Il y a plus de 2000 ans, le Bassin d'Arcachon n’existait pas. À sa place, l’embouchure de la rivière L'Eyre formait un large delta. Les archives font remonter l'existence du village de Lège au début de l'an mil, alors que la presqu'île n'existait pas. Au fil des siècles, différents documents parlent du chapitre de Saint-André sur Lège. En 1451, la guerre de Cent Ans se termine et une partie de la Guyenne est encore sous la domination anglaise. Le chapitre a des démêlés avec les Français en ce qui concerne la seigneurie de Lège.
Jusqu’en 1850, le Cap Ferret était un coin très sauvage : occupé par les pêcheurs et les chasseurs saisonniers uniquement, il était très peu fréquenté. Seuls quelques habitants vivent sur les terres de Lège, coupés du monde, car la ville n’était pas desservie par quelconque axe routier. Dès la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs à la senne venant principalement du sud du bassin : de La Teste, de Mestras ou de Meyran, y aménagent chaque été des logis temporaires (huttes ou rudimentaires cabanes adossées aux dunes) pour être au plus près de leurs lieux de pêche.
A partir de 1860, la culture des huîtres florit dans le Bassin d’Arcachon, ce qui est à l’origine de la construction de nombreuses cabanes ostréicoles au niveau du Cap Ferret. Se résumant jusque-là par la cueillette à pied ou le dragage en eau profonde d'huîtres sauvages, l'ostréiculture s'organise avec méthode dès le milieu du XIXe siècle. L'adoption d'une technique innovante de captage du naissain d'huîtres mise au point par l'arcachonnais Jean Michelet et la création des premiers parcs d'huîtres plates appelées localement la "gravette" (Ostrea edulis) sont à l'origine d'une activité promise à un brillant avenir.
Le village de Lège aurait été déplacé trois fois au cours des siècles pour échapper à l’invasion des sables. C'est en 1976 que le territoire actuel de la commune prend le nom de « Lège-Cap-Ferret », lors du rattachement du sud de la presqu'île (appartenant à la commune de La Teste-de-Buch) à la commune de Lège. Sur ce territoire se trouvaient les villages de Grand Piquey, Piraillan, Le Canon, L'Herbe, La Vigne, Le Cap Ferret. Derrière ces noms de villages pittoresques, se cachent de jolis petits villages aux ruelles bordées de cabanes en bois coloré, des chemins fleuris, et le bleu du Bassin en toile de fond. Chacun de ces villages possède sa propre personnalité, sa propre histoire, sa propre ambiance.
Sur la route de vos vacances, découvrez les plus beaux endroits pour se promener dans la presqu’île de Lège-Cap-Ferret, cordon littoral de 25 km de long composé d'une dizaine de villages. Face au bassin d'Arcachon d'un côté et à l'océan Atlantique de l'autre, sa nature préservée, ses baraques à huitres et ses villas colorées enchantent les visiteurs.
Vous pouvez commencer votre déhambulation par le lotissement de Lège, premières villas à toiture terrasse, surnommé "le quartier marocain", situé 33 Av. du Médoc. Maison construite en 1924 par l'architecte Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, et son cousin et associé Pierre Jeanneret. Elle fait partie d'une cité ouvrière de dix logements destinée aux ouvriers d'une fabrique de caisses en bois pour l'emballage du sucre, fabrique appartenant à l'industriel sucrier Henry Frugès.
Admirer l'église Saint-Pierre de Lège, depuis des siècles, Lège est une étape des pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle par la "voie de Soulac". L'Eglise Saint-Pierre de Lège a été reconstruite en 1928 à l'emplacement d'une église vieille de plus de cinq siècles dont elle contient encore des vestiges comme des armoiries des seigneurs locaux, chapiteaux roman. Au XIIe siècle, le guide du pèlerin situe les tombeaux de plusieurs compagnons de Roland aux abords de l’église Saint-Pierre de Lège. Elle est de style néo-roman et se distingue par une imposante tour-clocher munie de corbeaux.
Dirigez-vous vers la réserve naturelle nationale des prés salés d'Arès et de Lège-Cap-Ferret. pour vous immerger dans la nature typique du bassin d'Arcachon. Plus vaste étendue de prés salés d’Aquitaine elle dispose de nombreux sentiers pédestres au coeur d'une nature préservée. Les oiseaux sont partout, quelle que soit la saison, et offre un spectacle de tous les instants aux curieux qui sauront tendre l'oreille. Au Cap Ferret la plage est reine,
ou plutôt les 25 km de plages de la presqu'île, dont celles océaniques. La première sur votre itinéraire sera la Plage des Pastourelles, puis suivront la Plage de Bertic, la Plage de la croix des marins, la Plage de la Truquette, superbe bordée de pins...
Arrêtez-vous dans le charmant village de Petit Piquey, son nom signifie "petite dune" en gascon. Une balade dans le village vous permettra également de découvrir la jolie église Notre Dame des Pins. Mais le Petit Piquey est aussi un village ostréicole, une halte dans l'une de ses cabanes pour déguster huitres et bulots s'impose. Accessibles de puis le village du Petit Piquey, la plage de la Pointe aux Chevaux considérée par beaucoup comme la plus belle, est un petit paradis donnant sur le bassin d'Arcachon.
En grimpant le long de l’avenue de la Pointe aux Chevaux vous découvrirez l'un des plus beaux panoramas de la région. D’ici vous aurez la plus belle vue sur ce lieu magique, le bassin s'y dévoile en majesté. Une photo incontournable ! Cette Pointe aux Chevaux, faisant saillie, empiétant sur le Bassin, rapprochait la côte de l’Ile aux Oiseaux, située juste en face. L’Ile aux Oiseaux se découvre de plusieurs manières : en kayak de mer, en bateau… Continuez vers les Réservoirs de Piraillan classée réserve naturelle classée. Ces anciennes réserves poissonneuses abritent aujourd'hui une faune et une flore variées, avec notamment de nombreux arbres centenaires. Le lieu est idéal pour une promenade au coeur de la nature.
Puis, arretez-vous dans le village du Canon, le village doit son nom à un canon datant du premier empire, , pièce d’artillerie d’une batterie installée à la Pointe pour prévenir toute tentative anglaise d’incursion dans le Bassin d'Arcachon.. En effet, il y a quelques années encore, sur la culasse, on pouvait distinguer, gravés dans l’acier une date, an 8, et un bonnet phrygien. Arrêtez-vous le long de la route ou sur le parking face à la mairie et descendez vers les cabanes en bord de bassin.
Le village du Canon abrite également un des plus jolis villages de pêcheurs de la presqu’île de Lège-Cap Ferret. Il faut impérativement flâner au long de la rue Sainte-Catherine du quartier des pêcheurs, bordée de typiques maisons de bois. Les cabanes ostréicoles colorées, l’allées principale parsemée de coquilles d’huitres, les mimosas en fleur, tout est là pour vous immerger dans un monde à part, le temps d’une dégustation d’huitres face
au Bassin. Le Canon possède également une jetée, d’où vous pourrez partir en navette ou bateau pour découvrir les trésors du Bassin d’Arcachon. Une petite plage est accessible à toutes les marées en plein milieu de la baie.
Isolé à l’écart de la route, le village de L'Herbe est sans doute le plus pittoresque de Lège-Cap-Ferret , il a gardé un attrait particulier. Dans le petit port d'ostréiculteurs de L'Herbe : une ancienne cantine itinérante qui suivait les forestiers sur leurs chantiers et qui s'y est sédentarisée, devenant un petit hôtel restaurant, et l'une des dernières cabanes de pêcheurs échouées avec la coque du bateau comme fondation. La prochaine étape, sera la chapelle Sainte-Marie-du-Cap, dite "villa algérienne" construite en 1885, de style mauresque. Sur le clocher de la chapelle se trouvent la croix et le croissant, symboles des cultes chrétien et musulman. Elle est l'œuvre de l'architecte Jean-Eugène Ormières et a été commandée par Léon Lesca, conseiller général de La Teste de 1873 à 1897, qui avait fait fortune en Afrique. Poursuivre vers le port de plaisance de La Vigne. Suivre la direction du phare de Cap-Ferret, du haut de ses 258 marches, 53 mètres de hauteur, il offre un panorama sur le bassin d'Arcachon, avec la Conche du Mimbeau, les parcs à huîtres, l’île aux Oiseaux, les Passes du Bassin, la Dune du Pilat et l’océan Atlantique.
Poursuivre vers la conche du Mimbeau, une longue langue de sable blanc avec sa végétation à la fois dunaire et lagunaire. Le blockhaus du phare construit en 1943, a été abandonné en 1947. Il constituait le logement des troupes allemandes. Ses visites se font aux heures d’ouverture du phare. Pour finir votre balade, cheminez jusqu'à la Pointe du Cap-Ferret, c’est la plage avec une vue privilégiée sur la dune du Pilat, et puis ce sont des dunes que l’on peut traverser grâce à un chemin long de près de 6 km. Il s’agit d’un sentier d’interprétation du paysage sur le thème de la mobilité. Nul besoin d'être un naturaliste confirmé pour s'émerveiller devant la beauté des paysages.