Sauzon, un petit port de pêche, situé au nord-ouest de Belle-Ile-en-Mer, il fait partie des beaux villages de France. En effet, Il est est arrivé 4e au classement des plus beaux villages de France dans l'émission de Stéphane Bern en 2014. toutefois, il ne fait pas parti du label "Plus beau villages de France".
Composé de maisons blanches aux volets colorés entrecoupées de ruelles qu’immortalisent dans leurs ?uvres, les peintres et photographes à cause de son charme particulier, ses couleurs aux teintes pastel et la longue ria plus d’un kilomètre de long qui remonte vers le vallon.
La bourgade a vraisemblablement été créée par des émigrés venus de Grande Bretagne, dans les premiers siècles de notre ère. Le village, en hommage au roi Louis-Philippe, prendra le nom de port Louis de 1841 à 1895. La route qui borde la ria contourne le petit mouillage de Pen Prad et conduit à la charmante place de l’église Saint Nicolas.
Bien abrité des vents dominants, le port accueillit les premières conserveries de poissons, à partir de 1843. Aménagé pour recevoir la plaisance il conserve des places pour quelques bateaux de pêche dont les produits sont proposés à la vente sur le quai.
L’été, c’est un bourg actif entièrement tourné vers la mer au rythme des marées. Dans la soirée, les chalands et les plaisanciers déambulent sur les quais bordés de restaurants, crêperies, boutiques…L’atmosphère est souvent d’une douceur incomparable. Hors saison, lorsque le brouhaha confus et bon enfant de l’été s’en vont, que le soleil de l’automne découpe les formes et fait ressortir la teinte pastel des maisons, il y a un rapport au temps que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
La plus grande plage se trouve au sud-est de Belle-Ile-en-Mer, la Plage des Grands Sables, vous trouverez plusieurs autre petites plages le long de la côte nord-est de l'île. Bien que des petites plages se trouvent également le long de la Côte Sauvage.
A la pointe nord-ouest de Belle-Ile-en-Mer vous pouvez admirer le vieux phare à la Pointe des Poulains, ainsi que le fort qui a été acheté et rénové par Sarah Bernhardt, une très célèbre actrice du 19 ème siècle. La pointe des Poulains est située à l’extrémité nord-ouest de Belle-Île-en-Mer, sur la commune de Sauzon. En breton « Beg-er-Bolenn » la pointe des roches isolées était le premier nom de la pointe, francisé en pointe des Poulains.
Avant d’y parvenir, on passe devant la propriété de la grande tragédienne, Sarah Bernhardt. Venue faire un tour sur l’île avec son ami le peintre Georges Clairin, en 1894, elle décida sur un coup de c?ur d’acquérir un fortin que l’armée mettait en vente. Elle y passera les trente derniers étés de sa vie toujours entourée de sa famille et ses amis. Elle fera construire pour eux les villas des cinq parties du monde et Lysiane, prénom de l’une de ses petites-filles. Appréciée des bellilois qui l’appelait la « bonne dame de Pen-Hoët ». Nom de sa dernière demeure rasée par les allemands pendant la seconde guerre mondiale, sa mort en 1923 les attristera donnant lieu à des belles manifestations d’affection.
Le fortin ainsi que les deux villas ont été restaurés par la Collectivité belliloise et le Conservatoire du Littoral offrant l’évocation de la grande tragédienne dans une muséographie particulièrement intéressante.
A la Pointe des Poulains, site naturel magique, le paysage se livre à la magie de l’océan : le croisement des « coureaux » de Belle-île-en-Mer et de la rade paisible du Palais, avec l’agitation permanente de l’océan dans ce site, donne à cet endroit des courants violents qui fascinent et effraient lors des tempêtes. Accessible après 15 minutes de marche depuis le parking de l’entrée, on y accède par la plage, quand la mer est assez basse ou à pleine mer par marée inférieure à 70 uniquement.
Situé à l'extrémité ouest de l’île, le phare des Poulains est partiellement visitable, une exposition sur la gestion des espaces naturels est accessible en journée en visite libre, il est automatisé et contrôlé depuis le phare de Goulphar. Le bâtiment mesure 18 mètres de haut ; 32 m² de panneaux solaires intégrés dans le toit alimentent sa lampe à halogénure et un parc de batteries lui permet de rester autonome durant dix jours sans soleil.
Par temps clair, la vue s'étend jusqu'à l'île de Groix, Lorient et embrasse toute la baie de Quiberon. Si vous avez le temps de rester plusieurs jours sur l'île il y a un chemin côtier pour suivre toute la côtes de l'île. Une randonnée qui prend environ une semaine à faire, mais si votre temps est limité, vous pouvez suivre une partie de la promenade le long de la Côte Sauvage.
Port Donnant, sur la côte sud-ouest, est un site remarquable comme Port-Goulphar un peu plus loin vers le sud-est, les deux sont dans des endroits spectaculaires avec des falaises et des rochers offrant de belles vues côtières à travers les mers turquoises. Les aiguilles rocheuses de Port-Coton, près du phare, sont particulièrement pittoresques et Monet les a peint de nombreuses fois.
La visite de cette pointe avancée permet de découvrir la sinuosité de la côte, îlots et rochers de toutes formes dont les aiguilles de Port Coton. Leur appellation vient de l’écume fouettée qui, par gros temps, forme de gros flocons mousseux semblables à du coton.
Le peintre Claude Monet, qui habitait à Kervilahouen, à deux pas de là, a révélé en quelques toiles célèbres la beauté de ces roches dentelées. Il devait à l’origine séjourner juste deux semaines sur l’île, fasciné par la beauté des paysages, il restera deux mois. En impressionniste, il travaille dans la nature, face à l’océan, subissant les assauts du vent et de la mer. Les couleurs sont difficiles à rendre sur la toile, les bleus et les verts tranchent avec les tons qui lui sont familiers. Il peint la tempête avec une large touche nerveuse qui choquera les critiques lorsqu’il exposera l’année suivante.
Il réalise 39 toiles de la côte sauvage avec trois sites privilégiés : Port Coton : les pyramides et le rocher du Lion, Port Domois et le Port de Goulphar.
Pas loin des aiguilles, le petit bâtiment blanc, situé sur la falaise, abritait la sirène de brume de Belle-île-en-Mer. Actionnée depuis le « Grand Phare », grâce à une liaison électrique et une canalisation d’air comprimé enterrée à un mètre de profondeur, elle avertissait les navigateurs, par mauvais temps, de la proximité des falaises. En 1935, deux murs sont ajoutés à la construction pour étendre la portée du son. Ils ont aujourd’hui disparu.
Plusieurs blockhaus sont encore bien conservés dans ce secteur, ils datent de l’occupation allemande. Le site abrite un écosystème rare et protégé. Les landes rases à bruyère vagabonde sont une association végétale unique en Europe : les bruyères vagabondes, ciliée et cendrée, se mélangent à l’ajonc maritime dont les fleurs jaunes sentent la noix de coco. C’est un milieu très rare et Belle-Île concentre 80% des surfaces européennes de cet écosystème.
Vous noterez également les plantes variées sur Belle-Ile-en-Mer. L'île a un microclimat protégé qui permettre aux plantes méditerranéennes poussent très bien, et Belle-Ile est nettement plus chaudes que la France métropolitaine à proximité.