de l’Ance.
Mais la Terre a craché ça et là les stigmates de sa colère. À Saint-Julien-d’Ance, la cascade de pierres de Bourianne témoigne d’une activité volcanique très ancienne. Au sud, le parc naturel régional Livradois-Forez s’ouvre sur les paysages volcaniques du Velay, comme une sentinelle, la ville d’Allègre veille, couronnée des ruines en potence de l’ancien château.
En vis-à-vis, un magnifique cône strombolien, le volcan du Mont Bar, abrite dans le cœur de son cratère une tourbière aux reflets d’argent, joyau unique au monde. Buttes et coteaux de Billom et de la Comté Les terres de cendres colorées par les cultures de tournesol, maïs, colza prennent en écharpe les buttes volcaniques boisées de feuillus.
Des forteresses en chicots souvent les coiffent, et gardent contre le temps les signes d’un Moyen Âge tumultueux. Les premières côtes bien exposées sont occupées par les reliquats de l’ancien vignoble. Les villages faits de maisons hautes et bien groupées se portent en défense sur les promontoires d’où le regard embrasse la succession des plaines et des puys.
La vallée de la Dore, dans le bassin d’Ambert - Arlanc, est un modèle géologique, une illustration parfaite de la tectonique des plaques. À l’ère tertiaire, la puissance des mouvements internes à la terre a soulevé l’ancienne pénéplaine pour la porter en altitude jusqu’à 1 600 m à Pierre-sur-Haute, jusqu’à 1 200 m au Signal de Mons-en-Livradois.
Entre les deux, l’effet de distension a provoqué l’effondrement des compartiments médians créant ainsi le sillon de la Dore. Les torrents qui dévalent les pentes ont ciselé de petites vallées encaissées où les moulins de tous usages, à papier, à farine, à huile, à foulon, à émoudre, ... ont depuis le Moyen-Âge trouvé les chutes nécessaires à leur énergie mécanique.
La ville médiévale de Thiers est accrochée sur un promontoire rocheux découpé par la Durolle. Ce torrent a longtemps fait tourner les rouets de nombreux ateliers d’émouture et de polissage pour réaliser une étape essentielle dans la fabrication des couteaux et de nombreux objets tranchants. Créative, contemporaine, la réputation mondiale de la coutellerie de Thiers et de la Vallée de la Durolle n’est plus à faire.
A Thiers on ne manquera sous aucun prétexte les superbes maisons à pans de bois sculpté, les hôtels particuliers, les jardins de l’hôpital, les anciennes usines restaurées pour de nouveaux usages. Plus haut, la montagne- atelier laisse place aux Bois Noirs dont on ne dit pas assez souvent qu’ils sont la plus importante sapinière du Massif-Central.
Les Monts du Forez, espaces de nature et d’estive Vers 1 200 m, les hêtraies d’altitude laissent la place aux Hautes Chaumes. Sur ces hauteurs où rien n’arrête le vent, on habitait l’été dans la “ferme d’en haut”. La “jasserie” est souvent couverte de paille de seigle. C’est pendant la belle saison que les femmes y fabriquaient la fourme, clef de voûte du système pastoral.
Il y a environ 12 000 ans, les glaciers se retirèrent laissant deux très belles vallées en auge et une multitude de cuvettes, où les tourbières se sont peu à peu installées abritant une flore et une faune spécialisées telle que la drosera carnivore ou le triton alpestre.
La Maison du Tourisme du Livradois-Forez vous propose une immersion « nature » au cœur de son parc naturel régional Livradois-Forez, à la découverte de tourbières et volcans, de vallée glaciaire, bocages, et des Hautes-Chaumes du Forez (site classé) lieu emblématique à la croisée des chemins entre l’Auvergne et Rhône-Alpes. Dégustations de Fourme d’Ambert sur le stand !