fondation ancienne date du début du XIIe siècle. La paroisse de Saint-Étienne est supprimée par décret en 1791 ; à partir de 1794 l'église sert de marché aux grains, avant d'être vendue en 1797.
Bien qu'ayant subi de nombreuses transformations (« elle est raccourcie d'une ou deux travées lors de la construction, au XVIIe siècle d'un clocher carré que surmontait une haute toiture qui fut démolie peu de temps après la Révolution française », les contreforts ont été arasés au nu du mur, de nouveaux percements ont été effectués, etc.), elle présente encore aujourd'hui encore un porche ouvert voûté en berceau plein-cintre typique de l'architecture romane.
L'ancienne église Saint-Étienne est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1960.
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L'ancienne église Saint-Pierre
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Sise place Borot, est fondée en 1152. Son histoire est peu documentée : on sait que la voûte s'effondre le 26 février 1587 et que la grosse cloche (fondue en 1633 de l'horloge est placée dans la tour en 1688. En l'an II, l'église est détruite, à l'exception de la tour de l'horloge (conservée pour cause d'utilité publique).
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Le clocher semble dater du XVIIe siècle, il porte une inscription selon laquelle il a été restauré en 1859. L'emplacement de l'église Saint-Pierre est resté non bâti, il est marqué par un mur bahut, il s'appelle actuellement place Borot. À la fin du XIXe siècle six tilleuls sont plantés autour de la place Borot. Il a été question pendant le XIXe siècle d'y bâtir un marché couvert, cependant la place Borot sert de parking.
La chapelle de la Cordelle
Située sur le flanc nord de la Colline (à gauche de la basilique lorsqu'on en regarde la façade), à mi-pente en direction du village d'Asquins, la chapelle Sainte-Croix dénommée aujourd'hui La Cordelle, a été construite dans l'année qui a suivi la prédication de la seconde croisade en 1146 par saint Bernard.
Les premiers franciscains venus d'Italie, en 1217, y construisirent un couvent. « L'église désignée sous le nom de chapelle Saint-Fiacre, subsiste encore ; elle présente, en plan, une forme à peu près carrée de 7 mètres 50 de largeur. La voûte est en berceau ogival et s'appuie sur des murs décorés d'arcatures plein-cintre reposant sur des colonnes élégantes.
Le profil des moulures est d'une très grande pureté et habileté d'exécution. Une petite chapelle absidale est murée ; sa voûte est défoncée... ». En 2011, 3 frères franciscains résident à la Cordelle.
Les remparts
La muraille d'enceinte a été construite au tout début du XIIe siècle. Elle épouse la forme de la colline. Les guerres de Cent Ans puis celles de religion ont eu raison du bel ensemble. Les cinq tours qui subsistent sont du XIVe siècle, et l'on peut remarquer que les murs n'ont pas de bonnes fondations.
"L'examen des murailles amène à penser qu'un simple chemin de ronde bordé d'un parapet a suffi à la défense des murs qui, du côté de la ville, soutenaient une masse considérable de terre. Il ne faut donc pas chercher dans la vieille muraille d'enceinte de Vézelay les créneaux, mâchicoulis, merlons, archières, etc., qui couronnent d'une manière si pittoresque les fortifications du Moyen Âge.
Un bourgeois, Étienne Anscelin, surnommé Borbolin, se chargea de diriger les travaux:les murailles furent dégagées des maisons du faubourg et plusieurs tours furent élevées aux angles de la muraille d'enceinte.
La porte d'Asquins fut reconstruite et prit le nom de Porte-Neuve. La plupart des tours ont perdu leur couronnement de créneaux.
La porte Sainte-Croix semble dater du XIIe siècle : la voûte qui menaçait de s'effondrer a été démolie en 1814. Elle donnait accès dans l'enceinte de l'abbaye. La muraille qui la prolonge est remarquable par la beauté de sa construction. Elle était bordée par une esplanade nommée le Mangoneau ou Butte-du-Moulin-à-Vent en souvenir du moulin de l'abbaye.
Après la haute muraille qui forme la célèbre terrasse de Vézelay se trouve un ancien guichet : on accédait à la poterne par une échelle mobile et à l'intérieur un escalier à vis permettait d'accéder à la terrasse du guichet protégé par des créneaux. La muraille se poursuit ensuite jusqu'à la porte Saint-Étienne (ancienne porte du Barle). Cette dernière, en 1569, était octogonale.
La muraille a une étendue d'environ 1,9 km, elle est épaisse en moyenne de 2 mètres et haute de dix mètres. Les remparts sont protégés au titre des monuments historiques par plusieurs décisions : avis de classement du 13 juillet 1875, inscription par arrêté du 23 mai 1995 et classement par arrêté du 20 juillet 1998.
Autres monuments civils
Les maisons qui bordent la grande-rue pavée en 1775 ont des caves particulières : l'entrée en est sur le trottoir et plusieurs d'entre elles sont à deux étages, c'est-à-dire-superposées.
La maison des Colombs (non loin d'une citerne construite en 1742) datant du XVIe siècle. On y aperçoit une tour fortifiée au-dessus d'une belle salle voûtée.
La petite place du Grand-Puits : n'ayant jamais eu d'eau, ce trou de 15 pieds de large fut comblé au moment de la construction de l'hôtel de ville en 1774.
La maison Le Bicêtre, ayant appartenu à la famille Borot, a deux cheminées décorées et sculptées datant de Louis XIII.