De Bonifacio, la RN 198 remonte vers Bastia soit 170 kilomètres - La route de la côte orientale - partie sud. Sur ses 40 premiers kilomètres, la nationale peine à suivre la côte, très découpée ; elle ne s'en éloigne jamais de plus de 10 kilomètres, et n'en est séparée que par des collines.
Il faut la quitter pour voir le golfe de Sant'Amanza par la D58 et la D60, la plage de Rondinara, le golfe de Santa Giulia, ou la plage de Palombaggia, face aux îles Cerbicale, d'où on peut poursuivre par un large tour dans la presqu'île de la Chiappa, avec retour sur la rive sud du golfe de Porto-Vecchio.
Porto-Vecchio domine la mer depuis son rocher historique ; c'est une vieille ville intéressante, mais le port est quelconque, et la rive nord du golfe est presque entièrement occupée par des marinas souvent privées, qui gênent l'accès à la mer.
À partir de la Trinité, la D468 permet de s'approcher de Stagnolo, San Cipriano voir la pointe de Cala Rossa et Pinarello voir la tour sur son îlot, avant de rejoindre la N196 à Santa-Lucia di Porto-Vecchio par la D168a.
De Fautea jusqu'à la limite de département, sur plus de 20 kilomètres, la nationale longe strictement la mer : Tarco, Favone, Cala d'Oro, et enfin Solenzara, seul village important sur ce trajet. Les massifs montagneux sont ici proches du rivage, et la route est en permanence enserrée entre les collines et le rivage rocheux.
Au franchissement de la rivière Solenzara, on passe dans le département de Haute-Corse, et le paysage change : les montagnes s'éloignent, on aborde la « plaine orientale ».
A Travo, on longe la base militaire dite de Solenzara, et la route devient une immense ligne droite, à faible altitude (9 mètres au pont sur l'Albatesco, 11 au pont sur le Fiumorbo), jusqu'à Ghisonaccia.
Mais cette route s'est éloignée de la mer, et, jusqu'à Alistro, on ne la verra guère, à moins d'emprunter une route latérale en aller-retour, à Migliacciara vers Calzarello, à Ghisonaccia vers Vignale, à Cateraggio vers Padulone.
La côte est ici une immense plage de sable, parsemée d'étangs dont certains sont stagnants : Palu, Gradugine et d'autres vivants au point de permettre la conchyliculture : étang d'Urbino, étang de Diane.