Mende (Km 0), ancienne capitale du Gévaudan, ville-porte des Causses et Cévennes située en plein coeur de la Lozère sera le point de départ pour cette traversée de la Lozère. Mende dispose d'un patrimoine culturel et architectural d'interêt, témoin de l'époque prospère liée à la papauté.
En traversant les étroites ruelles de cette jolie petite cité, vous découvrirez un riche bâti avec ses maisons à colombages, hôtels de la Renaissances, églises et chapelles..., des petites places aux charmes discrets ainsi que de nombreuses portes anciennes. Sa cathédrale gothique Notre-Dame et Saint-Privat. Le pont Notre-Dame est l'un des symboles de la ville. Il n'a jamais été emporté par les crues pourtant fréquentes à Mende.
Après vos visites de Mende prendre la direction Bagnols-les-Bains par la N88 puis la D901 (19,4 km). Sous l'Empire Romain, Bagnols-les-Bains fut l'une des plus célèbres "aquae calidae" citée sur la fameuse carte de Pottinger. Lors des importants travaux effectués dans les thermes en 1764 par le Comte de Morangies furent découvert une quantité de briques romaines.
Poursuivre vers Le Pont-de-Monvert par la D901 et la D20 situé sur le versant méridional du Mont Lozère, le village de Pont-de-Montvert est traversé par le Tarn qui prend sa source sur les hauteurs de la commune, non loin du hameau de l'Hôpital. Au sud du village commence le massif du Bougès.
Le charme des maisons de granit et les piscines naturelles formées par le Tarn font du village du Pont-de-Montvert, le lieu idéal pour une escale. Le Pont-de-Monvert possède un temple et une église. Admirer le Pont de Montvert, au sud de la commune, le château de Grizac date du XIIIe siècle.
Prendre la direction Cocurès par la D998 (65 km), commune du Massif central prés du mont Lozère. Bédouès-Cocurès se découvre au détour d’un virage
avec le majestueux château de Miral, le visiteur sera également en mesure de se laisser surprendre à chaque coin de rue par des indices qui lui révèleront le riche mais discret patrimoine de Bédouès-Cocurès.
Suivre la direction d'Ispagnac via la N106 (76,8 km). Du pont du Tarn à Ispagnac, sur une douzaine de kilomètres, la rivière du Tarn contourne le Méjean pour aller à la rencontre du Sauveterre. Ce n'est pas encore les gorges, mais cela les annonce et les prépare.
Le village d'Ispagnac est nichée au creux de son vallon, au milieu des cerisiers, pêchers, abricotiers, amandiers, pommiers, poiriers, fraisiers sans oublier la vigne qui habille ses pentes, striant les coteaux de bancels, de murs en pierre sèche...
Les incontournables de cette étape : visite du vieux bourg avec le sentier d'interprétation et visite guidée sur demande à l'office du tourisme. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Ispagnac, d'une d'architecture romane datant du XIIe siècle et XVe siècle, le Couvent des Ursulines et le château de Rocheblave près du hameau de Molines. L'usine d'embouteillage des eaux de Quézac peut aussi se visiter.
Fin de cette première étape de cette route touristique "Au fil de la Lozère". (76,8 km).
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 entre Mende et Ispagnac.
Poursuivre vers le village de Sainte-Enimie par la D907 bis (94,4 km), classé parmi les plus beaux villages de France. D'aspect médiéval, vous pouvez déambuler dans les vieilles ruelles pavées en galets du Tarn et en passages voûtés, parsemée de larges escaliers et de jolies terrasses qui participent généreusement à son charme.
Vous croiserez les maisons anciennes et les placettes restaurées qui ont permis au village de retrouver son aspect médiéval. De son ancien monastère vous pouvez voir le réfectoire, belle salle capitulaire romane. L'église romane Notre-Dame-du-Gourg, du XIVe siècle, a subi quelques transformations. Admirez la belle voûte de son abside et la statue de sainte Anne, côtoyant des céramiques contemporaines illustrant l'histoire de la fondation du bourg.
A Sainte-Enimie prendre la direction de La Canourgue par la D998 (120 km). Ce qui caractérise La Canourgue, ce qui en fait le charme, c’est l’homogénéité de ses constructions : maçonneries en pierres calcaires irrégulières, souvent non crépies, toits en lauzes de schistes, lucarnes à capucines, encadrements de portes et de fenêtres en pierres taillées de grés rosé ou ocre.
C'est une ville atypique construite en suivant le cheminement d'un cours d'eau. On peut flâner sans but et déambuler dans les rues au détour desquelles le patrimoine historique se dévoile. On peut apprécier les ruelles pavées, les passages voûtés et les maisons étroites, témoignage de l’ancien parcellaire urbain de la cité. Jusqu’en 1770 le bourg ne s’est développé qu’à l’ombre de ses remparts entre l’église et le château.
Après cette pause à La Canourgue, direction Le Monastier via la D809 (139 km), La localité actuelle du Monastier, est née à l’époque romane de la fondation d’un prieuré bénédictin sur la rive droite de la Colagne. L'église primitive Saint Sauveur a été construite entre 1090 et 1095. L'église du Monastier est vieille de 10 siècles d’histoire. A voir le viaduc de la Colagne de la RN 88.
Continuez vers Les Salces par la D56 (147,5 km), deux routes permettent actuellement d'accèder au village en voiture. Bien que légérement étroites, elles sont ombragées sur le tout long par le jonchement de chataigniers, ce qui fait de la montée aux Salces une promenade fort agréable lorqu'il fait beau. La commune s'étend sur le versant sud de la montagne du Mountasset.
Poursuivre vers Nasbinals via la D52 (169,5 km) située sur le plateau au pied du col d'Aubrac et à deux pas des lacs de l'Aubrac mais qui ne renie pas pour autant son attachement au Gévaudan. L’église Sainte Marie de Nasbinals est aujourd’hui un des fleurons de l’art roman en Aubrac. Elle est remarquable par la polychromie de ses matériaux, son clocher octogonal et la voûte de la nef en ogive.
Fin de cette deuxième étape de cette route touristique "Au fil de la Lozère" (169,5 km).
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 entre Ispagnac et Nasbinals.
Après Nasbinals prendre la direction Aumont-Aubrac par la D987 (192,4 km), situé entre Aubrac et Margeride, en Terre de Peyre à 1040 mètre d’altitude. Le bourg d'Aumont-Aubrac, autrefois fortifié, conserve des maisons des XVIe et XVIIe siècles, façades de pierre de taille, avec pour certaines des rez-de-chaussée voûtés s'ouvrant en arceaux.
Située sur la via Podiensis, des chemins de Compostelle, Aumont-Aubrac est une incontournable étape de la traversée des monts d’Aubrac. On y vient de Saint-Alban-sur-Limagnole, la prochaine commune étant Malbouzon.
Prendre la direction de Saint-Chély-d'Apcher via la D809 (202,1 km), blotti entre le plateau de l’Aubrac et le massif de la Margeride. Ancien fief de la baronnie d'Apcher, la ville fut le siège d'une importante bataille au cours de la fameuse guerre de Cent ans.
De nombreux sites patrimoniaux sont à découvrir pour cette étape à Saint-Chély-d'Apcher : en plus de quelques monuments à l'architecture typique de cette partie de l'Occitanie, on découvre la croix des Anglais, le donjon, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, la mairie, la fontaine des Asniers au bas de la ville, la place du marché, le Château de Billières bâti aux alentours de 1450 ...
Quittez Saint-Chély-d'Apcher, pour suivre la direction Rimeize par la D806 (208,8 km). Le village de Rimeize nous dévoile son charme le long du cours d’eau du même nom qui rejoint peu après la Truyère et le Chapouillet.
Poursuivre vers Saint-Alban-sur-Limagnole via la D987 (218 km). Situé en plein cœur du Massif de la Margeride. Identifié comme l’un des plus grands massifs granitiques d’Europe, le paysage de la Margeride est jonché ça et là de chaos rocheux, petits amas pittoresques à l’équilibre parfois précaire, formés par l’infiltration de l’eau dans la roche.
Dominé par un château, Saint-Alban-sur-Limagnole est traversé par le chemin de Saint-Jacques de Compostelle GR65 tout près de la réserve des bisons d'Europe de Sainte-Eulalie. Dans le bourg, au bord de la route, une très belle église romane du XI siècle dédiée à saint Alban, premier martyr d'Angleterre...
Direction à présent vers Saint-Denis-en-Margeride par la D4 et la D58 (230,2 km), les nombreux cours d’eau qui serpentent à travers le territoire de la Margeride en font un véritable paradis pour les pêcheurs.
Traversez La Villedieu via la D5 (235,6 km) pour arriver à Châteauneuf-de-Randon par la D34, puis la D985 (256,6 km). Situé sur un promontoire rocheux qui domine le carrefour de la N88 et de la D998. Situé en plein coeur de la Margeride, dans le Haut-Gévaudan,, le village de Châteauneuf-de-Randon est riche en histoire entre l'invasion des anglais, la guerre des religions et le grand connétable de France.
En flanant dans Châteauneuf-de-Randon, ne manquez pas d'admirer l'église Saint-Etienne du XIXe siècle, d'aller découvrir la vue incroyable et panoramique proposée par le calvaire. Ce dernier se situe à l'emplacement de l'ancien donjon principal et la tour de guet de la citadelle.
Prendre la direction de Mende pour finir cette route touristique à travers la Lozère via la N88 (285,8 km).
Fin de cette troisième étape de cette route touristique "Au fil de la Lozère" (285,8 km)
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 3 entre Nasbinals et Mende.