Pour comprendre l'importance de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, il faut se rappeler d'un peu d'histoire, ou de légende selon ses croyances. Les Ligures avait construit un oppidum sur la colline du Deffends au sud de Saint-Maximin. Après la victoire des légions de Caius Marius en 102 av. J.-C. les Romains s'installent dans la plaine, autour de plusieurs fermes dispersées. L'une d'elles, la Villalatta, située sur l'actuelle place Malherbe servait de centre d'échange et de regroupement. Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte de tombeaux attribués à saint Maximin et sainte Marie Madeleine.
L'histoire de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume commence au moment où Marie Madeleine vint s'installer dans la grotte de la Sainte-Baume pour y faire pénitence. Selon la légende, après la crucifixion, Marie-Madeleine serait arrivée sur les rives de la Méditerranée, aux Saintes-Marie de la Mer. Elle quitta ses compagnons de voyage pour se retirer dans une grotte du massif de la Sainte Baume. Marie Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de "grotte". Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, fit édifier un vaste ensemble religieux prévu pour accueillir 100 frères prêcheurs : une basilique et à côté un couvent. Il s'y installe les dominicains comme gardiens du tombeau. La crypte de la basilique et le baptistère au sud de celle-ci témoigne de l'importance de cette première implantation chrétienne.
À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique Sainte Madeleine et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise. Lieu incontournable du Var, la jolie petite ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est pleine de caractère et d'histoire.
Cette cité offre à travers la visite de la vielle ville et des anciens quartiers juifs médiévaux de grandes richesses artistiques et historiques. Se divisant en deux, d'un côté il y a le quartier commercial avec ses nombreux boutiques et magasins et de l'autre l'ancien quartier juif avec ses traditionnelles maisons médiévales aux arcades. Des cafés et des restaurants entourent la Place Malherbe avec sa fontaine à l'obélisque au centre. Après avoir stationné votre véhijcule, dirigez-vous vers l'office de Tourisme de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, situé Place Jean Salusse.
Collé à la Basilique Sainte-Madeleine, se trouve le Couvent Royal. Propriété du Conseil Départemental du Var, le Couvent Royal a été occupé par un hôtel jusqu'en 2020, il abrite l'Office de tourisme. Sa construction débuta en même temps que la basilique, sans l'accord de l'ordre des prêcheurs. Terminé au XV° siècle, cet édifice de style gothique servit de demeure aux dominicains. Placé par Louis XII sous la protection royale au début du XVI siècle, le Couvent devient forteresse lors des Guerres entre catholiques et huguenots. Durant la Révolution française, il devint une salle de réunion et de spectacles. Passé dans le domaine public en 1791, il fut racheté par le père Lacordaire en 1859 qui le restaura. Les Dominicains quittèrent définitivement les lieux en 1957.
Au centre se trouvent le cloître gothique et son jardin. Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas. Toutes les galeries, excepté l'aile sud, sont surmontées d'un bâtiment accueillant les cellules des moines.
Poursuivre votre visite par la basilique de Saint-Maximin, plus communément appelée la "basilique Sainte-Marie-Madeleine". Elle domine la ville avec ses dimensions impressionnantes : 73 mètres de longueur, 43 mètres de largeur et 29 mètres de hauteur. Cette magnifique basilique est considérée, à juste titre, comme le plus bel édifice gothique de toute la Provence. À l’intérieur, elle renferme une architecture impressionnante. Au cours de la visite vous pourrez admirer les nombreuses chapelles latérales chargées d'oeuvres d'art, le Choeur, la Nef sculptée, la crypte gallo-romaine du IVe.
La crypte de la basilique abrite le crâne de sainte Marie-Madeleine et son sarcophages, les sarcophages de St Maximin, St Sidoine et Ste Marcelle. Ne manquez pas les 94 stalles du chœur en noyer sculpté et l’orgue monumental. Construit en 1773, il fut sauvé pendant la révolution par Lucien Bonaparte qui eut l’idée d’y faire jouer la Marseillaise au moment où Barras pénétrait dans la Basilique alors transformée en dépôt d’armes et de nourriture.
La basilique de Saint-Maximin et le couvent royal forment un ensemble architectural époustouflant. Déhambulez dans la vieille ville, elle a abrité durant le Moyen Âge une forte communauté juive qui avait de grandes richesses artistiques. Au niveau de la Place de l'Hôtel de Ville, admirez le Baptistère à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Le Baptistère daté du début du VIe siècle, a été construit dans le prolongement d'une première église, réaménagée au XIe, agrandie au XIIe siècle.
L'hôtel de ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume occupe l'ancienne hôtellerie du couvent; la façade est percée de vingt-six fenêtres, décorées de pilastres et de refends, et surmontées d'un fronton triangulaire. Il a été reconstruit entre 1750 et 1785 par J.B. Franque. Engagez-vous dans la rue piétonne du Général de Gaulle, puis dirigez-vous vers la Place Martin Bidoure. Le plus vieux quartier de St Maximin est la Juderia médiévale. S'appuyant aux remparts du XIIe siècle, ses plus vieux bâtiments datent du XIIIe siècle. A partir de 1303 des juifs s’y établirent et, au cœur du quartier, construisirent les arcades avec des étages au-dessus qui s'avancent sur la rue. Bien que la démolition d'ouvrages de ce genre avait été ordonneé dans toute la Provence, celles de St-Maximin fut épargnées grâce à un privilège accordé par le Roi Robert en 1323.
Projetée par les consuls de la ville dès 1621, la tour de l'Horloge sise place Martin Bidauré fut érigée en 1647, achevée l'année suivante par l'ajout d'un dôme « convenable à sa décoration », soit un campanile en fer forgé. De plan carré, haute d'une vingtaine de mètres, la tour est construite en maçonnerie de moellons enduite. Elle présente un décor d'architecture en pierre de taille caractéristique de la première moitié du XVIIe siècle : bandeaux moulurés, chaînages harpés, couronnement avec motif de boules d'amortissement. Elle abrite un escalier tournant autour d'un jour à la structure bois et plâtre, dont les quarante- cinq marches conduisent jusqu'à la chambre de l'horloge. L'accès aux parties supérieures, chambre haute voûtée couvrant la tour, toit et campanile, se fait par des échelles-de-meunier. Le campanile de 1648, de type dit « cosmologique » forme la cage d'une cloche de 1476, à l'origine placée à la basilique et l'une des plus anciennes du département du Var.
Du fait de sa proximité avec le massif de la sainte-Baume, on trouve de nombreuses randonnées au départ ou à proximité de Saint-Maximin. De la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à la grotte à Plan-d'Aups, marchez dans les pas des pèlerins vers une rencontre avec Marie-Madeleine, pécheresse sauvée des sept démons par le Christ. Les paysages sont magnifiques, parfois vertigineux, la faune et la flore abondantes et les vues spectaculaires. De la chapelle du Saint Pilon à 994 mètres d'altitude, des panoramas s'étendent sur le Mont Aurélien, la Montagne Sainte Victoire jusqu'à Marseille et les reliefs du département du Var.