Il suffit parfois d’une route sinueuse, d’un reflet de château dans une eau immobile ou du tintement d’une cloche au cœur d’un village pour comprendre qu’un territoire possède une âme particulière. La Bourgogne fait partie de ces régions qui se découvrent lentement, presque intimement, au rythme des chemins de halage, des petites routes bordées de vignes et des silhouettes de forteresses médiévales qui émergent derrière les collines.
La route touristique des châteaux et canaux de Bourgogne n’est pas un simple itinéraire. C’est une immersion dans une France élégante, paisible et profondément authentique. Ici, les canaux racontent l’histoire du commerce fluvial et des grands travaux du XIXe siècle ; les châteaux témoignent des ambitions des ducs, des familles nobles et des grandes heures du royaume ; les villages, eux, perpétuent un art de vivre fait de gastronomie, de patrimoine et de douceur.
Voyager sur cette route, c’est accepter de ralentir. C’est prendre le temps d’observer les péniches glisser silencieusement sur l’eau, de pousser la porte d’un domaine viticole, de s’installer à la terrasse d’une auberge ou de marcher dans les jardins d’un château au coucher du soleil. Entre Dijon, Châteauneuf-en-Auxois, Clamecy, Tonnerre, Semur-en-Auxois ou encore Auxerre, la Bourgogne dévoile un décor raffiné où chaque détour réserve une surprise.
Une Bourgogne d’eau et de pierre
La Bourgogne évoque souvent les grands vins, la gastronomie ou les prestigieux climats viticoles inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourtant, cette terre possède une autre identité, plus secrète et tout aussi fascinante : celle des canaux et des forteresses. Au XVIIIe et au XIXe siècle, les canaux ont transformé la région. Ils permettaient de relier les bassins fluviaux français, d’acheminer le bois, les céréales, le vin ou encore la pierre. Aujourd’hui, ces voies d’eau sont devenues des itinéraires de tourisme lent parmi les plus séduisants de France.
Le canal de Bourgogne, le canal du Nivernais ou encore le canal du Centre serpentent à travers vallons, forêts et villages de caractère. Leurs écluses fleuries, leurs ponts de pierre et leurs maisons d’éclusiers composent un décor paisible, presque intemporel. Face à eux se dressent les châteaux. Certains sont médiévaux, perchés sur des éperons rocheux ; d’autres affichent une élégance Renaissance ou classique. Beaucoup racontent l’influence des puissants ducs de Bourgogne, dont le rayonnement a marqué toute l’Europe.
La beauté de cette route tient justement dans ce dialogue permanent entre l’eau et la pierre. Les canaux apportent le calme et la fluidité ; les châteaux imposent leur puissance et leur mémoire.
Etape 1 : circuit de Cosne-Cours-sur-Loire à Coulanges-la-Vineuse
Nous vous proposons de démarrer ce parcours touristique de la ville de Cosne-Cours-sur-Loire ( km 0). Au carrefour de la Loire et du Nohain, Cosne-Cours-sur-Loire occupe une position privilégiée dès l'époque gallo-romaine. Lieu de passage entre cours d'eau et forêt boisée, le patrimoine historique et architectural vous étonnera.
Cosne-Cours-sur-Loire, porte d’entrée entre fleuve et vignobles
Le voyage débute à Cosne-Cours-sur-Loire, sur les rives majestueuses de la Loire. Dès les premiers instants, le décor impose sa personnalité : un grand fleuve sauvage, des quais lumineux, des façades tranquilles et cette atmosphère ligérienne où souffle déjà un parfum de vacances. Le matin, la lumière glisse sur les eaux de la Loire avec une douceur presque argentée. Les pêcheurs installent leurs lignes tandis que les terrasses de café s’animent lentement. On prend plaisir à flâner dans le centre ancien, à observer les maisons anciennes et les places ombragées avant de rejoindre les bords du fleuve.
La Loire, ici, n’est jamais un simple paysage. Elle est une présence vivante. Pendant des siècles, elle a transporté le bois, les marchandises, les hommes et les histoires. Le musée de la Loire rappelle cette relation intime entre le fleuve et les habitants de la région. On y découvre l’univers des mariniers, des gabares et du commerce fluvial, mais aussi une belle collection artistique inspirée par les paysages ligériens.
Autour de Cosne, les vignobles annoncent déjà les grands terroirs voisins. Les coteaux du Giennois et les appellations proches de Pouilly-Fumé offrent aux amateurs de vin des haltes savoureuses. Dans les caves fraîches, les vignerons parlent de leur terre avec passion. Les arômes de silex, les notes fruitées des blancs ligériens et la générosité des rouges accompagnent naturellement les premiers repas du voyage.
Prenez la direction de l'A 77 sortie 23 à Cosne-Sud pour trouver la route de Donzy via la D33 (16 km), le patrimoine de la ville témoigne de son riche passé. Promenez-vous dans Donzy pour découvrir le château du XIe siècle., les maisons à pans de bois typiquement bourguignonnes. Visitez le moulin de Maupertuis, devenu écomusée, et renouez avec la tradition des anciens meuniers.
Donzy et les villages du Nivernais : l’élégance discrète de la Bourgogne rurale
En quittant Cosne-Cours-sur-Loire, la route s’enfonce doucement dans le Nivernais. Les paysages deviennent plus vallonnés. Les haies bocagères découpent les prairies, les champs alternent avec les bois, et les villages apparaissent au détour des collines. Donzy possède ce charme discret des petites cités historiques bourguignonnes. Ses ruelles invitent à la promenade, entre maisons anciennes et passages fleuris. Le vieux château, les maisons à pans de bois et les vestiges médiévaux racontent l’importance passée de cette petite ville installée au bord du Nohain.
Mais ce qui marque surtout ici, c’est le rapport à l’eau. Le moulin de Maupertuis, transformé en écomusée, rappelle combien les rivières étaient autrefois essentielles à la vie quotidienne. Le bruit de l’eau sur les roues du moulin, l’odeur du bois humide et les mécanismes anciens plongent le visiteur dans une époque où chaque rivière faisait vivre un territoire entier.
Continuez vers Menou, à la sortie de Menou, faites un crochet par La Chapelle-St-André pour profiter des petites routes de la vallée du Sauzay et poursuivre à l'est vers Varzy via D33 (40 km). La charmante petite ville de Varzy se situe au cœur du Nivernais. La route continue ensuite au cœur d’un paysage paisible. Au lieu de filer droit sur Clamecy, nous vous proposons un léger détour à partir de Villiers-Le-Sec, via la N151 (45 km) pour suivre le cours du Beuvron qui rejoint le Sauzay à Clamecy pour alimenter l'Yonne. Ici, le temps semble suspendu. Les pierres blondes des maisons prennent des teintes dorées au soleil couchant. Les petites places ombragées accueillent quelques habitants qui discutent tranquillement, tandis que les volets colorés rappellent la douceur rurale de la Bourgogne.
Ce sont précisément ces étapes modestes qui donnent toute sa profondeur au voyage. La Route des châteaux et canaux n’est pas un itinéraire spectaculaire au sens traditionnel. Elle ne cherche pas l’excès. Elle cultive au contraire une forme d’élégance lente, sensible, profondément française. Prendre la direction de Clamecy ancienne capitale du flottage du bois via la N151 et D951 (56 km).
Clamecy, mémoire du flottage du bois et âme du canal du Nivernais
Puis apparaît Clamecy, sans doute l’une des plus belles surprises de cet itinéraire. Perchée sur un éperon rocheux dominant le confluent, Clamecy, se situe au cœur du pays des vaux d'Yonne, charnière entre le Morvan, le Nivernais et la basse Bourgogne. La cité aux rues étroites et sinueuses vit dans le souvenir d'une histoire riche et originale : « ville des beaux reflets et des souples collines », selon Romain Rolland.
La ville se dévoile dans une boucle de l’Yonne, entourée de collines douces. Ses ruelles étroites, ses maisons anciennes et ses ponts donnent immédiatement l’impression d’entrer dans une ville d’eau. Ici, l’histoire du canal du Nivernais et celle du flottage du bois sont omniprésentes. Pendant plusieurs siècles, les forêts du Morvan ont alimenté Paris en bois de chauffage. Les bûches étaient assemblées en immenses radeaux puis acheminées par les rivières jusqu’à la capitale. Clamecy devint alors un centre majeur du flottage du bois, une activité aujourd’hui disparue mais encore profondément inscrite dans la mémoire locale.
Le canal du Nivernais, construit entre le XVIIIe et le XIXe siècle pour faciliter le transport du bois, constitue aujourd’hui l’un des plus beaux canaux de France. Long de 180 kilomètres et jalonné de nombreuses écluses, il traverse une campagne préservée où règnent le calme et la lenteur. Marcher le long des berges à Clamecy procure une sensation singulière. Les péniches glissent silencieusement. Les éclusiers échangent quelques mots avec les plaisanciers. Les reflets des arbres dans l’eau composent des tableaux mouvants, presque impressionnistes.
La ville possède également une étonnante curiosité historique : l’église Notre-Dame-de-Bethléem. Son histoire remonte aux croisades, lorsque les évêques de Bethléem trouvèrent refuge à Clamecy après la chute du royaume latin de Jérusalem. Ce lien improbable entre la Bourgogne et la Terre Sainte donne à la ville une profondeur historique inattendue. En soirée, les quais deviennent particulièrement enchanteurs. Les terrasses se remplissent doucement, les lumières se reflètent sur l’eau et l’on comprend pourquoi tant de voyageurs tombent amoureux de cette Bourgogne secrète.
Quittez Clamecy en direction d'Auxerre, la route touristique longe tout simplement au plus près l'Yonne et le canal du Nivernais, à partir de Coulanges-sur-Yonne, vers Châtel-Censoir.
Le canal du Nivernais : un voyage au rythme de l’eau
À partir de Clamecy, la route épouse de plus en plus fidèlement le tracé du canal du Nivernais. Et c’est probablement ici que commence la partie la plus immersive du voyage. Le canal n’est pas seulement un ouvrage d’ingénierie. C’est un monde à part entière. Une respiration. Les anciennes maisons éclusières, les ponts de pierre, les chemins de halage et les rangées de peupliers composent un décor d’une harmonie remarquable. Le silence y est rarement total : on entend le clapotis de l’eau, le chant des oiseaux, parfois le grincement lent d’une écluse qui s’ouvre.
À vélo, le bonheur est absolu. Les chemins qui longent le canal offrent une progression douce, presque méditative. De nombreux cyclistes considèrent d’ailleurs les canaux bourguignons comme parmi les plus beaux itinéraires de cyclotourisme en France. Certains évoquent des parcours « reposants » et propices à la contemplation, même si la monotonie apparente finit justement par devenir une forme de voyage intérieur. Le long du canal, les villages semblent vivre au rythme de l’eau depuis toujours. Chaque écluse raconte une histoire. Chaque halte devient une invitation à ralentir.
Vous arriverez à Coulanges-sur-Yonne par la N151 (65 km) après avoir visité l'église Notre-Dame de Coulanges-sur-Yonne, la petite route passera d'abord devant le château de Faulin sur votre droite, massive demeure de la fin du 15e siècle (il ne se visite pas).
La route mène ensuite à Châtel-Censoir, superbe village perché dominant l’Yonne et le canal, via la D39 et D217 (75 km). Plus loin, au sommet de la colline de Châtel-Censoir traversé par l'Yonne et le canal du Nivernais.
Châtel-Censoir et les falaises du Saussois : la Bourgogne verticale
Vue d’en bas, la silhouette du village semble flotter au-dessus des collines. Les maisons s’étagent sur les pentes tandis que l’église veille sur la vallée. Depuis les hauteurs, le panorama est saisissant : l’Yonne dessine de larges courbes argentées entre les forêts et les prairies. Les alentours de Châtel-Censoir révèlent aussi une Bourgogne plus sauvage. La fameuse Grotte des Fées ouvre ses galeries mystérieuses sous la roche, tandis que les falaises du Saussois impressionnent par leur verticalité.
Ces parois calcaires de près de soixante mètres attirent depuis des décennies les grimpeurs venus de toute l’Europe. Mais même sans pratiquer l’escalade, le site possède une beauté spectaculaire. Les falaises blanches surgissent au-dessus des arbres comme une forteresse naturelle. Les faucons pèlerins y nichent encore, rappelant combien cet environnement demeure préservé. Le contraste entre les eaux tranquilles du canal et la puissance minérale des falaises crée une émotion particulière. C’est toute la richesse de cette route : passer en quelques kilomètres d’une atmosphère bucolique à des paysages presque grandioses. Profitez également du canal du Nivernais et ne manquez pas la Grotte des Fées, une majestueuse galerie sous-terraine ponctuée de dômes et de cheminées.
Poursuivez votre escapade touristique, deux méandres plus loin, sur votre droite, vers Merry-sur-Yonne les rochers du Saussois, véritable muraille calcaire utilisée comme école d'escalade par les varappeurs et comme lieu de nidification par les faucons pèlerins (d'avril à juin). Hautes de près de 60 mètres, ces parois calcaires accueillent depuis les années 1950 de nombreux pratiquants. A la sortie du village en direction de Mailly-le-Château, après avoir longé l'ancienne scierie de Monsieur Bayard, la halte du canal du Nivernais permet aux touristes un moment de calme champêtre et, un peu plus loin, dans le cadre de la réserve naturelle du bois du parc on découvre une carrière à fossiles unique en son genre. Encore deux méandres et vous découvrez le site de Mailly-le-Château via D100 (85 km).
Mailly-le-Château : la beauté des panoramas bourguignons
L’arrivée est magnifique. Depuis les remparts et les terrasses ombragées, la vue plonge sur les boucles de l’Yonne, le canal du Nivernais et les reliefs du Morvan au loin. Ici, la Bourgogne prend des airs presque méridionaux lorsque le soleil illumine les pierres claires des maisons. Les ruelles étroites serpentent entre les bâtisses anciennes, les glycines habillent les façades et le parfum des jardins accompagne la promenade.
Mailly-le-Château possède cette capacité rare à donner immédiatement envie de rester. On imagine volontiers les soirées d’été sur une terrasse, un verre de Bourgogne à la main, tandis que les cloches résonnent dans la vallée. Le patrimoine médiéval y est particulièrement présent. Les anciens remparts rappellent le rôle stratégique du village, autrefois chargé de surveiller la vallée de l’Yonne. Chaque pierre semble porter la mémoire des siècles. Cet ancien bourg fortifié est bâti sur un escarpement qui domine l'Yonne. Du coup, près du château la terrasse ombragée au-dessus des remparts, offre une vue superbe et panoramique sur les boucles de l'Yonne et le canal du Nivernais grâce à un important dénivelé jusqu'aux monts du Morvan.
Sur la route de Mailly-la-Ville, la maison du Château des Ports rappelle un peu l'histoire du flottage. Continuez dans la vallée encaissée jusqu'à Bazarnes. via la D100 et D950 (96 km). La route monte en ligne droite : au sommet de la côte, regardez à droite le village de Cravant, au confluent de l'Yonne et de la Cure.
Bazarnes est un charmant village à la croisée des deux vallées, découvrez une très belle façade de l'église Saint Vérain au coeur du bourg et une belle aire de détente au bord de l'Yonne. Plus loin, la gare et le canal du Nivernais offrent de belles balades le long de la véloroute où est installé, au port de Cravant, l' office de tourisme intercommunal dans un chalet.
Ne manquez pas le lavoir du XIXe siècle, grand "impluvium" avec deux passerelles et un très grand passage couvert. Le parcours vous mène à Vincelles, puis oblique vers Coulanges-la-Vineuse via la D100 et D85 (105 km) pour quitter la vallée de l'Yonne et revenir dans la plaine de basse Bourgogne.
Fin de cette première étape, retrouvez tous les détails de ce circuit sur notre page : Etape 1 : circuit de Cosne-Cours-sur-Loire à Coulanges-la-Vineuse
Etape 2 : circuit Coulanges-la-Vineuse à Cosne-Cours-sur-Loire
Coulanges-la-Vineuse, réputé pour son vignoble, est située entre deux vallons, sur le dos d’une crête qui s’abaisse vers la vallée de l’Yonne. Ce site pittoresque lui donne un aspect “ perché ” au milieu d’un véritable cirque rempli d’échalas qui fait face à celui d’Irancy.
Coulanges-la-Vineuse : la rencontre du vin et de la douceur de vivre
Après les vallées encaissées du canal, le paysage s’ouvre progressivement sur les plaines et les coteaux viticoles autour de Coulanges-la-Vineuse. Le nom du village annonce déjà la couleur : ici, le vin fait partie du paysage autant que de la culture locale. L’appellation Bourgogne Coulanges-la-Vineuse produit des rouges, des rosés et des blancs réputés pour leur finesse. À l’heure dorée de la fin d’après-midi, les vignes prennent des nuances magnifiques. Les feuilles semblent vibrer sous la lumière, tandis que les petites routes traversent les coteaux dans une atmosphère presque intemporelle.
Les caves du village offrent souvent des dégustations chaleureuses. On y découvre des vins élégants, profondément liés au terroir bourguignon. Les conversations avec les vignerons deviennent rapidement des moments privilégiés : ici, on parle autant du climat, des sols et des vendanges que de transmission familiale et d’amour du métier. Cette relation intime entre patrimoine, gastronomie et paysage constitue l’une des grandes forces de l’itinéraire. On ne visite pas seulement des lieux : on découvre une manière d’habiter le territoire.
Poursuivez ensuite, par Courson-les-Carrières, via la N151 et D85 (129 km). Les tailleurs de pierre de Courson ont fait la réputation de ce petit village de l'Yonne. Les pierres de Courson ont servi à édifier de grands bâtiments et des œuvres d'arts. Courson-les-Carrières tient son nom du duc de Courson et sa spécialité la taille de pierre. Admirer le château de Courson-les-Carrières, la fontaine de la Place du Château, le lavoir et l'église.
Prenez la direction d'Ouanne via D950 (141 km), vous arriverez sur l'ancien chemin d'Orléans à Auxerre, que suivaient les diligences, notamment « la poste », elle passait devant la Mairie actuelle, montait la rue des Trois Sabots, rejoignait Coulangeron puis Avigneau, Escamps, Chevannes et enfin Auxerre.
Plusieurs châteaux se situe sur la commune d'Ouanne : le Château des Minières, édifice modernisé flanqué de tours, Château d'Etrisy, Château de La Motte, au bourg d'Ouanne, autrefois siège d'un fief. Continuez votre périple vers Toucy via la D950 (154 km). Toucy est une souriante cité au coeur de la Puisaye qui offre de nombreuses activités, patrie de Pierre Larousse. Explorez sa ville basse et sa ville haute avec leurs rues aux maisons à colombages dans la rue Lucile-Cormier, rue du Marché, rue Neuve et place de l'Hôtel-de-Ville. Décor sculpté.
Gagnez Saint-Sauveur-en-Puisaye via D955 (171 km), Saint-Sauveur-en-Puisaye a été labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté en 2016. La ville est particulièrement connue pour être la ville natale de la romancière Colette ; elle accueille le Musée Colette depuis 1995. Le collège de la ville porte également le nom de Colette. En sortant du chantier médiéval, repartez à droite et prenez la 1re à droite : la petite route du Bourdon vous fera longer le réservoir d'eau du même nom. Obligation de rouler doucement sur cette route très fréquentée par les cyclistes.
Au bout, vous arrivez directement sur Saint-Fargeau et son château du Xe siècle via D85 (182 km), qui appartient à l'initiateur du projet de Guédelon. Sous des dehors médiévaux, ce géant de brique rose révèle un intérieur d'une élégance inattendue, qui abrite notamment le musée de l'Aventure du son.
Pour repartir sur la route touristique des châteaux et canaux de Bourgogne, ralliez Bléneau, via D90 (194 km). visitez l'église Saint-Loup-de-Troyes. En outre, Bléneau est située à une vingtaine de kilomètres du canal de Briare, du château de Guédelon et du château de Saint-Fargeau. Après le Moyen Âge de Guédelon et la Renaissance de Saint-Fargeau, nouveau bond dans le temps avec le pont-canal de Briare.
Vous arriverez à Briare dans le Loiret via la D47 (213 km), la ville occupe une position clé au débouché de la liaison Seine-Loire. Le canal de Briare fut entrepris dès 1604 à l'initiative de Sully. De Briare, poursuivez votre chemin sur Gien via la D952 (227 km) pour franchir la Loire. Le jardin des Boulards, en haut de la ville de Gien, abrite des vestiges des remparts qui entouraient la ville au Moyen-Âge, ainsi que des arcades de l'ancien hôtel-dieu du XIIe et XIIIe siècles.
Sur la route du retour vers Cosne-Cours-sur-Loire, ne manquez pas le château de Saint-Brisson-sur-Loire via D951 (236 km) : des copies de machines de guerre du Moyen Âge sont installées dans les douves, avec démonstrations de tir le dimanche en fin de journée, l'été. Vous pouvez aussi admirer l'église Saint-Pierre-et-Saint-Brice. Les chapiteaux romans sont classés Monuments Historiques par Prosper Mérimée en 1849 ;
Retour vers Cosne-Cours-sur-Loire en suivant la Loire via la D907 (279 km).
Fin de cette dernière étape, retrouvez tous les détails de ce circuit sur notre page : Etape 2 : circuit Coulanges-la-Vineuse à Cosne-Cours-sur-Loire