A l’intérieur, les tableaux qui ornent l’église sont des copies peintes par un des membres de la famille de Chemellier, contemporain de David d’Angers. Le plus remarquable, situé face au monument aux Morts de la guerre 14-18, représente le vieil Eléazar qui, pendant la persécution d’Antiochus Epiphane,
refuse de manger la viande offerte aux idoles. (Vie des martyrs juifs).
Notons les statues de Ste Jeanne d’Arc, de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, de Ste Anne, de St Aubin, enfin celle de St Joseph artisan, sculptée dans une poutre de pressoir. La statue qui se trouve à gauche en entrant représente l’abbé Pinot, massacré pendant la Révolution.
La chaire date de 1804, son abat-son permet à la voix de se faire entendre dans toute l’église.
Passant par les portes biaisées , réouvertes il y a peu de temps, observez, à droite, des graffitis du XVème siècle. L’un d’eux « DOULCE JEANNE » ferait-il allusion à la venue de Jeanne d’Arc dans la région ? Remarquez le dallage primitif de l’église. A gauche, une dalle d’ardoise masque l’entrée de sépultures. Il y en a environ 70, de laïcs et de clercs, qui ont bien mérité de l’Eglise.
Un beau baptistère en grès, visible près de l’autel de la Vierge, date du XIIIème siècle. Le chœur entoure un maître autel de style Louis XIV, en forme de tombeau, édifié au XIXème siècle, identique à celui de Mazé. Au fond du chœur, s’ouvre une chapelle italienne ornée d’une Assomption exécutée, elle aussi, au XIXè siècle.
Remarquables, les quarante stalles en chêne sculpté du XVème siècle, avec leurs miséricordes « feuillages-animaux-personnages » méritent qu’on les détaille ; parfaitement conservées elles réjouissent par leur humour et rappellent l’importance du Chapitre de Blaison. Elles sont, ainsi que la collégiale, classées Monument historique.