Cette vaste plaine alluviale de 750 km² forme un triangle avec à son sommet Arles et à sa base le littoral depuis Les Saintes-Maries-de-la-Mer jusqu’aux Salins de Giraud. Miraculeusement préservé, ce site unique en Europe est couvert de prairies, d’étangs, de marais, de rivières et de salines. Vous y découvrirez de grands élevages de taureaux et chevaux : les manades, les cultures sont ici essentiellement le riz et le blé.
A travers le Parc Régional de Camargue, 86.000 hectares sont consacrés à la protection du milieu naturel et des espèces. Armés de jumelles et d’un peu de patience, vous apercevrez sans peine hérons, aigrettes, canards et bien sûr flamants roses.
La Camargue à cheval, c’est le moyen rêvé pour découvrir les coins les plus reculés de cette terre sauvage et si poétique. A pied ou à vélo, c’est aussi un vrai bonheur, les routes sont plates et près de 20 km sont fermés aux voitures depuis les Saintes-Maries-de-la-Mer jusqu'aux Salins de Giraud.
Bordée de 60 km de plage de sable fin, la Camargue fera aussi le paradis des amateurs de bains de soleil. Au Sud des Salins de Giraud, vous trouverez la Plage de Piémançon, ou plus à l’Ouest la plage Beauduc ou encore la plage Pertuis de la Comtesse : plage de naturiste.
Ce pays est aussi riche d’un prestigieux patrimoine à travers de nombreux joyaux d’architecture et musées que vous découvrirez à Arles, ville d’art et d’histoire, ville de lumière...c’est ce même décor qui inspira près de 300 toiles et dessins à Van Gogh. Mélange d’atmosphères et de cultures, la Camargue est une terre qui aime la fête.
Féria, festival, pèlerinage, fête du riz, fête du cheval, corso, corrida... Ici flamenco, gitans, guitares et ambiance tziganes se mêlent aux traditions gardanes où arènes, arlésiennes, manadiers et gardians ne manquent pas une occasion pour se faire beaux.
Forte d'une multitude de paysages, la Camargue fascine toujours autant les amoureux de nature. Loin des plages bondées et des villes envahies par les constructions en béton, c'est une sorte de "retour aux sources" que l'on va y chercher. En harmonie avec la nature, on retrouve en Camargue le calme et la sérénité si rares de nos jours.
Votre séjour en Camargue : visites de musées ou d’espaces naturels, balades à pied ou à cheval entre mer et étangs, route touristique ou repos sur les plages… à vous de composer votre visite en gardant toujours à l’esprit que la préservation de la beauté de la Camargue vous appartient aussi
Depuis la plus haute antiquité, la Camargue représente une porte ouverte sur la Gaule pour toutes les influences étrangères. Mais comme tous les deltas connus alors, il est appelé par Hésiode l'une des trois bouches de l'enfer avec le Rhin et le Pô.
L'occupation de la Camargue est antérieure à celle des Romains. Les Grecs et les Ligures ont colonisé les lieux bien avant. Les Sarrasins se seraient installés au IXe siècle mais aucune trace historique ne subsisterait de leur passage. Après cette période, on atteste d'une population de 170 chefs de familles à la Villa de Mar : les Saintes-Maries-de-la-Mer, en 1286. Toutefois, le village construit en bois aurait brûlé au XIVe siècle.
Le pays Camarguais est composée de deux parties : le nord avec des terres agricoles et le sud composé de marais et de plans d'eau salée qui forment un écosystème particulier. C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz et d'exploitation du sel (marais salants). Cette faune et flore particulière a entrainé la création d'une réserve naturelle nationale sur 13 117 hectares (1927) et d'un parc naturel régional sur 30 000 hectares (1970).
On distingue 3 parties :
- la Petite Camargue à l'ouest du Petit-Rhône (altitude moyenne : 0 à 1 mètre) ;
- la Grande Camargue, entre les deux bras du Rhône (entre 0 et 5 mètres) ;
- le Plan du Bourg, à l'est du Grand-Rhône (entre 0 et 5 mètres).
En son centre se trouve l'étang du Vaccarès, la partie située le long de la mer est bordée d'étangs salés.