Une importante collection de toiles imprimées du XVIIIème siècle provenant des fabriques de Jouy, Nantes et Beautiran exerce également un grand attrait sur les visiteurs. Une maison de poupée conclut la visite, faisant le bonheur des enfants.
Le jardin botanique de Mongenan s’inscrit dans une série de trois jardins également protégés et labellisés "Jardins Remarquables". Jardin pour l’ornement, jardin pour d’agrément, et jardin d’utilités à connotation ésotérique témoignent de l’amitié et de l’admiration du maître de maison, Antoine de Gascq pour Jean-Jacques Rousseau qui fut son maître de musique et de botanique.
Ils réunissent plus de mille espèces et variétés de plantes ornementales, potagères, aromatiques, tinctoriales et médicinales. Une des quinze plus belles roseraies de France s’épanouit au bord du vignoble. Le jardin a conservé exactement son aspect du XVIIIème siècle. Il surprend, chaque été, par le lourd parfum qui monte de ses tubéreuses et de ses jasmins.
Une « horloge des parfums » rappelle l’une des découvertes essentielles de Linnée. Légumes anciens, variétés locales d’arbres fruitiers, roses du XVIIIème siècle contribuent à transporter le visiteur dans un monde aboli dont il va découvrir les commodités usuelles : potager, clapier, maison du cochon, théâtre de verdure.
Le domaine a conservé son caractère d’autarcie aujourd’hui presque unique, dans le Bordelais en tous cas. Remarquable par ses collections de roses, d’asters, d’iris, d’aromatiques et de plantes à parfum, le jardin botanique de Mongenan présente chaque semaine un aspect différent au gré des saisons. Ces multiples visages sont soulignés par des animations proposées chaque week-end par des conférenciers qui traitent, selon les années, tant de la symbolique et de la culture des plantes que de l’Histoire générale des jardins.
Le baron de Gascq, propriétaire et constructeur du château de Mongenan, est un homme éclairé, proche des philosophes. Il conçoit autour de sa folie campagnarde un jardin passionnant.
Ce jardin, dessiné selon les préceptes de Jean-Jacques Rousseau, ami et maître de musique du baron de Gasq, est créé en 1741 suivant les principes de la théorie de Linné. D’après ce dernier, toutes les plantes ont une valeur analogue et doivent se côtoyer pour polliniser et se féconder librement, aussi les plantes potagères côtoient-elles ici des plantes ornementales, médicinales, voire sauvages.