Dans les vallées, l'architecture rurale ne diffère guère de celle des pays de molasses où domine la brique, bien devant le galet extrait des rivières ou le pisé. Dans cette partie du paysage, il est fréquent de croiser des tours incorporées aux façades.
Merveille de puits trouvé en plein cœur du causse, surprenant fournil implanté en Lomagne dans le Gers, silhouette imposante d’un pigeonnier en Midi toulousain : la chasse au trésor est lancée.
Les maisons du Quercy dans le Lot sont considérées comme étant parmi les plus belles de France. Les blocs de calcaire blanc prennent au soleil des tons dorés, décrochements, angles multiples n'offrant prise à aucune monotonie. Les plus anciennes fermes sont même ornées de fenêtres à meneaux, linteaux ouvragés, portes à accolades.
Suivant les endroits, l’architecture rurale présente certains particularismes, mais on retrouve tout de même pas mal de points communs. L’habitation comprend en général deux niveaux. Au rez-de-chaussée, l’écurie ou l’étable, les chais, la remise.
À l’étage, les pièces à vivre. La plus importante est la salle à manger, avec son traditionnel évier de pierre et sa grande cheminée, le cantou, autour de laquelle on se pressait, l’hiver, pour écouter des contes entre deux bols de soupe au pain fumante.
L’accès s’effectue par un grand escalier de pierre extérieur protégé par un auvent appelé bolet en Quercy. Il n’est pas rare que la bâtisse soit ornée d’un pigeonnier ; ce dernier a l’aspect d’une tourelle et se trouve parfois intégré au porche d’entrée de la ferme. Le toit le plus fréquent, à deux ou quatre grandes pentes, est couvert de petites tuiles brunes patinées ; quelquefois de tuiles « rouge canal » à la méditerranéenne ; plus rarement, de lauzes plutôt vers l’Aveyron.
Enfin, partout au hasard des causses nichent de nombreux pigeonniers de toutes formes et des cabanes en pierres sèches, anciens refuges de bergers, appelées ici gariottes ou caselles.
Sauvetés, castelnaux et bastides seront dispersées dans le Gers, les sauvetés sont l'extension à un village tout entier du droit d'asile sacré, jusque-là limité à l'église et à son enclos. Elles furent créées de 1050 à 1141. Des croix limitaient ce territoire. La sauveté était également un instrument de colonisation agricole, puisque chaque nouveau venu recevait un enclos à bâtir et un bout de terrain.