Perchée en hauteur, capitale française de la coutellerie, Thiers s’est développée autour d’une cité médiévale qui a su garder une âme authentique. Elle conserve un important patrimoine lié à cette activité ancestrale. La ville est divisée en parties distinctes. La ville-basse, partie commerçante et nouvelle de la ville surplombée par la ville-haute, remarquable ensemble médiéval et pittoresque. Pour visiter la cité médiévale de Thiers, mieux vaut se garer à l’extérieur. Les stationnements en ville sont libres et le parking de la place Belfort, est gratuit. La vieille ville, sur les hauteurs de Thiers regorge de vieilles maisons à pans de bois et à façades sculptées qui attireront votre attention tout le long de votre promenade. Ne manquez pas de flâner dans les ruelles en pente de la vieille ville, où le regard sera attiré par le caractère typique des façades anciennes à pans de bois et encorbellements.
Dirigez-vous vers la rue Conchette. Les maisons possèdent de belles cours intérieures : c'était le quartier riche de la ville, celui qu'habitaient les grands fabricants et les maîtres cartiers. En pente douce, les ruelles nous entraînent dans une déambulation au gré du hasard jusqu'à la rue Terrasse. Au détour de la rue Terrasse, comme son nom l’indique, vous y trouverez une belle terrasse qui offre un panorama immanquable sur la plaine de Limagne et la Chaîne des Puys. On peut encore admirer quelques vestiges des anciennes fortifications, Thiers a changé de visage au fil des siècles, les remparts s’écartant de plus en plus du cœur de ville.
Continuez vers la rue du Bourg, une des rues de la cité médiévale bordées de maisons à pans de bois, avec encorbellements, fenêtres à meneaux et autres statues sculptées... Ne manquez pas d’admirer les façades et les vieilles portes. Prendre à droite la rue du Pirou pour découvrir la maison des Sept Péchés Capitaux, maison en pans de bois du Moyen Age avec ses sculptures présentes sur la façade au n° 11. Elle doit son nom aux énigmatiques sculptures qui ornent les corbeaux soutenant le premier étage. Plus loin, passez sous la Pedde du Coin des Hasards, ce passage couvert médiéval a été installé au XVe siècle. On peut y admirer aisément les colombages caractéristiques des maisons médiévales.
Au n° 1 de la rue du Pirou, aménagée dans l'ancienne porte Charrier, la tour de Maître Raymond est un vestige de la seconde enceinte féodale de Thiers du XIIIe siècle. Du château seigneurial, il reste la tour de l'Horloge qui domine encore le pâté de maisons au sud de la rue du Pirou. De la première enceinte du XIe siècle subsiste la partie basse de la tour carrée de la Chancellerie. C'est aujourd'hui une maison à l'angle de la rue du Palais et de la place du Pirou. Vous voici sur la place du Pirou. Le centre ancien et médiéval de Thiers regorge de belles demeures à découvrir à l'instar de l'hôtel du Charriol localement appelé château du Pirou, l'édifice le plus emblématique de la ville. Aujourd'hui, ce très bel exemple d'architecture civile du Moyen âge, accueil l’office de tourisme.
Votre promenade vous emmène vers la rue de la Coutellerie. Plusieur maisons à colombages se trouvent dans cette rue, comme au n°14, au n°19 belle maison d'angle présentant des vestiges de pans de bois sculptés du XVe siècle. La Porte d'entrée est chanfreinée. La maison de l'Homme des Bois au 21 rue de la Coutellerie, toujours du XVe siècle, se distingue par la décoration particulièrement riche de son premier étage. La visite de Thiers ne se conçoit pas, bien sûr, sans un passage au musée de la Coutellerie, un espace plein d'intérêt retraçant l'histoire de la coutellerie thiernoise et proposant, au travers de ses ateliers, des démonstrations de ce merveilleux savoir-faire. Après cette visite au musée, remontez la rue et prendre sur votre doite la Petite rue du Palais pour visiter l’église romane Saint-Genès.
Construite entre le XIe et le XIIe siècle, l'église Saint-Genès a été remaniée à plusieurs reprises entre le XIIIe et le XIXe siècle. De style roman, elle prend place sur les vestiges d'un ancien édifice du VIe siècle. Elle est essentiellement bâtie en arkose et la coupole octogonale de la croisée du transept est la plus grande d'Auvergne. A l'intérieur, on peut admirer de très belles fresques murales, ainsi qu'un retable de la fin du XVIIe siècle offert par la confrérie des couteliers de Thiers. En en faisant le tour, on trouve un joli jardin et des arcades à l’abandon. Ces vieilles pierres semblent fusionner avec les plantes qui l’entourent. Un peu plus bas, l'ancienne chapelle de la Clôtra du XIIe siècle, rue du Palais. Dépendance de l'église Saint-Genès, cette chapelle romane fondée en 1016 a été profondément remaniée au XIXe siècle.
Continuez en direction de la place Lafayette, à l'angle de la Coutellerie ; de la rue du Palais et de l'impasse Coutellerie se trouve la maison dite Maison des Consuls. Cette maison daterait des années 1600. Prenez la rue du 4 septembre, puis la rue Daguerre jusqu'à l'église Saint-Jean du Passet. Installée dans un site qui surplombe la Durolle, elle dévoile une belle architecture romane du XVe siècle. A côté, le cimetière offre une très belle vue le bas de la ville de Thiers, sur la vallée et les monts d'Auvergne. Il dévoile des constructions funéraires très anciennes.
Située en contrebas du quartier médiéval, la vallée des Usines sera votre prochaine déhambulation, haut lieu de la production coutelière du XIVe au XXe siècle, constitue un site particulièrement mystérieux, avec les vestiges des différents bâtiments industriels qui se succèdent le long de la tumultueuse Durolle. Prendre la direction du Creux de l'enfer, via l'avenue Joseph Claussa, en chemin vous trouverez les forges Mondière. Fondée au début du XXe siècle, la société s'installe dans les locaux d'une ancienne scierie. Un peu plus loin, l'usine du May édifiée en 1895, représentative des constructions à usage locatif utilisées par les entreprises familiales. Une passerelle surplombant la Durolle permet d'accéder à l'usine. Vous voici au centre d'art contemporain, situé dans le site emblématique de la Vallée des Usines de Thiers, le centre d’art contemporain du Creux de l’enfer a été créé dans un bâtiment industriel exceptionnel se dressant au-dessus de la tumultueuse Durolle.
Poursuivre sur l'avenue Joseph Claussa en direction de l'église Saint-Symphorien du Moutier. Près du castrum d'origine, l'église Saint-Symphorien se dresse encore fièrement dans la ville. Reconstruite entre le Xe et le XIe siècle, elle dépendait à l'époque de l'abbaye bénédictine voisine. Il reste également à proximité quelques vestiges de l'abbaye du Moutier. L'abbaye du Moutier est fondée en 765 par Aldebert, évêque de Clermont et placée sous l'égide de saint Benoît. Dirigez-vous vers le logis abbatial du Moutier fortifié d'époque médiévale, remanié au XVIIIème siècle. De l’âge d’or médiéval de l’abbaye bénédictine ne subsiste que ce logis fortifié, orné d’une porte en ogive du XIe siècle, et flanqué de deux tours, dont l’une abrite un important escalier à vis. Ce même corps de logis surprendra le visiteur par le décor raffiné, dans le goût de la fin du XVIIIe siècle, de ses appartements encore habités. Le logis est membre de la fédération des sites clunisiens et de la route historique des châteaux d'Auvergne.
La ville-basse est la partie située entre le quartier du Moutier jusqu'à la Varenne et Peschadoires. Il y est surtout concentré des commerces et des entreprises. Le Moutier est un quartier emblématique pour la ville. Il est principalement situé dans la ville-basse de Thiers. De nombreux passages de l'histoire de la ville de Thiers se passent dans ce dernier. D'inoubliables panoramas s'offre à vous pendant votre étape à Thiers comme ceux de la terrasse du rempart, du belvédère des Belins, du Rocher de Borbes, d'où vous pouvez contempler la plaine de la Limagne et en ligne d'horizon, la chaîne des Puys, ou encore, de la place Antonin Chastel, la muraille des Margerides qui garde Thiers dans son écrin et semble monter une garde immuable. Autour de la ville, plusieurs seigneuries ont laissé leur empreinte comme le château du Croc du XIVe siècle, le château des Horts du XVIe siècle, le château de la Chassaigne, manoir gothique de la fin du XVe siècle, ou le manoir des Champs du XVIIe siècle.