Grâce à l’installation de nombreux artistes et artisans d’art, le village se défait peu à peu de son côté résidentiel, et même la vigne opère son retour sur les antiques palhas qui commandent l’Allier, en contrebas du vieux donjon, comme une promesse de renaissance.
Le centre de la ville contient un donjon qui était autrefois partie d’une forteresse du 13 ème siècle, et cette tour domine Montpeyroux. Une belle porte du 14e siècle avec une horloge peut aussi être vue, aussi un vestige de l'époque où le village était entouré d'une enceinte fortifiée.
Nombreuses vieilles demeures avec vestiges médiévaux, ruelles pittoresques. Ruines de la tour (XIIIème siècle). Porte fortifiée vous attendent lors de votre visite de Montpeyroux.
Vestige du château de Montpeyroux
La tour du XIIe siècle offre une vue à 360°, permettant d'apercevoir le village voisin de Coudes, la chaîne des Puys : puy de Sancy, puy de Dôme à l'ouest et au nord-ouest, ainsi que la vallée de l'Allier en direction d'Issoire au sud. La tour est classée en 1957 au titre des monuments historiques. Elle appartient à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand (legs de Mme Pierre Rougier).
Le donjon
Le Donjon a été construit sous le règne de Philippe Auguste. Sa position géographique permettait d’assurer la protection des petits villages alentours. Ils étaient avertis en cas d’attaque de l’ennemi, d’incendie ou d’inondation de l’Allier. Du haut de ses 30 mètres, le Donjon de Montpeyroux était l’élément central de la forteresse. Aujourd’hui, il offre une magnifique vue panoramique sur les monts du Forez, sur le Massif du Sancy et la Chaîne des Puys.
Construction de la seconde moitié du 12e siècle, présentant, à l'intérieur, une élévation de trois étages. Trois salles circulaires sont desservies par un escalier hélicoïdal construit dans l'épaisseur du mur. Cette tour fut certainement une tour à signaux, et servit également comme magasin à vivres ainsi que de tour de défense, mais de manière plus accessoire. A la Révolution, elle fut vendue comme bien national. Tour (ruines) : classement par arrêté du 4 septembre 1957 propriété d'une association.
Le Donjon de Montpeyroux a pu servir de tour abritant temporairement la famille seigneuriale, d’entrepôt à vivres, de tour à signaux et éventuellement de prison.
Du haut de ses 30m30 (au faîte des créneaux), le donjon de Montpeyroux était le point central de la forteresse. Aujourd’hui, l’accès au donjon offre une magnifique vue circulaire du haut de la plate-forme. A sa base, son diamètre est de 14m25, mais n’est plus que de 13m20 sur sa plate-forme supérieure. De type cylindrique, on sait que ce type de tour a fait son apparition en France dès la fin du XIIè siècle.
Le donjon de Montpeyroux a été édifié à l’époque de Philippe Auguste, ou tout au moins à la seconde moitié du XIIIè siècle. Il a pu servir de tour abritant temporairement la famille seigneuriale, d’entrepôt à vivres, de tour à signaux et éventuellement de prison.
Il se compose de 3 étages, dont il semble que l’ensemble ait été bâti d’une seule traite : en témoignent les lézardes observées sur divers côtés. Par contre le couronnement du donjon: les créneaux et l’échauguette (ou guérite) datent de la fin du XIIIè siècle et du XIVè. La tour est bâtie en moellons de choix, inégaux, et provenant de la même carrière d’Arkose. Sur la façade, on peut distinguer les trous de boulins destinés à recevoir les rondins de support d’échafaudage.
Porte fortifiée du XIVe siècle
Vestige des remparts qui entouraient le château et le village médiéval. inscrite en 1951 au titre des monuments historiques. L'enceinte du château-fort était établie sur une butte, de forme ovoïde, et devait contenir primitivement toutes les maisons du lieu. Le mur était flanqué de distance en distance par de petites tours.
L'entrée principale s'effectuait au nord-ouest par une porte fortifiée. Il s'agit d'un ouvrage à arc bombé surmonté, sur sa face ouest, d'un mâchicoulis. La partie supérieure a été découronnée. L'accès s'effectuait par un escalier. L'édifice est surmonté, du côté nord, d'un petit mur percé d'une baie renfermant une cloche. A l'intérieur de l'enceinte, la porte est surmontée d'une petite ouverture à encadrement de pierre mouluré.
L'église de Montpeyroux
Église romane restaurée (Vierge à l'Enfant XVIème siècle). La construction de l’église de Montpeyroux fut déclenchée par la constitution de la paroisse en 1832.
Édifiée intégralement en arkose à partir de 1846, son architecture imite scrupuleusement l’art des bâtisseurs de l’époque romane et offre de fait un témoignage intéressant sur la redécouverte de ce style au XIXème siècle. Elle reproduit le plan basilical des grandes églises de pèlerinage d’Auvergne et se distingue notamment par l’ampleur de son déambulatoire, qui surprend dans ce modeste sanctuaire rural.
La voûte de la nef est supportée par deux colonnes monolithes dont les chapiteaux, tous différents, auraient été sculptés par les tailleurs de pierre du village.
Abbaye de Montpeyroux
L’abbaye de Montpeyroux est une ancienne abbaye cistercienne, fondée au XIIe siècle par des cisterciens de l'abbaye de Bonnevaux, et qui était située sur le territoire de l'actuelle commune de Puy-Guillaume, dans le département du Puy-de-Dôme.
L'abbaye est fondée à l'initiative d'un des sires de Jaligny, nommé Foulques (« Falcom ou Faucon ») en 1126. Ce seigneur donne des terres aux cisterciens de Bonnevaux pour qu'ils y fondent une abbaye. L'abbatiale, achevée en 1175, est consacrée par l'archevêque de Clermont, Ponce, lui-même ancien moine cistercien et abbé de Clairvaux.
L'abbaye se développe au Moyen Âge, au point d'être sollicitée dès 1137 par les moines de l'abbaye de Bellaigue, dans la commune actuelle de Virlet : celle-ci, bénédictine, souhaitait s'affilier à l'ordre cistercien.
Sur le plan matériel, l'abbaye reçoit des dons notamment de Guy II d'Auvergne et de Guigues II de Forez, à leurs décès respectifs en 1222 et 1226. L'abbatiale de Montpeyroux, d'une soixantaine de mètres de longueur, était, semble-t-il, la plus vaste d'Auvergne. En 1485, Louis Ier de Montpensier chasse les religieux de leur abbaye et s'installe à leur place avec ses troupes.
Un siècle plus tard, durant les guerres de religion, le monastère est pillé par des soldats. À la Révolution française, l'abbaye est fermée et vendue comme bien national. L'abbaye est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 7 novembre 2000. La mairie de Puy-Guillaume étudie la faisabilité d'une réhabilitation pour faire un lieu culturel de l'ancienne abbaye.
Abbaye cistercienne construite au 12e siècle, en grande partie détruite en 1685 par un incendie. Reconstruction des bâtiments conventuels à la fin du 17e siècle ou au début du 18e siècle dans un style et une conception qui les rapprochent davantage d'un château : ordonnances classiques, absence de dortoirs remplacés par des chambres individuelles, vaste parc d'agrément.
Tourelle à l'aspect de minaret ajoutée au 19e siècle. Abbaye en totalité, comprenant l'église, les bâtiments conventuels avec leurs décors intérieurs (boiseries, cheminées, escalier) et le parc avec son mur de clôture et ses portails en ferronnerie : inscription par arrêté du 7 novembre 2000.
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