Châteaugiron recèle des trésors d'architecture à découvrir lors de votre visite, en flânant. Le fleurissement, l’espace naturel de la Glaume niché au cœur de la ville, l’étang lieu de repos et de détente contribuent à créer un écrin de verdure qui renforce le charme et l’identité de la Ville.
Le centre historique de Châteaugiron s'étendait entre le château et le Prieuré Sainte-Croix. Malgré les destructions opérées surtout au XVIème par les guerres de la Ligue et au XIXème, la disparition de la chapelle de la Trinitié remplacée par les Halles, la ville offre encore de beaux morceaux d'architecture.
Nous vous proposon de commencer votre balade par le Châteaux, profiter du parking du château pour stationner votre véhicule.
Edifié entre les XIIe et XVIIIe siècles, et classé par arrêtés du 9 mars 1931 et du 9 septembre 1993. Le Château de Châteaugiron constitue un des plus importants ouvrages fortifiés des marches orientales de Bretagne. De grands jardins furent aménagés à l'est et l'ancien châtelet d'entrée qui permettait l'accès au château depuis la ville fut lui aussi remanié dans un ensemble de bâtiments aujourd'hui disparus.
Plusieurs rues ont conservé des maisons anciennes, essentiellement à pans de bois et qui ont des façades très pittoresques. Certaines d'entres elles ont conservé leurs petites fenêtres d'origine à l'étage, surmontées d'une accolade. S'il n'existe pas de maisons à pans de bois de style Renaissance, on en rencontre beaucoup des XVIIème et XVIIIème siècles.
Quittez le château pour la ruelle Jeanne d’Arc. Cette ruelle, datant du 16ème siècle, est aussi appelée le « passage de l’Eglise ». En 1520, la chapelle castrale devient église paroissiale et la ruelle est alors percée pour relier cette dernière à la ville, afin que les habitants puissent se rendre aux offices. Cette ouverture sur l’extérieur fit de la chapelle le point faible de la forteresse défensive.
Non loin du château, dans la promenade du Puits Saint-Julien, des maisons typiques du Moyen-Age, situées sur d’étroites parcelles, subsistent au coeur du centre historique. Elles sont l’un des témoins encore visibles du type de construction et d’agencement de cette période (parcellaire en forme de lanières).
La rue d’Yaigne, du nom de la rivière qui la borde, est une des rues les plus anciennes de la ville. Depuis ce point de vue, vous pourrez observer la tour du Guet du château ainsi qu’un gâble sculpté du 15ème siècle.
Poursuivez dans le bas de la rue de la Madeleine. Cette longue rue en pente est également l’une des plus anciennes de la ville puisque sa création remonterait au 12ème siècle. On peut encore aujourd’hui observer ses maisons en pans de bois très caractéristiques, dont les plus anciennes sont datées
du 15ème siècle.
La rue de la Madeleine est une rue typique du Moyen Age. 47 maisons à pans de bois ont été recensées à Châteaugiron, dont 28 se trouvent dans la rue de la Madeleine. La maison urbaine des 15ème et 16ème siècles a une architecture à pans de bois de structure apparente. La technique utilisée est celle dite «à bois courts ». Les maisons de marchands de toile liées à l’industrie des toiles sont attestées depuis la fin du 15ème siècle.
Trois maisons situées rue de la Madeleine conservent de cette période ou du début du 16ème siècle des blasons en bois correspondant à des marques de marchands toiliers.
Maison du XVIIIe siècle, Adresse : 39, rue de la Madeleine. Le rez-de-chaussée en pierre enduite, l'étage à pans de bois et le comble brisé de cette maison sont caractéristiques du XVIIIe siècle. Le pan de bois était sans doute enduit aussi à l'origine : il n'a ici, contrairement à l'architecture à pans de bois des XVe et XVIe siècles, aucune fonction décorative, mais une fonction structurelle. Au rez-de-chaussée subsiste le décor en bois peint d'origine..
Maison ancienne de Châteaugiron, Adresse : 35, rue de la Madeleine. La façade de cette maison, l'une des plus anciennes de Châteaugiron, est caractéristique des maisons à pan de bois de type gothique par son encorbellement avec sablières et entretoises chanfreinées, supporté par des pigeâtres sculptés, ses portes et fenêtres à accolade et son décor en croix de Saint-André.
Dans la Rue de la Madeleine, on trouve ainsi la maison des Quatre-Vents, la maison du Pot d'Etain, la maison du Chêne vert, ou la maison du Grand Veneur. Le promeneur peut ainsi les découvrir au hasard du chemin. La pierre est plus rare dans les maisons de Châteaugiron.
Trois rues dont les noms vous permettron d’en apprendre davantage sur la ville et son passé. La rue Saulnerie rappelant la production du sel, la rue Rouairie remémorant une ville fabricante de toiles de chanvre et la rue Sainte Barbe, du nom de la Sainte patronne protectrice du feu, dont la sculpture orne une des maisons.
Maison "de la Corne de Cerf", Adresse : 8, rue Saulnerie. Cette maison comporte deux aspects très différents. Côté rue, la façade est construite en pierre, avec des marques de marchand sculptées. Le pignon est en pan de bois avec un encorbellement sous lequel sont sculptées deux têtes de cerf. En 1750, la maison, dite « de la Corne de Cerf », appartient à Anne-Françoise Burel, qui la loue à trois particuliers. Elle possédait au rez-de-chaussée une salle basse, une autre salle, une cuisine, un office, un cellier et un vestibule, d'où montait l'escalier desservant les trois chambres, les deux cabinets à l'étage et les combles.
Vous arriverez a la place des Gâtes où se trouve l’Eglise Sainte Marie-Madeleine. L’église Sainte Marie-Madeleine, située sur la place des Gâtes, est une construction néogothique qui date du 19ème siècle. Elle est l’oeuvre d’un architecte vivant à Châteaugiron, Aristide Tourneux, et fait office d’église paroissiale lorsque la chapelle castrale devient trop petite. On peut observer sur son clocher d’étonnants « chats au giron ».
Jusqu'en 1998, l'Eglise abritait aussi la statue de Saint-Roch, réalisée par le sculpteur castelgironnais Pierre Gourdel, malheureusement détruite par la chute du clocher suite à la tempête du 2 janvier 1998.
Après votre visite de l'église Sainte Marie-Madeleine, admirer le manoir de la Pince Guerrière rue du Prieuré,. un Manoir de caractère, fidèle au style des demeures de la noblesse bretonne, il date du 15ème siècle et fut construit sur la construit sur la demande d’une famille d’écuyers, les Déelin, à laquelle il a appartenu jusqu’au 17ème siècle.
Poursuivez votre parcours touristique vers l’ensemble Sainte Croix. Du prieuré du 12ème siècle à l’établissement scolaire qu’il est actuellement, l’ensemble Sainte Croix est passé par diverses transformations selon l’usage qu’on a voulu en faire : église, couvent, fabrique de toiles et petit séminaire. Ce bâtiment porte une histoire riche et singulière dans la petite cité de caractère de Châteaugiron.
Suivez la direction des Halles (la médiathèque), construites en 1858 à l’emplacement de l’ancien couvent des Ursulines, les Halles deviendront centre culturel en 1986 avant d’occuper, après rénovation, leur fonction actuelle de médiathèque.
la cité médiévale de Châteaugiron, qui accueillait quatre foires annuelles en plus de son marché hebdomadaire, avait grand besoin de nouvelles halles au XIXème siècle. En 1858, la commune acquiert les terrains et bâtiments situés au centre de la ville appartenant à la communauté des Ursulines parties à Sainte-Croix, ainsi que la Chapelle de la Trinitié.
La base des piliers est en granit et le reste en pierre calcaire, à l'exception des voûtes des arcades latérales, en brique. Des céréales, des toiles et des fils y étaient vendus à l'occasion du marché hebdomadaire du jeudi et des foires annuelles.
Les matériaux provenant de la démolition servent à la construction des nouvelles Halles, terminées en 1859, sur des plans dessinés par l'architecte Aristide Tourneux (le même qui dessina l'église en 1862). Le bâtiment central, surmonté d'un grenier pour le stockage des céréales, est destiné aux marchands forains et à la vente de toiles, alors que les appentis latéraux abritent le marché aux grains. Après la guerre, les Halles resteront inoccupées pendant longtemps puis abriteront un parking.
En 1986, la municipalité décide de les restaurer et de remettre en valeur la place qui l'entoure. Les Halles deviennent alors Centre Culturel, abritant la Bibliothèque, le CyberEspace et des salles réservées aux associations. En 2003, les Halles abritent entièrement la Médiathèque.
Vous arriverez dans le haut de la rue de la Madeleine, suite de la rue de la Madeleine où l’on découvre à nouveau de vieilles maisons à pans de bois pleines de charme, telles que la maison du « Pot d’étain » au numéro 28 (15ème et 16ème siècles), l’Auberge du Cheval Blanc (17ème et 20ème siècles), ou encore la maison du « Grand Veneur » au numéro 20 de la rue (16ème siècle).
Maison à encorbellement, Adresse : 28, rue de la Madeleine. La façade étroite, en encorbellement, de cette maison à pan de bois comporte à l'étage un décor de croix de Saint-André. Sur l'un des pigeâtres subsiste un écu sculpté, probablement la marque d'un marchand.
Maison "du Chêne Vert", Adresse : 20, rue de la Madeleine. La maison en encorbellement possède des pigeâtres, des sablières et des entretoises moulurés. Le décor en feuilles de fougères à l'étage est courant pour les maisons de l'époque. En 1808, la bâtisse abrite l'Auberge du Chêne Vert.
Vous voilà au parking des douves, l’ancienne gare de Châteaugiron était située à l’emplacement actuel du parking des douves. A partir de la fin du 19ème
siècle et durant 50 ans, le tramway qui assurait la liaison Rennes/La Guerche-de-Bretagne passait alors par la ville de Châteaugiron.
Suivez le boulevard du château, ce boulevard, ancien passage pour le tramway, propose un autre point de vue du château, mettant davantage l’accent sur la fonction de défense de la forteresse médiévale.
Votre balade arrive à l'Yaigne où se trouve le moulin Mal y passe. Au-dessus de l’Yaigne se tenait un moulin à eau dont le passage était, d’après les dires, plutôt difficile à traverser. Le moulin qui a appartenu au château, marquait l’une des entrées de la ville.
En bordure de l’Yaigne, sur ce joli coin d’herbe se trouvent trois témoins historiques de la vie à Châteaugiron pour finir ce circuit touristique : un pressoir apparemment destiné au meulage de céréales, un lavoir datant de l’entre-deux guerres et l’ancien hôpital Saint Nicolas (sans doute fondé 13ème siècle), une chapelle abritant aujourd’hui un atelier de sculpture.
L'Ancien hôpital Saint-Nicolas Adresse : 24, rue Général-de-Gaulle, Probablement créé au XIIIe siècle par les seigneurs de Châteaugiron, cet ancien hôpital est mentionné comme « ospital et aumousnerie de Saint-Nicolas » au temps de Jean de Derval, seigneur de Châteaugiron, dans le troisième quart du XVe siècle. Il abrite le logement de l'aumônier, Guy de Bourgon à cette époque.
L'érection de l'aumônerie en bénéfice ecclésiastique transforme l'hôpital en prieuré sous l'Ancien Régime. Jusqu'à la Révolution, le prieur et les paroissiens entretiennent des relations difficiles, ces derniers souhaitant que l'hôpital « dont la salle abrite six couchettes garnies de paillasse en 1666 » reste en service. En 1888, des travaux de réparation assez importants entraînent le remaniement des portes et des fenêtres.
Dans le bâtiment de l'hôpital lui-même subsiste une cheminée ancienne. L'hôpital abrite désormais un atelier de sculpture.
Le Lavoir de la Roche à Châteaugiron, ce grand lavoir, le plus important de la commune pendant plus de deux siècles, est construit selon un plan rectangulaire. Il est couvert sur les quatre côtés, la couverture en ardoise et la charpente reposant sur des poteaux en bois disposés en quinconce. Les lavandières se tenaient sur le pourtour, sur les grandes plaques en schiste protégées par un muret.
C'est en 1724 que Jacques-René Le Prestre de Lézonnet, baron de Châteaugiron, propriétaire de la métairie et des terres de La Roche, autorise les paroissiens à construire un lavoir, simplement clos par un mur, à proximité de la fontaine de La Roche. En 1741, le seigneur de Châteaugiron prend à sa charge les travaux de maçonnerie et de pavage du lavoir.
En 1879, l'édifice est agrandi et en 1928, il adopte son aspect définitif, avec la mise en place de la couverture.