Entre Saint-Malo et Rennes, le Château de La Bourbansais encore habité et meublé d'époque Louis XIV et Louis XV, se visite et permet aux guides conférenciers d'aborder de nombreux thèmes historiques ponctués d'anecdotes. La grande salle est ornée de boiseries Louis XIII.
Le petit salon bleu est le chef-d'œuvre de Mancel. Il est resté dans son état d'origine avec ses boiseries et son mobilier, à l'exception du lustre central en tôle dorée et fleurs de Saxe, de la même composition que les quatre appliques. Il fut détruit par un incendie allumé par les révolutionnaires lors de leur passage au château le 17 mai 1793, venant collecter du linge de maison et des matelas pour en faire de la charpie à destination des hôpitaux de la région.
Le vestibule et salle à manger du domaine ont été décorés à la même époque et sont entièrement boisés et recouverts de tapisseries d'Aubusson. L'ensemble de ces pièces sont de petite dimension.
Deux canons à l'entrée du domaine de La Bourbansais sont des pierriers anglais pris sur un bateau corsaire de ce pays au xviie siècle. Contrairement aux canons français, ils sont montés sur deux roues.
À gauche, en arrivant au Château de La Bourbansais, la chapelle est située dans la cour après les douves. Elle date du xviie siècle et fut restaurée en 1920 mais garde la décoration de l'époque de sa construction. Une litre fait le tour de la corniche, sur laquelle figure les armoiries des châtelains depuis
1400.
Cette chapelle possédait une tribune qui fut supprimée à la fin du xixe siècle. Le clocheton fut également supprimé ; subsistent les traces de chevilles dans les poutres du toit. La cloche est posée sur un mur près de la chapelle.
Tel qu’on peut le visiter aujourd’hui, le château est une demeure dont la partie la plus ancienne, la façade sud, remonte à 1583. Au xviie siècle, côté ouest, fut aménagée une aile baroque, copie de l’orangerie de l’hôtel de Sully à Paris. Les jardins à la française et leur statuaire furent créés sous Louis XV.
Une chaise de poste construite en 1771 appartenait en 1789 à Marie-Thérèse de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, et amie de la reine, qui après l'échec et l'arrestation à Varennes, fit atteler à quatre cette voiture pour permettre à l'abbé de la Coninais, Guillaume du Chastel de la Ruaudais et possesseur du château de la Coninais, son confesseur, de fuir Paris et de regagner au plus vite son château après que le bruit eu courut qu'il était chargé de l'évasion de Madame Royale.
Une fois arrivé chez lui, il reprit la route pour fuir en Angleterre. Il abandonna la voiture dans une remise de son château qui passa de mains en mains avant de devenir la propriété de la Banque nationale pour le Commerce et l'Industrie. La banque en fit don au musée de Dinan, mais manquant de place et de moyens pour assurer sa restauration, le musée en fit don au comte de Lorgeril.