Le château de Comper est situé dans le Morbihan à la lisière de la forêt de Paimpont, à trois kilomètres à l'est du bourg de Concoret en Bretagne.
Le château-fort de Comper d'origine bénéficiait d'une protection naturelle assurée par l'étang situé à proximité, au nord de la forêt de Paimpont. Peu de traces de l'époque féodale subsistent, le manoir Renaissance ayant été reconstruit au cours du XIXe siècle.
Le site serait lié à la légende arthurienne, comme étant le logis de la fée Viviane. Le centre de l'imaginaire arthurien y expose ses travaux. L'enceinte, le manoir, la cour, la digue et les douves sont classés Monuments historiques.
Le château de Comper aurait appartenu à Salomon, roi de Bretagne au IXe siècle mais le château n'entre véritablement dans l'histoire qu'avec les barons de Gaël-Montfort, dont le premier a été Raoul, compagnon de Guillaume le Conquérant avec lequel il a combattu à Hastings. il a connu diverses destructions et reconstructions au fil de son histoire.
Dès le XIIIe siècle, le château de Comper est considéré comme l'une des plus fortes positions de Haute Bretagne. Il a été le théâtre de nombreux combats et est passé aux mains de plusieurs familles.
Au milieu du xixe siècle, il ne restait que des ruines du château de Comper : la tour fendue, les ruines noircies par le feu d'un effet si pittoresque, au bord occidental de la vaste forêt de Paimpont.
La maison d'habitation seigneuriale, un double manoir de style Renaissance daté du xve siècle et incendié en 1790, remarquable pour ses nombreuses cheminées et sa charpente, fut restaurée au xixe siècle10, puis reconstruite à la fin du même siècle par M. de Charette.
En 2010, il y a désormais peu de traces de la forteresse médiévale, hormis les remparts qui entourent le manoir, deux courtines, la poterne et une grosse tour, dite la « tour Gaillarde ». Une seule route permet d'accéder au site.
Le château, à l'origine à peu près carré, se composait de quatre tours d'angle, reliées entre elles par de hautes murailles. À la porte d'entrée : une herse et un pont-levis. Aujourd'hui, un chemin enjambe les douves asséchées par le manque de pluie.