Entre Oise et forêt, Compiègne, ville royale puis impériale, fut le théâtre d'événements majeurs de l'histoire de France. Compiègne (km 0) est surtout connue aujourd’hui pour son immense palais royal et impérial. Jeanne d’Arc n’est qu’un lointain souvenir. Elle apparaît tout de même en statue sur la façade de l’hôtel de ville. La prophétesse a prié, le matin de sa capture, à l'église Saint-Jacques, édifiée au XIIIe. Le monument est toujours debout mais son décor intérieur date du XVIIe.
Un douloureux avenir était réservé à Jeanne d'Arc à dater de la fatale sortie de Compiégne. Prendre la D932 et la rue de Noyon vers Margny-lès-Compiègne (1,5 km) où les Bourguignons installerent leur camp. Nous vous invitons à commencer par visiter l'église Sainte-Jeanne-d’Arc. L’église
précédente, qui remontait partiellement au Moyen Age, a disparu au début des années 1920 au profit de l’actuelle. C’est près de cette église qu’aurait été livré le dernier combat de Jeanne d’Arc. Dans la commune de Margny-les-Compiègne, une plaque rappele où Jeanne d’Arc a été retenu prisonnière juste après avoir été capturée au abord de Compiègne. Coordonnées GPS : {49.42772976886269,2.8154699159774665}.
Dirigez-vous vers Beaulieu-les-Fontaines, le village du cachot de Jeanne d’Arc, via la D1032 (39 km). La commune de Beaulieu-les-Fontaines propose un parcours touristique sur Jeanne d’Arc, qui fut emprisonnée au village durant un mois, en 1430, après sa capture à Compiègne. Il est possible de visiter le cachot et le sanctuaire de Jeanne d’Arc sur rendez-vous.
Du château de Beaulieu cité en 1185, devenu forteresse au XVe siècle, il ne reste plus grand-chose actuellement : juste une tour et un corps de logis reconstruits au cours du XVIIe siècle. Cependant l’importance des douves encore actuellement visibles témoigne des dimensions imposantes de cet ancien château-fort. On transforma l'ancienne salle militaire située dans la tour en chapelle. Dans cette chapelle, entièrement dédiée à Sainte Jeanne d’Arc, on peut y admirer une magnifique statue de Jeanne enchaînée, œuvre de Jules Déchin, un autel de style gothique, des reliquaires et de très jolis vitraux.
Prendre la D15 jusqu'à Beaurevoir (96 km) où se trouve les vestiges du château de Beaurevoir, au sud-ouest du bourg. Le château est cité dans la seconde moitié du XIIe siècle. Construit au début du XIVe siècle, le château fut la possession de la famille des comtes de Luxembourg-Ligny. Propriétés du marquis de Nesle au XVIIIe siècle, le donjon où Jeanne d'Arc avait été retenue captive ainsi qu'une partie des remparts restés debout passent à un particulier après la Révolution, lequel fait démanteler ce qui reste du château.
L'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Beaurevoir, est construite sur l'emplacement de la chapelle du château. A environ 500m de l'ancienne forteresse, une tour de garde pour surveiller les abords du château, est encore visible aujourd’hui au milieu des champs. Cette tour est devenue depuis longtemps un moulin à vent. Le nom de Moulin de pierres qui lui est donné est devenu un lieu-dit. On l’appelle aussi parfois, improprement, la Tour Jeanne d’Arc mais Jeanne est emprisonnée dans le donjon du château, jamais dans cette tour.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Jeanne d'Arc, resta prisonnière au château de Beaurevoir du 10 juillet au 9 novembre 1430. Elle fut transférée ensuite à Arras (165 km). Suivez son parcours, via A26 (le plus rapide). Après avoir gardé captive Jeanne d'Arc durant quelque temps, Arras fut le théâtre en 1435 du traité de paix de la guerre de Cent Ans.
Vérité ou légende Jeanne d’Arc «engeôlée» au collège Saint-Joseph ? Dans les sous-sols du collège, où plus exactement dans les fondations du bâtiment, au deuxième niveau, à l’angle de la place de la Madeleine et de la rue de la Gouvernance, quelques privilégiés ont pu descendre pour voir la geôle où l’on suppose que fut enfermée Jeanne d’Arc prisonnière, lors de son passage à Arras. Il demeure plus plausible, pour la majorité d’historiens que Jeanne d'Arc fut incarcérée au château carré de Bellmotte en terres immercuriennes. Ce serait à Arras qu’elle aurait refusé pour la première fois de vêtir les habits de femme qu’on lui tendait.
L'histoire d'Arras vous transportera au fil de vos visites vers une réalité historique qui est fortement présente. Aujourd'hui, Arras est une ville touristique
appréciée des visiteurs en raison de son très riche patrimoine architectural. Classée Ville d'Art et d'Histoire, elle fait également partie du Réseau des sites majeurs de Vauban. Arras est célèbre pour ses deux magnifiques places pavées. Autre édifice qui mérite votre attention, l'ancienne abbaye bénédictine Saint-Vaast dont les origines remontent au VIIe siècle.
D'Arras, on mena Jeanne d'Arc à Drugy dans le département de la Somme, en passant par Avesnes-le-Comte, via les D59 et D68, Lucheux, via les D75 et D5 (198 km). La cité médiévale de Lucheux demeure la seule commune en Picardie conservant les 3 monuments symbolisant le patrimoine Français : le château fort construit entre le XIIe et le XIVe siècle, l'église romane présentant des chapiteaux historiés et le beffroi-porche du XIVe siècle, reconnu par l'UNESCO en 2005.
Le Beffroi de Lucheux est riche en légende: en 1430, Jeanne d'Arc y aurait été enfermée une nuit, lors de sa détention par Jean de Luxembourg, alors seigneur de Lucheux, avant d'être emmenée à Rouen. En réalité, si elle a pu être auditionnée au sein du beffroi, elle a du être enfermée au château, le beffroi n'ayant jamais contenu de cachot. Au pied du beffroi, une plaque, apposée en 1930, commémore le passage de Jeanne d'Arc à Lucheux. En revanche, Louis XI a bien visité le beffroi et c'est dans la salle de l'échevinage qui'il a signé l'Ordonnance instituant la Poste Royale le 19 juin 1464.
La D925, vous emmenera au château de Drugy (238 km). Jeanne d'Arc, lors de son chemin de croix, s'arrêta dans plusieurs communes de Picardie, dont Drugy. En septembre 1430, Jeanne d'Arc fut enfermée dans le château. La salle où elle fut détenue est toujours visible. Pendant qu'elle était au château de Drugy, les dames de Saint-Riquier allèrent la visiter dans sa prison.
Prendre la direction d'Abbeville, via la D925 (247 km). Continuer votre périple "sur les traces de Jeanne d'Arc captive" en direction du Crotoy, via les D40 et D940 (270 km) où Jeanne d'Arc fut conduite et incarcérée dans la forteresse du Crotoy du 21 novembre jusqu’au 20 décembre 1430.
Appréciée pour son patrimoine architectural et historique, Le Crotoy attire de nombreux visiteurs séduits par les charmes naturels de la cité et son architecture unique. L’histoire du Crotoy est particulièrement riche, et marquée par la guerre de Cent Ans, débutée en 1337, durant laquelle la commune fut alternativement sous domination anglaise et française. En vous baladant dans la commune du Crotoy, vous pourrez admirer les vestiges des anciens remparts de la forteresse du XIIe siècle.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Il est temps de filer vers Saint-Valery-sur-Somme, via la D940 (286 km). A Saint-Valery après avoir traversé la baie de Somme, Jeanne d’Arc et les anglais passèrent par la porte médiévale nommée "porte du Haut" et désormais "porte Jeanne d’Arc". Ces deux tours rondes et massives encadrant la
porte sont datées du XIe siècle. L’ensemble comporte désormais une plaque indiquant le passage de Jeanne d’Arc à Saint-Valery-sur-Somme.
Station balnéaire de la baie de Somme, Saint-Valery-sur-Somme est également une charmante cité médiévale. La ville haute et son patrimoine ancien qui surplombe la baie, les ruelles fleuries, le port de plaisance et de pêche et la jolie digue-promenade bordée de villas en font une étape riche en découverte. Du haut des remparts profitez du panorama imprenable sur la baie de Somme...
Poursuivre en direction d'Eu, via la D940 (309 km). Entre Baie de Somme et Côte d’Albâtre, la ville d’Eu, située au cœur de la Vallée de la Bresle, mérite plus qu’un simple détour. Site archéologique et monuments historiques, la cité royale surprend par son patrimoine. Forte de cette son histoire, Eu offre un patrimoine exceptionnel la plaçant juste après Rouen et Le Havre dans la diversité et la richesse de ses monuments.
Ne quittons pas cette ville d'Eu, sans jeter un dernier coup d'œil sur la cité du moyen âge et sur les souvenirs du temps qu'elle offre encore à votre curiosité. De son ancienne splendeur, il ne reste plus que la magnifique collégiale de Saint-Laurent, avec sa crypte funèbre, véritable église souterraine du XIIe siècle. En dehors de cette ancienne collégiale, aujourd'hui église paroissiale, on ne retrouve que bien peu de vestiges de monuments contemporains de Jeanne d'Arc.
Fin de cette troisième étape de cette Route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
La prochaine étape de votre parcours sera donc Dieppe, via la D925 (343 km) . La ville de Dieppe, qui était si florissante encore au temps de Charles VI, et dont les marins s'étaient illustrés sur toutes les mers, était tombée dans un état presque misérable sous la domination anglaise. Ses habitants avaient été ruinés à force de tailles et d'impôts.
Le patrimoine architectural de Dieppe, "ville d'art et d'histoire" permet d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de cette cité pleine de charme. Pour avoir une première vue d'ensemble de la beauté des lieux, rendez-vous au château fort du XIVe siècle situé sur les hauteurs. Depuis l'esplanade, très beau point de vue panoramique sur les toits de la Dieppe et la plage de galets. En plein cœur de Dieppe, la pittoresque place du Puits Salé marque le lieu où l'eau de mer venait autrefois se mélanger à l'eau douce du puits lors de la marée montante.
Quittez Dieppe, pour le château d'Arques, via la D154E (351 km). Situé sur un éperon rocheux qui domine Arques-la-Bataille, le château fut vraisemblablement construit entre 1040 et 1045 à partir des arches d’un vieux pont datant du VIIe siècle, par Guillaume d’Arques, l’oncle de Guillaume le Conquérant. Jeanne d'Arc séjourna en 1431 dans le château d'Arques-la-Bataille, la citadelle fut définitivement reprise par le roi de France Charles VII en 1449.
Pour finir cette escapade, direction Rouen, via la D154 et A28 (414 km). Comme nous le savons, Jeanne d’Arc, surnommée "la pucelle d’Orléans", sera jugée à Rouen pour hérésie et sera brûlée le 30 mai 1431. Visitez donc ces derniers vestiges de la ville du moyen âge, ces vieux murs qui ont vu passer Jeanne d'Arc, et essayons de suivre maintenant la glorieuse captive dans les dernières stations de son douloureux calvaire.
Plusieurs bâtiments de Rouen permettent de retracer l'histoire de Jeanne, depuis la tour Jeanne d'Arc, ancien donjon du château où s'est déroulé son procès, jusqu'à la place du Vieux Marché où elle fut brûlée vive en 1431. Une grande croix indique d'ailleurs l'emplacement du bûcher. Au centre de cette place, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc abrite de remarquables vitraux du XVIe siècle provenant de l'ancienne église Saint-Vincent. Pour revivre toute son histoire, l'Historial Jeanne d'Arc, installé dans le palais archiépiscopal, propose un parcours scénographique très intéressant.
Montez jusqu'au panorama de la côte Sainte-Catherine, vous pourrez admirer la ville blottie autour de son fleuve, enserrée dans un écrin de collines verdoyantes.
Fin de cette quatrième étape de cette Route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 4 de la route touristique "sur les traces de Jeanne d'Arc captive".