La Roque Gageac est baigné par la Dordogne et entouré par une immense falaise où sont perchées des habitations troglodytiques, en empruntant ses nombreuses petites ruelles qui mènent au pied de la falaise vous pourrez admirer sa fontaine, les façades blanches et ocres de ses maisons, le Manoir de Tarde, vestige de la Renaissance qui domine toujours le cœur du village.
Cité perchée, La Roque-Gageac se parcours à pied. Les véhicules sont à laisser devant ses portes et les kayaks à garer sur la plage. Couverts de vignes ou de glycine au gré des saisons, les murs de la cité cachent de charmantes maisons. Ses ruelles tortueuses et pavées sont à découvrir le nez en l'air.
Commencez votre visite de La Roque-Gageac près de l'office de tourisme en visitant la fontaine de l'église qui porte le blason des rois de France, la fleur de Lys du XVIe siècle.
Prenez l'escalier à gauche et dirigez-vous à droite pour admirer l'église au clocher mur. Notre-Dame de La Roque-Gageac fut construite en 1330 et devint une église à part entière vers 1365. Le toit, très pentu, permet de soutenir les pierres calcaires qui pèsent environ une tonne au m².
En revenant sur votre gauche, vous arrivez au magnifique jardin exotique. La visite y est libre et gratuite. Admirez les palmiers, bougainvilliers, passiflores, mimosas, lauriers, bananiers, citronniers et bien d'autres qui forment une végétation exotique luxuriante. Les falaises toutes proches forment une serre naturelle qui permet l'implantation d'un tel jardin.
Empruntez la première ruelle sur votre droite pour voir le Manoir de Tarde. Ce manoir appartenait au chanoine Jean Tarde, natif de La Roque-Gageac. Célèbre humaniste et botaniste, il ramena dans la région la première lunette astronomique donnée par son ami, Galilée. Situé au cœur du village, construit au XVIIIème siècle, la demeure habitée par celui qui fut un proche de Galilée est classée Monument Historique depuis 1951.
Au sommet de ce village de La Roque-Gageac se trouve un fort troglodytique. Construit au XIIème siècle, il a la particularité de s'élever... à 40 mètres de haut.
Pour y accéder, une seule condition : grimper l'escalier qui surplombe le vide. N'ayez pas peur de monter au fort troglodytique par l'escalier abrupt qui surplombe le vide. La visite vaut le détour. Quoi de mieux pour se protéger des envahisseurs ?
Construit au XIIe siècle pour résister aux envahisseurs venus du nord de la France, le fort sera démantelé au début du XVIIIe pour servir de carrière de pierres. Les envahisseurs ont laissé la place aux visiteurs, nombreux à venir profiter du coucher de soleil sur la Dordogne qui file, comme un serpent, à travers la région.
Après être descendu du fort, continuez sur la petite route. Sur votre droite, vous observerez un grand espace vide où se situaient il y a une cinquantaine d'années des maisons.
Dans le virage, prenez à gauche jusqu'au château de la Malartrie. Situé sur la commune de Vézac, il a été construit en 1901. Son nom vient de « maladrerie » en raison d'une ancienne léproserie qui jouxtait le château.
En revenant sur la route départementale, vous remarquerez sur votre gauche une vierge à l'enfant. Cet oratoire a été érigé par un chirurgien qui a survécu à une tempête en mer en priant pour rester vivant.
Un peu plus loin, les inscriptions gravées dans la pierre sont les dates des fortes inondations qui ont eu lieu dans le village. Les niveaux d'eau sont impressionnants.
Pour découvrir le village de la rivière, le meilleur moyen est d'embarquer à bord des fameuses gabarres : ces bateaux traditionnels à fond plats utilisés autrefois pour transporter les marchandises le long de la Dordogne. La majorité des gabarres naviguant sur cette partie de la rivière ne faisaient que la descendre car elles étaient démontées à l'arrivée pour être vendues en tant que bois de chauffage.