Vous arrivez à Collobrières par les routes touristiques du Massif des Maures serpentant au milieu des châtaigniers et des chênes-lièges ou par la route principale longeant la rivière et bordée de vignes classées AOC Côtes de Provence. Collobrières est entouré de vignes et dominé par une profonde forêt de châtaigniers et de chênes-lièges. Ce Village de charme niché au creux d’un méandre du Réal Collobrier au cœur du massif des Maures, s’intègre naturellement au coeur de paysages splendides. Au sud de la N7, au niveau du Luc en Provence (30 km), il faut prendre la N97 jusqu'à Gonfaron (20 km) puis la D39. Ou entre Cuers (sur l'A57) et Saint-Tropez (36 km) par la D14. En empruntant les routes secrètes menant à Collobrières, vous profiterez d’un tout autre rythme, loin de l’agitation des grandes villes.
La commune tirerait son nom (originel en latin et provençal) d'un animal figurant en bonne place sur les armoiries de la ville : la couleuvre. C'est ici qu'a été recensé le plus grand nombre de sites mégalithiques de la région. Fondée au XIIe siècle autour d'une enceinte médiévale aujourd'hui disparue, le village s'est développée grâce à l'exploitation de ses forêts avec ses scieries, ses usines de fabrication de bouchons de liège et de son sous-sol avec ses mines de plomb, de cuivre et de fer.
Collobrières a bien des trésors à vous révéler au détour de ses ruelles en calades (ruelles dont la chaussée est couverte de galets). Après avoir stationné votre véhicule, dirigez-vous vers l'Office de Tourisme de Collobrières, situé Avenue Charles Caminat. Commencez votre promenade dans ce joli village de caractère, qui a su conserver toute son authenticité, en prenant la direction de la place du 2 Décembre. Traversez la rue Grammont, puis engagez-vous dans la rue Raspail. Poursuivre sur votre gauche dans la rue Marat. Lors de votre déhambulation, admirez les rues escarpées jalonnées de maisons aux façades orangées, les places, les terrasses ombragées et les calades.
Au bout de la rue Marat, prendre à droite la rue Voltaire, puis sur votre gauche la rue Garibaldi et enfin suivre la rue Béranger jusqu'à la place Rouget de l'Isle. Cette place correspond à la cour de l'ancien château, sur laquelle se tenait "le barda", lieu où l'on pratiquait le troc. Au centre, se trouvent les vestiges d'un puits profond de 24 m. A présent suivez la ruelle Christophe Colomb en direction des ruines de l'Eglise Saint-Pons. Elle porte le nom du Saint patron du village. Perchées sur un promontoire rocheux dominant toute la vallée, l’église Saint-Pons domine le village médiéval et offre un panorama sur la boucle du réal Collobrier, et la Chartreuse de la Verne.
L'église Saint-Pons, emblème de Collobrières fut édifiée à partir du XVIe siècle sur l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale Santa Maria probablement construite au XIe siècle. Elle fut désaffectée au XIXème siècle après la construction d'une nouvelle église de style néo-gothique dans le village. Cette chapelle se composait d'une nef centrale à 3 travées se terminant par une abside à pans coupés et de 2 collatéraux construits en plusieurs campagnes. L'ensemble était voûté de croisées d'ogives. Le clocher a presque complètement disparu. Il s'élevait entre le chœur et le collatéral droit. Sa cloche est visible dans le hall de la mairie. A côté de l'Eglise Saint Pons se trouve une table d'orientation. Afin d'arrêter l'outrage du temps, il a été décidé de cristalliser le vieil édifice et de réaliser des jardins sur les ruines du village moyenâgeux.
Profitez des Sentiers Botanique et Découverte, pour une promenade bucolique. Vous prendrez plaisir à vous rendre vers l'église Notre-Dame des Victoires, place Charles de Gaulle. Cette belle balade dans le village permet de découvrir son histoire et une grande part de son patrimoine. Attardez-vous au niveau de l'église Saint Cœur de Marie dite aussi Notre-Dame des Victoires, de style gothique, érigée de 1875 à 1878 pour remplacer l'église Saint-Pons. Lumineuse, l'église possède une grande nef, une abside polygonale et son chœur est entouré de belles boiseries sculptées. La façade comporte une grande rosace et à hauteur des collatéraux, des fenêtres à vitrail. On remarque son portail avec fronton ogival soutenu par des colonnes et un tympan sculpté.
En sortant de l'église Notre-Dame des Victoires prendre sur votre droite la rue Sieyès. La prochaine étape de votre parcours sera l'Atelier Agosta, situé au n°3 du Cour Louis Blanc. Lieu de rencontre qui permet tout au long de l’année aux artistes de l’AACC (Association des Artistes et Créateurs de Collobrières) et aux artistes de la région qui le désirent, d’y exposer leurs œuvres et travaux. Ne manquez pas de visitez le Musée géologique de Collobrières, rue Jean Jaurès. Exposition de minéraux, roches et fossiles varois. Introduction à la géologie, la minéralogie et à la paléontologie du Massif des Maures.
Passez devant la Mairie, la place de la Mairie, charmante et ombragée, possède une très jolie fontaine ancienne. N’hésitez pas à découvrir le cœur du village et arpentez ses ruelles caladées en dégustant une bonne glace à la châtaigne. Les boutiques et ateliers du village mettent à l’honneur les trois spécialités locales qui sont le vin, la châtaigne et le liège. Les savoir-faire locaux, et tout particulièrement la castanéiculture, sont célébrés depuis plusieurs décennies au mois d’octobre, au cours de trois journées de festivités.
Poursuivre vers la Place de la libération, où se trouve la Fontaine dite de l’ingénieur, face à l’hôtel de ville. Cette place agréable aux regards, ombragée par les platanes a été construite au cours du XIXe siècle, dans la nouvelle partie du village. La fontaine est composée d’un bassin circulaire avec un piédestal central orné de quatre "mascarons" d’où s’écoule l’eau. A son sommet une statue de bronze représente un angelot avec dauphin, copie de celle ornant une fontaine du "palazzo vecchio", à Florence en Italie. La sculpture originale a été sculptée par Andrea Verrocchio, peintre, sculpteur et architecte florentin (1476).
L'eau qui coule à flot dans les rues et sur les places de Collobrières est captée dans plusieurs sources, situées à plus de 9 km de là, sur la route de Gonfaron. Collobrières fut la première commune du Var à profiter d’un réseau de distribution d’eau potable. Dés 1889, l’ingénieur des ponts et Chaussée conçu un projet avec une vision d’ensemble d’une grande modernité. Des Sauvettes et du puits du Grèou, un réseau en fonte fut imaginé par l'ingénieur. Tous les quartiers étaient desservis grâce à douze fontaines, quatorze bouches d’arrosage, un lavoir public et un réservoir de grand volume pour lutter contre les incendies.
La Fontaine dite de l’ingénieur a été inaugurée lors de la grande fête organisée pour la mise en eau du réseau, les 31 octobre et 1er novembre 1891. Cent ans plus tard, le comité des fêtes décida de recréer la fête des fontaines, qui depuis a lieu chaque année le week-end de la mi-août. On perpétue l’exploit de changer l’eau en vin comme en 1891, et c’est le vin rosé de la cave coopérative de Collobrières qui s’écoule de cette fontaine, recouverte pour l’occasion de guirlandes de fleurs.
La rivière Real Collobrier, qui traverse le village, est surplombée par de vieilles maisons pittoresques. L'histoire du village de Collobrières est étroitement liée à l'eau, l'eau de la rivière de Réal Collobrie permit aux habitants de s'installer au Moyen Âge. Elle permit au XIXe siècle, l'installation et le fonctionnement de 17 usines de bouchons de liège et d'être reliée à un réseau de distribution d'eau dès 1891. Traversez le Pont-Vieux à dos d'âne du XIIe siècle. Il permettait l'unique accès au vieux village et au château. Véritable spot pour prendre une photographie de votre passage dans le village, digne d'une carte postale provençale, et apprécier la balade des canards remontant le faible courant du réal Collobrier.
Enfin ne partez pas sans avoir fait un tour à la Confiserie Azuréennes Collobrières qui fabrique depuis 1945 des marrons glacés 100% naturels et frais. En visitant le Musée de la Fabrique de Marrons glacés, vous découvrirez comment sont élaborés tous les produits à base de châtaignes et de marrons, et pourrez voir de près les machines et les outils autrefois utilisés. Murs de pierres, végétation luxuriante, volets colorés subtilement délavés, buissons taillés au cordeau, Collobrière a de l’allure et vous serez sous le charme.
A une dizaine de kilomètres du bourg mais toujours sur le territoire communal, un détour s'impose à l'ancienne chartreuse de la Verne, fondée au XIIe siècle par les évêques de Fréjus et Toulon. Isolée mais prospère, dotée d'une église romane dont il demeure quelques vestiges, la chartreuse fut pillée à plusieurs reprises, incendiée, et même démantelée à la Révolution. Si la visite du cœur du village et de l’arboretum peuvent se faire à pied, celle de la Chartreuse de la Verne, ce monastère nécessite de pénétrer dans la forêt domaniale des Maures.
Point de départ idéal pour se promener et randonner dans le massif des Maures, Collobrières est cerné de multiples sentiers pédestres sinuant dans les vignobles de Côtes de Provence et les châtaigneraies. De nombreuses randonnées pédestres thématiques ont été tracées et balisées de difficultés et longueurs variées et s'enfoncent dans les forêts domaniales de La Londe Les Maures, de Pierrefeu, de Pignans et des Mayons. Sans compter un itinéraire spécifique sur le village même. Un écrin de nature et des merveilles géologiques. Le massif des Maures fait exception en Provence calcaire. Composé de roches granitiques, il donne naissance à une végétation spécifique de maquis, où chênes lièges, châtaigniers, arbousiers, cades et orchidées sauvages trouvent refuge.