Vous partirez de Sarlat (km 0) en Direction de Brive par la D704. Blottie dans une petite vallée boisée, Sarlat-la-Canéda, capital du Périgord noir, villa d'Art et d'histoire" est l’un des plus beaux ensembles français de monuments du Moyen Age et de la Renaissance.
Sarlat-la-Canéda : la perle du Périgord Noir
Sarlat, c’est d’abord une lumière. Une lumière chaude, presque liquide, qui se reflète sur les façades en pierre blonde et donne l’impression que chaque ruelle est une petite scène de théâtre. Rien d’étonnant : la ville a inspiré peintres, cinéastes, écrivains, amoureux de tous horizons. En arpentant son centre historique, entièrement préservé, on a le sentiment de remonter le temps. Les maisons à pans de bois, les hôtels particuliers Renaissance, les échauguettes, les passages voûtés… Tout ici raconte un Moyen Âge florissant, puis une Renaissance triomphante. L’un des meilleurs moyens d’apprécier cette atmosphère unique est de s’y promener en début de journée, quand les commerçants installent leurs étals et que les parfums commencent à flotter dans l’air : celui des truffes, du foie gras, des noix grillées, du pain chaud.
Le marché de Sarlat, les mercredis et samedis, est à lui seul une fête. On y croise des producteurs passionnés, on y goûte la région, on y échange quelques mots, un sourire. C’est un prélude savoureux au voyage. Quand sonne l’heure du départ, Sarlat vous accompagne encore un moment : on quitte ses toits bruns en serpentant doucement, direction le sud-est. La route plonge dans une campagne dense, généreuse, où les chênes verts et les noyers rythment le paysage.
Prendre la direction de Saint-Crepin-et-Carlucet (13 km), via la D704. A Saint-Crepin-et-Carlucet, tourner à droite direction « Vieux Saint-Crépin », admirer le château de Lacypierre (XVIème siècle). Château de Cipières ou Château de Lacypierre, ouvert au public. Les immencables de Saint-Crepin-et-Carlucet : L'Église de Saint-Crépin du XIIe et XIVe siècles, L'Église Sainte-Marie et Sainte-Anne de Carlucet, l'ancien prieuré et le cimetière étant eux inscrits depuis 1948. Lors de votre passage sur cette route touristique ne manquez pas la Maison dite Les Granges, au hameau de Poujol. Continuer jusqu’à Carlucet (16 km): admirer l'église classée et le cimetière présentant des enfeus (niches funéraires).
Rejoindre la D60 et tourner à droite en direction de Salignac (19 km). A l’entrée du village, prendre à droite la D61 pour aller visiter les Jardins du Manoir d’Eyrignac, jardins de verdure à la Française, classés Monument Historique. Revenir à Salignac. pour admirer le château (XIIème et XIIIème siècles), l’hôtel noble des Croisiers et la halle paysanne. Les immencables de Salignac : le Château de Barbeyroux, le Château du Claux du XVe et XVIe siècles, classé au titre des monuments historiques, le Château de Salignac (château fort des Salignac-Fénelon) du XIIe et XVIe siècles, le Château de Toulgou, lieu de naissance de Gautier de Costes de La Calprenède.
A voir également : le Manoir d'Eyvignes du XVIe et XVIIe siècles, Manoir d'Eyrignac (ou château d'Eyrignac) du XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit avec ses jardins remarquables (création du XXe siècle dans le goût du XVIIIe siècle). Le Manoir d'Eybènes du XVe et XVIe siècles. La Maison noble des Croisiers du XIIIIe siècle, place de la Halle, classée. Le nom de maison des Croisiers peut venir d'une déformation du nom du couvent Sainte-Croix. Il est probable que cette maison noble soit celle d'une des familles nobles vassales des comtes de Salignac, comme celle de Ferrières. L'Ancien couvent du XIIe siècle, l'Église Saint-Loup d'Eybènes du XIIe siècle, l'Église Saint-Rémy d'Eyvigues, L'Église Saint-Julien-de-Brioude, dans le bourg de Salignac du XIVe et XVe siècles.
Poursuivez votre escapade de vacance sur cette route touristique "De Sarlat à Collonges-la-Rouge" sur la D60 en direction de Brive, après 12 km environ, tourner à droite sur la D63, en direction de Nadaillac (32 km). Déambulez dans la rue Noire avec les armoiries du Prince Noir d'Angleterre. Admirer l'église romane Saint-Denis de Nadaillac du XIIe siècle, la tour de Chanet et le cadran solaire du XIe siècle. A la sortie de Nadaillac, prendre à gauche la D154, en direction de Nespouls Porte des Causses.
Après 12 km environ, vous entrez dans le département de la Corrèze), à proximité de Nespouls (50 km), au rond-point, prendre la troisième sortie en direction de Brive par l’A20. Après 6 km environ, prendre la sortie 52 en direction de Noailles et Collonges-la-Rouge, puis à droite par la D920 en direction de La Fage et Le Pont-Coudert, puis à gauche par la D73 en direction du Pont-Coudert. Continuer sur la D73, traverser Jugeals-Nazareth, puis prendre à droite par la D8 en direction de Turenne (53 km).
Turenne : la silhouette d’un rêve
Sur une colline élancée, se dresse Turenne, l’un des plus beaux villages du pays. Le village, partagé entre ville basse et ville haute, porte le nom d’une puissante vicomté ayant régné sur le Limousin, le Périgord et le Quercy durant 10 siècles. Visiter Turenne, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Turenne a gardé de nombreuses traces de son histoire (anciens hôtels particuliers des XVème, XVIème et XVIIème siècles ornés de tourelles), et surtout son château féodal dominant le village (en partie en ruine, mais avec un superbe panorama depuis la tour de César).
La montée jusqu’au château est un enchantement. Les ruelles grimpent, s’étirent, révèlent tour à tour une maison à colombages, une façade Renaissance, une échappée sur la vallée. Au sommet, les tours du château racontent encore la grandeur passée. De là, on aperçoit déjà, au loin, un éclat rouge dans le paysage…
Continuer sur la D8, à la sortie de Turenne-Gare, prendre à gauche la direction de Collonges-la-Rouge (62 km). S’arrêter à Collonges-la-Rouge est pratiquement une obligation, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Un incomparable grès rouge caractérise l’originale identité de cet ancien fief des comtes de Turenne
Collonges-la-Rouge : le village rouge passion
L’arrivée à Collonges-la-Rouge est un choc visuel, une révélation. Tout est rouge. Un rouge profond, chaud, presque flamboyant. Les maisons, les tours, les ruelles, les arcades… Tout semble sculpté dans une brique de soleil couchant. Ce rouge unique provient du grès local, riche en oxyde de fer. Il donne au village un caractère théâtral, presque irréel, comme un décor de cinéma parfaitement éclairé. Collonges est un village qui s’explore lentement, avec curiosité. On s’arrête devant chaque porte sculptée, chaque fenêtre délicatement ouvragée, chaque tourelle pointue. L’église, massive et élégante, la halle aux grains, les maisons des notables… Tout respire l’histoire, la fierté, la beauté.
Le village a d’ailleurs été le premier à obtenir le label des Plus Beaux Villages de France, une initiative née ici même, sous l’impulsion de son maire de l’époque, Charles Ceyrac. La promenade au coucher du soleil est une expérience sensorielle inoubliable : la pierre rouge s’embrase, la lumière danse sur les façades, et l’on se surprend à marcher en silence, comme dans un sanctuaire. Les immencables de Collonges-la-Rouge : maisons nobles des XVème et XVIème siècles, halle avec four banal, église Saint-Pierre...
Continuer sur la D38 jusqu’à Meyssac, village dont les maisons, comme celles de Collonges-la-Rouge, sont bâties en grès rouge. Dans le village, tourner à droite en direction de Martel. Après 7 km environ, vous entrez dans le département du Lot avec le passage aux Quatre-Routes-du-Lot, continuer en direction de Martel. Après 9 km environ, arrivée à Martel (81 km) la « ville aux 7 tours ».
Martel : la ville aux sept tours
Martel, petite cité médiévale, est une merveille. Ses ruelles droites, héritage de son passé marchand, s’animent autour de la halle et des cafés. Ses maisons nobles, ornées de fenêtres sculptées, témoignent d’une richesse ancienne. Dominée par ses sept tours, Martel est une cité médiévale dotée d'un riche patrimoine architectural. Ses hôtels particuliers tels que l'hôtel de la Raymondie et son beffroi, ses demeures anciennes pleines de charme, son église gothique, sa halle située sur la place principale et ses ruelles agréables en font une étape immanquable du Quercy pendant vos escapades de vacances.
Les immencables de Martel : hôtel de la Raymondie, place des Consuls avec halle, église Saint-Maur.... Mais Martel, c’est aussi un plaisir pour les sens : le goût des confits, le parfum du miel, les étals colorés du marché. On s’y promène comme dans un décor de roman historique. Les amateurs de paysages embarqueront volontiers à bord du Truffadou, un train à vapeur qui épouse la falaise et offre des vues spectaculaires sur toute la vallée.
Prendre la direction de Souillac (95 km) par la D803. La route s’échappe vers les collines du Quercy, territoire de contrastes, de plateaux calcaires, de murets de pierres sèches et de vallées verdoyantes. Ici, l’architecture change. Les toits deviennent plus pentus, les pierres prennent une teinte crème, les granges et les pigeonniers ponctuent le paysage. Ce que l’on ressent surtout, c’est la sensation d’un pays intact, authentique, préservé. Quelques arrêts sont indispensables.
On approche de Souillac, carrefour naturel entre le Quercy et le Périgord. Souillac, c’est une petite ville baignée de lumière et d’histoire. L’abbatiale Sainte-Marie, chef-d’œuvre de l’art roman, y trône comme une reine paisible. On y admire ses sculptures, dont le célèbre « Moissonneur », figure emblématique du Quercy. Mais Souillac, c’est aussi une ambiance : celle des maisons blondes, des placettes ombragées, des terrasses animées l’été. Une douce transition avant de s’enfoncer dans des paysages plus secrets.
Vers la vallée de la Dordogne : paysages de falaises et d’histoire
Poursuivez vers Domme (126 km), via les D804 et D703. L’horizon s’élargit, les villages deviennent plus espacés, la campagne plus ondulante. Sur son sommet, la bastide de Domme domine la Dordogne de toute sa beauté vertigineuse. Fondée au XIIIᵉ siècle, cette bastide royale conserve ses remparts, ses portes fortifiées et surtout un panorama absolument unique. Depuis l’esplanade, la Dordogne apparaît comme un long serpent argenté glissant au milieu des champs et des bosquets. Les parapentes colorés qui survolent la vallée ajoutent un tableau vivant à ce décor déjà parfait. Domme est un lieu où l’on s’attarde, où l’on prend un verre en terrasse, où l’on laisse simplement le temps filer.
A présent suivre la direction de la Roque-Gageac (131 km). Très vite, la route se faufile dans la majestueuse vallée de la Dordogne, l’une des plus belles de France. On longe parfois la rivière, large, calme, d’un bleu profond. On l’aperçoit depuis la route, depuis un pont, parfois depuis un belvédère qui domine tout le paysage. Des falaises ocre et miel se dressent, portant encore les traces du temps où les hommes préhistoriques y avaient trouvé refuge. Ici, l’histoire ne se lit pas dans un livre : elle s’offre au regard. Quelques haltes s’imposent !
La Roque-Gageac : un village collé à sa falaise
Le village apparaît soudain, dans un coude de la route : La Roque-Gageac, l’un des « Plus Beaux Villages de France ». Niché entre la Dordogne et une immense paroi rocheuse, il semble protégé, blotti, presque secret. On s’y arrête pour flâner dans ses ruelles en escaliers, pour admirer les façades aux toits de lauze, pour sentir la douceur quasi méditerranéenne du microclimat qui permet ici de cultiver bananiers et figuiers. L’idéal est de monter jusqu’au manoir de La Roche, ou jusqu’aux anciens jardins troglodytiques. De là, la vallée s’ouvre comme un amphithéâtre.
Retour vers Sarlat-la-Canéda, (145 km). Qu’il s’agisse de la Dordogne qui s’étire comme un ruban, des forêts profondes du Périgord, des vallées secrètes du Quercy ou des collines ondoyantes du Limousin, la nature accompagne le voyageur comme une amie fidèle. Elle offre des belvédères, des chemins de randonnée, des rivières pour se baigner en été, des ombres bienvenues sous le soleil. Ce qui marque surtout, c’est la douceur du rythme. La route invite à prendre son temps, à s’arrêter souvent, à discuter avec un artisan, à flâner dans une ruelle, à profiter d’une terrasse ensoleillée. C’est un itinéraire qui fait du bien !
Une route qui reste dans le cœur
La route touristique de Sarlat à Collonges-la-Rouge n’est pas seulement une succession de paysages et de villages : c’est un voyage intérieur, un moment suspendu, une parenthèse enchantée. Elle révèle une France authentique, chaleureuse, intime. Une France qui se savoure, qui se respire, qui se raconte. Pour le voyageur, cette route n’est pas un trajet. C’est une expérience. Et lorsque, au terme du voyage, on emporte avec soi quelque chose d’indicible : une couleur, un parfum, une lumière. Une envie irrépressible de revenir. C’est peut-être cela, la magie du Périgord, du Quercy et du Limousin : une beauté qui touche, qui apaise et qui reste, longtemps, dans la mémoire et dans le cœur !