Le château veillent encore sur la vieille cité où il fait bon se perdre d’une ruelle à l’autre, pour en découvrir l’âme médiévale à jamais inscrite dans la pierre. En contrebas, la vieille ville médiévale de Foix invite tout particulièrement à la flânerie, avec ses ruelles étroites avec des maisons à colombages préservées et ses jolies places.
Après la visite de la cité médiévale de Foix, prendre la direction de Pamiers via la N20 (21,7 km), situé au cœur de la plaine de Basse-Ariège. Connue dès l'époque romaine, Pamiers a connu un essor important au cours du Moyen Âge, entre le XIIe et le XIIIe siècle, notamment grâce aux religions.
Au XIIe siècle, la cité ariégeoise se développe fortement, malgré la crise du catharisme. Pamiers est alors un fief de l’orthodoxie. Une conséquence de la Croisade contre les Albigeois : l’installation dans ces murs des ordres monastiques chargés de lutter contre l’hérésie. En 1207, au château de Pamiers, aujourd'hui rasé, se déroule le Colloque de Pamiers, dernière rencontre entre les cathares et l'Église catholique avant la Croisade des Albigeois.
Poursuivre en direction de Mirepoix par la D119 (44,9 km) située dans le Pays des Pyrénées Cathare, labellisé Pays d'Art et d'Histoire. Dépendante du comté de Foix, la ville fut gagnée par le catharisme à la fin du XIIe siècle. Lieu de rencontre entre Razès, Pays de Sault et Comté de Foix, Mirepoix va servir à plusieurs reprises de lieu de concile pour les prédicateurs cathares, notamment en 1206 ou environ 600 d’entre eux furent réunis.
De nombreuses "maisons communes" leur étaient ouvertes et, un diacre, Raymond Mercier, vivait en permanence à Mirepoix. Lors du déclenchement de la croisade contre les Albigeois en 1209,, l’armée croisée se déplace de Fanjeaux vers Pamiers et prend Mirepoix.
Continuer cette route touristique des Cathares vers le Château de Lagarde, situé sur la commune du même nom via la D625 et D7 (53,3 km). Lagarde, ancienne bastide fondée au début du XIVe siècle situé sur un plateau, qui domine la riante vallée de l'Hers. Le Château de Lagarde, était surnommé à l’apogée de sa splendeur "Le petit Versailles du Languedoc" dont les ruines majestueuses laissent deviner un passé glorieux.
Poursuivre la D625 jusqu'au Château de Roquefixade (80,5 km), sur le massif du Plantaurel, dans la vallée de Lesponne. Château cathare situé sur la commune de Roquefixade son nom vient de la voûte qui enjambe une faille sur le versant nord. Juché au sommet d'une impressionnante falaise, la forteresse de Roquefixade, depuis le XIème siècle, fait face à celle de Montségur.
Sur le chemin des ruines du château de Roquefixade dont l'existence est attestée depuis 1034 est visible une stèle. Se substituant à Roquefixade, La Bastide-de-Montfort, nommée ainsi un temps en l’honneur de Simon de Montfort, auteur de la destruction du village et du château entre 1209 et 1212, était une bastide royale sans paréage.
Revenir sur vos pas, puis suivre la D9 en direction de Montségur (96,7 km), haut-lieu de l'histoire du catharisme, classé Grand Site d'Occitanie en Midi-
Pyrénées. De tous les châteaux cathares, Montségur n’est pas le plus spectaculaire. Mais certainement, le plus émouvant. Dressé à 1207m d'altitude, sur la plus haute partie d'un éperon rocheux appelé "pog", le château de Montségur est cité dans les textes dès la fin du 12ème siècle.
A partir de 1232, Montségur devient le siège et capitale de l’Eglise cathare. Le castrum se densifie, se peuplant de 500 à 600 âmes, où se côtoient religieux, civils et hommes d’armes. Au nord-est du château les vestiges d’habitations encore visibles aujourd’hui représentent les derniers témoins de ce peuplement.
Après votre promenade dans ces lieux chargés d'histoire, suivre la direction du Château de Montaillou via la D9 et D613 (137 km). Cette étape, vous emmènera découvrir les ruines de son célèbre château et ses alentours. Au coeur du Pays de Sault, dans cette enclave rattachée au département de l’Ariège, appelé Pays d’Alion du nom d’une riche famille seigneuriale, le Château de Montaillou possède une histoire tourmentée.
L'histoire de Montaillou est largement liée au catharisme. Entièrement cathare au début du XIVe siècle, cette communauté hérétique est parfaitement connue grâce aux interrogatoires des inquisiteurs Geoffroy d’Ablis et Jacques Fournier.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège.
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 de la Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège.
Votre escapade touristique sur la route des Cathares se poursuit vers le Château d'Usson. Revenir sur vos pas via la D9 et D613, puis prendre sur la droite par la D107, D20 et D118 (174 km). Dans le territoire historique du Sabarthès, le Château d'Usson est situé sur un promontoire rocheux limitrophe du département de l'Aude.
Le château d'Usson est un château cathare, à la frontière de la vicomté de Sault. Il est mentionné pour la première fois au début du XIe siècle. Les anciennes écuries datant du XVIIIe siècle de ce site remarquable abrite dans son enceinte la maison du patrimoine du Donezan qui présente notamment l'habitat traditionnel et des objets trouvés lors de fouilles au château.
La prochaine étape sera le château de Miglos située dans la vallée du Vicdessos. La commune de Miglos fait partie du parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises. Deux possibilitées pour vous y rendre : revenir vers le château de Montaillou, prendre ensuite la direction de Luzenac via les D20 et D613 (232 km), pour arriver au château de Miglos par la N20 et D8 (255 km).
Soit prendre des petites départementales en suivant la direction du village Rouze par la D16, puis Mijanes par la D25, traversé Ascou-Pailhères, Goulours, Ascou, prendre la D163 jusqu'à Ax-les-Thermes, pour ensuite arriver au château de Miglos par la N20 et D8 (206 km).
Le château de Miglos fut un lieu de passage et de résidence pour de nombreux parfaits et croyants. D'une manière générale, la noblesse du comté de Foix fut très impliquée dans le catharisme. On retrouve encore de nombreux hérétiques au début du XIVème siècle. Le registre d'Inquisition de Pamiers est particulièrement riche en la matière.
Poursuivre se périple vers Tarascon-sur-Ariège, passer le village de Niaux via la D156 (209,3 km). Célèbre pour sa grotte éponyme, site préhistorique orné du Magdalénien.
Le village de Niaux est doté d’une église romane dédiée à Saint-Vincent-l’Espagnol, saint très en vogue en haute Ariège au Moyen Âge, le village était encadré au XIIIe siècle par 3 grottes fortifiées, châteaux-casernes des comtes de Foix : celle de Niaux, celle sous Calamas en rive gauche et celle d’Alliat. Ces grottes servaient à la surveillance de la route du fond de vallée, elles sont aujourd’hui presque détruites.
Continuer sur Tarascon-sur-Ariège via la D8 et N20 (214,2 km) située au carrefour des vallées de l’Ariège et de Vicdessos, Tarascon-sur-Ariège s’est construit au fil des siècles : de la préhistoire au Moyen Âge jusqu’à nos jours.
Au Moyen-Age, Tarascon-sur-Ariège était l’une des quatre principales villes du comté de Foix. Les rares éléments qui subsistent de son château donne une idée de la puissance de la ville médiévale de cette époque. Le château appartenant aux puissants comtes de Foix. L'un d'eux, Roger Bernard III y mourut au début du XIVe siècle et reçut probablement le consolament cathare.
A peu de distance de Tarascon-sur-Ariège à l'entrée de la vallée du Vicdessos, s'élève l'église de Sabart, bâtie par Charlemagne, belle église romane restaurée au XIXe siècle qui conserve d'anciens vitraux médiévaux. Quitter Tarascon-sur-Ariège, pour poursuivre le parcours jusqu'au Château de Mirabat via la D618 (268,5 km) situé sur la commune d'Ustou en passant par Seix.
La vallée d’Ustou a été maintes fois pillée et envahie jusqu'au XVIIIe siècle. Le rôle de la vallée, passage vers l'Espagne, s'est confirmé au cours des siècles et la route vers le port de Marterat a été à la fois celle des échanges et des invasions. Aussi plusieurs châteaux et tours à feux plus ou moins élaborés ont été édifiés pour la surveiller et transmettre des signes d'alerte à la cité de Saint-Lizier, à l'époque capitale du Couserans.
À signaler notamment les belles et anciennes ruines des châteaux de La Garde, aux remparts et au donjon bien conservés, et le Château de Mirabat, dit "château de Charlemagne", l'un des plus hauts des Pyrénées françaises. De nombreuses chapelles et oratoires témoignent de la foi des habitants de la vallée. La vallée d’Ustou était surtout connue au xixe siècle pour ses montreurs d’ours ainsi que ses colporteurs.
Reprendre la route vers Seix, via le chemin de Bincarech (273 km). C'est un paréage entre les seigneurs du lieu et le roi Philippe le Hardi qui, peu avant 1280 organisa le bourg de Seix dont le territoire constitua dès lors une anomalie historico-géographique puisque devenant une enclave du Languedoc royal au plus profond du comté de Comminges.
Jusqu'à la Révolution française, Seix sert de porte d'entrée pour le royaume de France, le comté de Foix ou encore le royaume d'Aragon. Aujourd'hui, Seix, labellisé Station verte, prend place au cœur du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises.
En vous promenant dans Seix vous pourrez aussi remarquer ses maisons, le chateau du Roy demeure datant du XVème siècle, ainsi que la chapelle de style roman de Seix qui font partie des nombreuses richesses architecturales à explorer pendant cette étape.
Sortir de Seix direction Saint-Girons, capitale du Couserans par la D3 et la D618 (291 km). À l'ombre des remparts gallo-romains de l'antique cité épiscopale de Saint-Lizier, Saint-Girons étire ses rues pittoresques de part et d'autre de deux torrents tumultueux venus du plus haut des montagnes, le Salat et le Lez, qui se rejoignent en son centre.
Prendre la direction de la Bastide de Sérou via la D117 (317,8 km) située dans le massif du Plantaurel entre Saint-Girons et Foix. Au Moyen Âge, le village est chef-lieu de l'une des seize châtellenies du comté de Foix. En plein cœur du Pays Séronais, la Bastide de Sérou est un joli village qui vous invite à la flanerie.
Chargée de souvenirs, la Bastide de Sérou et ses alentours vous charmeront pour cette dernière étape de la route touristique "des Cathares" dans l'Ariège. Suivre la D117 pour le retour vers Foix (335 km).
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège.
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la Route touristique "des Cathares" dans l'Ariège.