A votre arrivée, vous découvrez cette drôle de ville divisée en deux. En haut, le gros du bourg, sur son promontoire rocheux. En bas le joli petit port bordant la Vilaine.
Ouvrez les portes de l’histoire grâce au circuit d'interprétation du patrimoine, il vous livrera les clés de la découverte grâce à ses 23 panneaux qui jalonnent un itinéraire durant une heure et demi. Un dépliant d'interprétation disponible à l'Office du Tourisme est le complément indispensable de votre visite dans la petite cité de caractère de La Roche-Bernard.
Ce sont surtout les bâtiments médiévaux qui retiennent l'attention lors de votre balade. En témoignent ces quelques rues et leurs jolies surprises, vous emprunterez le chemin du Ruicard ; la rue de la Quenelle avec ses hautes maisons ornées de fenêtres taillées dans le tuffeau .
Puis, vous arriverez à la place du Bouffay : c'est ici que se dressait la guillotine après la Révolution et que se trouve toujours la maison du Canon du XVIe siècle ornée d'une horloge, d'un clocher et naturellement d'un canon. Ce dernier provient d'un vaisseau échoué en 1760 qui affronta les Anglais au large du Croisic. C'est désormais l'hôtel de ville et, jusqu'au début du siècle, le lieu de rendez-vous des dockers en attente de déchargement.
Sur la charmante Place du Bouffay, vous pourrez ensuite vous relaxer et observer en toute tranquillité son patrimoine d’exception : maison à colombage du XVème siècle, la plus ancienne de la ville, le quartier Tour de l’Isle qui fut refuge pour les protestants, et plus loin la Chapelle Notre-Dame du XVIème siècle se dresse majestueusement.
La chapelle Notre-Dame est le plus ancien édifice de la commune, elle aussi été diversement reconvertie : premier temple protestant de Bretagne, elle servit de tribunal révolutionnaire et de grange à fourrage.
Dans cette demeure adossée à la roche qui donne son nom à La Roche-Bernard, les visiteurs, et notamment les plus jeunes, peuvent découvrir comment vivent les colonies d’abeilles au sein des ruches, le travail du miel et le rôle important de ces insectes pollinisateurs. Exposition sur les traditions populaires liées à l’abeille, ruche vitrée et vidéo. Entrée libre. Rémy Lucas, berger des abeilles, un brin poète, y commercialise son miel et produits dérivés de la ruche.
La ville haute vous a livré tous ses secrets ? Descendez donc jusqu'au port de plaisance. Continuez votre visite en vous dirigeant vers les vieux quartiers dont la plupart des bâtisses, datant des XVIème et XVIIème siècles, donnent aujourd’hui un côté pittoresque à cette ville. Si autrefois, ce quartier servait de lieu de commerce et de stockage de marchandises, aujourd’hui, une dizaine d’artisans d'Art y exercent leur talent : potier, céramiste, perlière d’Art, vitrailliste, fileur de verre au chalumeau, sculptures, …
Détenteurs d’un savoir-faire, franchissez le seuil de leurs ateliers et découvrez un univers souvent fascinant. Vous pourrez même pour certains observer la manière dont ils travaillent. Oh, il est bien calme aujourd'hui, mais si vous saviez, il y a 150 ans comme il bourdonnait ! Entre le commerce du sel, celui du vin, de la chaux et du blé, il avait de quoi s'agiter au XVIIème siècle.
Pour preuve, la capitainerie, cet entrepôt de blé, converti en théâtre ou ces greniers à sel aux lucarnes moulurées. C'est sans compter l'arsenal : Richelieu y fait construire La Couronne, un vaisseau considéré comme le prototype des navires de guerre de la flotte royale.
Pour compléter votre tour d'horizon de la ville, vous devez absolument faire un tour au musée de la Vilaine maritime logé dans le château des Basses-Fosses. Vous pourrez y admirer des maquettes et des objets relatant l'épopée maritime. Tous les jeudis en été, des expositions éphémères viennent compléter les collections.
En poursuivant le long du quai, vous pourrez gravir le site du rocher, un lieu chargé d'histoire car c'est en voyant ce rocher et ce site granitique que les fondateurs de la ville décidèrent de s'y installer. Il offre aujourd'hui une vue imprenable sur la Vilaine, les ponts et le port de plaisance.
Fait étonnant, vous pourrez voir deux imposants canons : ils proviennent en réalité du vaisseau Le Juste, coulé lors de la Bataille des Cardinaux en 1759. A l’heure du coucher du soleil, assis sur ce rocher, le point de vue sur la Vilaine et ses alentours est encore meilleur !