Entre Gap, Grenoble et Briançon, le Parc des Ecrins est délimité par les vallées de la Romanche au Nord, la Guisane et la Durance à l'Est et au Sud, le Drac à l'Ouest. Elles collectent les eaux des rivières et torrents du massif des Ecrins qui sont autant de vallées décurrentes d'un ensemble de hauts sommets et glaciers dont ils poursuivent le travail de creusement et d'érosion.
Véritable espace de transition, le massif des Ecrins est aussi le bastion occidental le plus avancé de l’arc alpin. Le sentier est à lui seul tout un symbole et une histoire. Il raconte cette vie de la montagne et rappelle à chacun l’humilité et l’entraide. Activités pastorales et forestières, goût de l’accueil, joie de vivre et attachement des habitants à leur vallée sont autant d’attitudes partagées qui donnent un caractère à l’accueil dans les vallées.
Les gardes moniteurs du Parc National des Écrins vous aideront à percer les secrets de ces territoires, les guides et accompagnateurs vous aideront à aller plus loin, plus haut et les Maisons du Parc et centres d’information vous proposeront des outils de la découverte en autonomie avec les topo-guides, les livres, les expositions et audiovisuels.
Dans le Parc National des Écrins, les possibilités pour le randonneur, le photographe ou encore le contemplatif sont nombreuses. A vous d'en profiter pendant vos vacances... dans le plus grand respect de cet environnement exceptionnel. Le parc national des Ecrins est l'un des plus grands espaces protégés de l'arc alpin.
C'est un territoire de haute montagne qui offre à ses visiteurs émerveillés les sublimes beautés froides des glaciers et le réconfort de ses verdoyantes vallées.
Il est un paradis pour les randonneurs de tous les niveaux, attirant aussi bien des sportifs pour ses parties les plus hautes qu'un public plus familial aimant à marcher sur ses multiples sentiers. Il ne faut pas croire que le Parc National des Écrins est réservé aux randonneurs avertis : de nombreuses promenades sont accessibles à tous, dont beaucoup ont été conçues spécialement pour faire découvrir la montagne au jeune public.
Chaque année, environ un million de visiteurs emprunte les 730 km de sentiers du Parc National des Écrins. Il peut s'agir de simples promeneurs, de randonneurs ou d'alpinistes. Pour une absolue tranquillité, il faut éviter les périodes de vacances scolaires, où l'on a du mal à porter son regard au loin sans voir des files de grimpeurs un peu partout.
"Beauté des paysages, calme et tranquilité", ces trois qualités sont les plus recherchées par les visiteurs du Parc National des Écrins. Le site présente en effet des beautés d'exception : avec ses sommets et la superficie occupée par les glaciers est immense (17 000 hectares). Les glaciers, encore bien présents, ont laissé dans le paysage de très nombreuses traces de leurs débordements anciens.
Les roches sédimentaires (calcaires, schistes, grès) qui ont recouvert le socle ancien et prédominent au Sud-Est du Parc National des Écrins ont facilité l'ouverture de larges vallées, tandis qu'au Nord et à l'Ouest les roches cristallines et métamorphiques (granite, gneiss, ...) ont résisté aux burins successifs des glaciers et torrents, dessinant les profils en auges caractéristiques où successions de verrous et sur-creusements accroissent encore l'abrupt des versants.
En se promenant dans le Parc National des Écrins, on peut avoir la chance de croiser des animaux de haute montagne tels que des chamois, des bouquetins et des hermines, ou d'entendre le cri strident des marmottes... si elles ne sont pas en train d'hiberner. Souvent, des aigles royaux survolent majestueusement les groupes de marcheurs, mais il n'y a aucune raison d'en avoir peur.
Tous les représentants de la faune alpine sont ici présents. Chamois, bouquetin, marmotte, hermine et campagnols, martres, écureuils, renard : c'est chez les mammifères (64 espèces) que l’on trouve les animaux “ symboles ” du Parc National des Écrins.
Les oiseaux ne sont pas en reste avec 210 espèces et parmi elles la population d’aigles royaux la mieux implantée en France. Les découvertes se poursuivent et la connaissance s’affine grâce notamment au travail des gardes moniteurs : inventaires, cartographie... Et cette connaissance sert la protection.
Les progressions de certaines populations parlent d'elles-mêmes : de 3 000 à 14000 chamois dans la seule zone “ Parc ” pour ce magnifique ongulé de montagne qui focalise toutes les convoitises. On citera aussi son voisin des adrets rocheux, le bouquetin, réintroduit de 1990 à 1995 dans le Valbonnais et le Champsaur.
Tous les espoirs sont permis pour ce seigneur des cimes : dans les Cerces : Briançonnais, grâce à une réintroduction réalisée dans les années 60, la population est estimée à près de 250 individus. Pour rester dans les parois, l'aigle royal rappelle ses exigences d'espace et de solitude. Près d’une quarantaine de couples sont connus à ce jour. Faucon pèlerin, hibou grand duc et autres tichodromes prolongent ce parcours rupestre.
Le tétras-lyre en limite supérieure de forêt est lui aussi suivi attentivement ; sa protection est urgente et rassemble tous les conflits d'usage de l'espace alpin. Pour le plaisir, on citera encore "ceux venus du froid", les “ Blanchons ”, (les lagopèdes aux mues spectaculaires) et la trop rare chouette de Tengmalm.
Les inventaires s'intéressent aussi aux reptiles, amphibiens et poissons pour les vertébrés. Restent la multitude des invertébrés. Des inventaires, en particulier concernant les papillons, sont en cours. Au total le Parc National des Écrins abrite 200 espèces protégées en France dont 80 le sont aussi au niveau européen et pour les seuls oiseaux 110 espèces d'oiseaux nicheurs. Le Parc National des Écrins a la visite régulière du gypaète barbu. Le lynx et le loup ont été signalés dans sa périphérie proche.
Les férus de botanique auront plaisir à essayer de reconnaître les 1 800 espèces végétales que l'on peut trouver dans le parc des Ecrins. Outre les fameux Edelweiss symbolisant le courage, la fleur la plus connue du Parc National des Écrins est le chardon bleu. C'est dans la vallée du Fournel que l'on peut la voir le plus facilement, mais sans la cueillir...
On pourrait énumérer aussi les 387 espèces rares ou à forte valeur patrimoniale de la flore qui comptent quelque 1800 espèces, soit 40% de la flore de France. Boréales ou méditerranéennes, elles sont les fleurs de l'extrême. Cette diversité végétale a répondu à la variété des orientations des vallées, et donc des versants dont les étagements et la nature des substrats compliquent la répartition.
L’émerveillement viendra avec les chardons bleus, les lys, le peuple des gentianes, campanules, primevères, anémones et plus encore avec la formidable dynamique du vivant que symbolisent les plantes d’altitude et leurs trésors d’adaptation (androsaces, saxifages, silènes, génépis et édelweiss). Les quelque 40 espèces rares ou menacées, systématiquement cartographiées, appartiennent à des milieux ouverts, en équilibre dynamique avec les activités humaines, c'est assez dire l'importance de la gestion des milieux.
La forêt de versant Nord est généralement le mélézin, avec quelques sapinières dans la partie Ouest du Parc National des Écrins côté Valbonnais et, en altitude, la présence disséminée de pin cembro. En adret, forêts de pins à crochets, de pins sylvestres, hêtraies jusqu'à la chênaie pubescente sont bien représentées.
Le mélézin reste la forêt la plus représentative du massif où il tient un rôle majeur dans sa dimension paysagère. Couloirs d'avalanches, vires et zones dénudées d'altitude sont la spécialité du mélèze dont l'audace colonisatrice est visible partout. Les lichens omniprésents sont souvent les derniers postes avancés du monde végétal et "colorent" les éboulis attribuant à chaque site sa teinte originale.
Quelques plantes, par leur distribution, dessinent les marges des grandes glaciations auxquelles elles ont résisté : la bérardie laineuse, le choux de Richer. Enfin, on ne peut quitter le monde végétal sans citer une rareté, la potentille du Dauphiné et une splendeur, la station de chardons bleus de la vallée du Fournel. La conservation de la diversité végétale et au-delà de la biodiversité est un enjeu majeur pour le Parc national.
Le mieux n’est-il pas de venir découvrir ces trésors naturels dans des paysages grandioses d’une sauvage beauté où la douceur des mélèzes tempère la rudesse des glaciers et des vastes éboulis ?