Ce parcours touristique prend son départ de Fos (km 0), à la hauteur de la frontière franco-espagnole. Premier village sur la frontière espagnole, lorsque la Garonne, née en Espagne, entre en France votre route suit la Garonne encore torrent de montagne. L'histoire de ce village est celle d'un point de passage, entre Comminges et Val d'Aran. Le val d'Aran français, est en fait fermé au nord par un resserrement de la vallée à Saint-Béat et au sud par Fos.
On attribuerait l'origine de Fos a une « fosse », une douve, qui aurait été faite lors de l'établissement d'un camp romain durant l'Antiquité. Le village est longtemps rattaché à l'évêché du Comminges, situé à Saint-Bertrand de Comminges, et est généralement la possession des comtes de Comminges, avant d'être rattaché à la couronne de France. Si vous êtes nostalgique de l’époque où les villages regorgeaient de lavoirs ou de fontaines, promenez-vous dans Fos. A voir également l'Église Saint-Pierre-aux-Liens de Fos reconstruite au XVIIIe siècle, la Chapelle du Batan, la Ruines de la tour du Castéras au-dessus du village de Fos.
Prendre la direction de Saint-Béat, via la N125 (7 km). Formé par un verrou glaciaire, Saint-Béat a une géographie bien particulière. Il s’agit d’un village construit à flanc de montagne le long de la Garonne. A l'Antiquité, le site de Saint-Béat était connu comme un Passus Lupi, ou passage du loup. Ancienne place forte qui commandait la vallée de la Garonne, le village était alors surnommé la Clé de la France. Mais c'est surtout pour ses carrières de marbre blanc qu'il est connu dans le reste du pays. Les Romains utilisaient déjà le fleuve de la Garonne pour affréter les blocs de marbre jusqu’à Lugdunum Convenae, devenue aujourd’hui SaintBertrand-de-Comminges.
Saint-Béat dispose également d'un riche patrimoine architectural et historique qui attire les visiteurs. En vous promenant dans la commune, vous pourrez apprécier les vestiges préhistoriques, le château fort du XIIe siècle accompagné de sa chapelle, la chapelle de Géry, la chapelle de Ladivert, la chapelle troglodytique Saint Roch ou encore la maison natale du maréchal Gallieni. Construit au cours du XVIe siècle, le moulin des Arts a produit de la farine jusque dans les années 1960. Propriété de la mairie depuis le début des années 2000, il a été entièrement restauré et sert aujourd'hui d'écomusée.
Avant de repartir, passez par l’église romane Saint-Privat du XIIe siècle, elle présente un tombeau abritant les reliques de saint Béat et de saint Privat. Juste en face, vous pourrez admirer une magnifique vierge à l’enfant d’inspiration slave… Ne manquez pas de parcourir la carrière de marbre blanc, appelée brèche romaine, exploitée depuis l'époque romaine. Elle permet également l'extraction de marbre bleu turquin.
Continuez en direction de Fronsac (13 km), village dominé par les falaises du pic du Gar (1 785 m) et les sommets du Luchonnais. Le village est surplombé par une tour du XIIIe siècle, qui n'est autre que le vestige du château des Comtes de Comminges. Au détour d’une ruelle, vous pouvez voir l'Église Saint-Barthélemy, le Lavoir, l'Ancienne fontaine, l'Ancienne pesée ou encore la Statue d'un joueur de quilles en marbre de Saint-Béat.
La prochaine étape sera Saint-Bertrand-de-Comminges et Valcabrère (26 km). Toutes deux classés au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Surplombant la vallée de la Garonne, Saint-Bertrand-de-Comminges, véritable "Mont Saint-Michel des terres" est le point d'orgue d'un ensemble historique et architectural exceptionnel. La cité médiévale de Saint-Bertrand-de-Comminges adossée au Piémont pyrénéen, est labellisé parmi les Plus beaux villages de France.
Vous pouvez entrer dans Saint-Bertrand-de-Comminges par l'une de ses trois portes, nous vous conseillons la porte Cabirole, les ruelles médiévales vous conduisent au pied de l’imposante cathédrale gothique. Témoignage de l'époque romane et gothique, l'imposante cathédrale Sainte-Marie mérite une attention toute particulière avant de prendre le temps de flâner. L'architecture romano-gothique est élégante, les vitraux Renaissance, le choeur de stalles sculptées et les orgues du XVIe siècle sont remarquables. Réputée pour son cloître, la cathédrale romano-gothique l'est aussi pour ses splendides boiseries qu'elle renferme. La cathédrale abrite le tombeau de l'évêque Bertrand de l'Isle canonisé au XIIIe siècle.
Antiquité, Moyen-Age, Renaissance, toutes les époques s’ouvrent à vous. Prenez le temps de flâner dans Saint-Bertrand-de-Comminges, les maisons à colombages des XV-XVIe siècles témoignent encore de la grandeur de la cité épiscopale. Vos pas nous mènent à travers la ville basse aux rues étroites bordées par d’anciennes fermes à l’architecture si particulière. Un escalier de pierre permet de gravir la colline pour accéder à la ville haute. Encore un petit effort et le panorama se découvre sur les sommets du piémont pyrénéen et sur les paysages préservés du Comminges.
En contrebas de la cité médiévale, la basilique romane Saint-Just de Valcabrère, isolée dans les champs au milieu des cyprès, le lieu est bucolique et plein de charme. Edifiée sur une nécropole païenne et un cimetière paléochrétien, la basilique vous émerveillera par sa pureté, sa simplicité et son magnétisme. L’utilisation de pierres issues de la cité antique dans sa construction ajoute à sa singularité. La Basilique Saint-Just de Valcabrère, est l’une des plus belles églises romanes de la région et l'une des plus anciennes églises chrétiennes de la Gaule méridionale. Les amoureux d’architecture seront ravis de pouvoir admirer ce parfait exemple de sobriété et vous profiterez d’une vue à couper le souffle sur la ville haute et la Cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges.
Si la ville fortifiée de Saint-Bertrand-de-Comminges témoigne de ses heures de gloire à l'époque médiévale, le lieu n'oublie pas qu'il a aussi abrité une colonie romaine. Difficile d’imaginer qu’ici se dressait une capitale de l’empire romain avec ses milliers d’habitants. Ancienne ville romaine, Lugdunum Convenae fut une cité prospère de plusieurs milliers d’habitants au centre d’un important réseau de communication. Elle possédait les attributs d’une cité romaine d’importance : théâtre, temple, forum, thermes et un vaste marché. Le sous-sol du site de Saint-Bertrand-de Comminges/Valcabrère atteste aujourd’hui de ce riche héritage antique. Envie d’en savoir plus sur l’ancienne cité des Convènes ? Vous pourrez visiter le beau Musée Archéologique Départemental mais également vous rendre directement sur le site de Saint-Bertrand-de-Comminges.
On vous conseille d’emprunter la piste cyclable de la Garonne sur quelques centaines de mètres pour profiter du coup d’œil sur la basilique et la cathédrale en arrière-plan. La base de canoë de Valcabrère permet de descendre la Garonne jusqu’à Montréjeau et d’apprécier le paysage sous un angle différent. Ici, la Garonne parait encore un peu timide mais il faut se méfier de l’eau qui dort. Plus d’information : Site internet.
L'étape suivante sera l'ancienne bastide de Montréjeau (35 km), via les D26 et D72. Au confluent de la Neste et de la Garonne, la bastide de Montréjeau (Montréal de Rivière) fut fondée en 1272 à la suite d’un traité de paréage entre Eustache de Beaumarchais, sénéchal du Roi de France Philippe III le hardi, et le seigneur terrien Arnaud d’Espagne-Montespan, vicomte de Couserans qui possédait des friches à cet emplacement. La ville est alors construite selon le modèle ordinaire des bastides, c'est-à-dire un quadrilatère doté d'un place centrale entourée d'arceaux, sur laquelle s'élève une halle, disparue en 1944, et organisé selon un plan en damier. L'ensemble est doté de murs d'enceinte, percés de quatre portes. Le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste est un vestige de la porte Saint-Jean. Une première église est située à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Jean-Baptiste.
Aujourd'hui, Montréjeau continue d'attirer les visiteurs de passage par la richesse de son patrimoine architectural qui témoigne d'une histoire illustre. Commencé votre visite par l'église Saint-Jean-Baptiste construite au XIIIe siècle et XVe siècles. A l'intérieur, il est possible d'admirer un retable du XVIIIe siècle et de très beaux vitraux réalisés par Henri Guérin. Non loin, la chapelle Sainte-Germaine mérite également un arrêt pour admirer son incroyable architecture. Prolongez votre balade vers l'hôtel de Lassus de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il présente notamment un clocheton du XVIIe siècle ainsi qu'une orangerie inspirée du petit Trianon de Versailles.
Vous pourrez admirer également deux autres sites sur la commune de Montréjeau, l'ancien hôtel du Parc du XIXe siècle et la Halle Le Maresquier de 1939 classée Patrimoine du XXe siècle. Ne râtez pas aussi le château de Valmirande en sortant de Montréjeau, vers Lannemezan. De style néo-Renaissance, il est réalisé en pierres grises dures de calcaire de Lourdes pour les soubassements, avec un complément de pierres blanches. Non loin, une tour médiévale a été construite pour accueillir un calorifère à vapeur, et au château est rattachée une charmante chapelle avec de très beaux vitraux et marbres. Classés Jardin Remarquable, le parc et le jardin sont l'œuvre des frères Bühler. L'ensemble peut être visité, mais le château, habité, est inaccessible.
Quittez Montréjeau et ses jolis points de vue sur la chaîne des Pyrénées pour suivre la direction de Saint-Gaudens (50 km), via la D817. Saint-Gaudens s'étale entre plaine, rivière et coteaux. Dans cette partie du parcours, la Garonne perd peu à peu son aspect montagnard, la pente se fait douce et les paysages changent. La rivière peut paraître moins sauvage, comme si l’homme avait essayé de la dompter. D’ailleurs, plusieurs barrages parsèment son cours.
Peuplée dès l'Antiquité et initialement appelée Mas-Saint-Pierre, la ville tire son nom actuel du martyre Gaudens, jeune berger victime des Wisigoths à la fin du Ve siècle pour avoir refusé de renoncer à sa foi : belle légende ! Au Vème siècle, Euric roi wisigoth de Toulouse envoya en pays de Comminges des troupes chargées d’anéantir tous ceux qui refusaient l’Arianisme. Un jour ses soldats rencontrèrent un jeune berger de treize ans, Gaudens. Malgré l’insistance et les menaces, l’enfant refusa de renier sa foi chrétienne. Un des soldats s’empara alors de lui et lui trancha la tête. Et là, le miracle se produisit : le jeune Gaudens se releva, prit sa tête entre ses mains et se dirigea vers le Mas Saint-Pierre. Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé en ville où les portes de l’église s’ouvrirent d’elles mêmes et se refermèrent derrière lui. Les cavaliers qui le poursuivaient ne purent y entrer. Peu après, en souvenir de ce jeune martyr, le Mas Saint-Pierre prit le nom de Saint-Gaudens.
En plein coeur de la vieille ville de Saint-Gaudens, un monument impressionne par ses dimensions et par son clocher imposant. La somptueuse église collégiale, dédiée à saint-Pierre et saint-Gaudens, est un véritable chef-d’oeuvre de l’art roman, édifiée entre le XIème et XIIème siècle. Réputée pour être l’une des plus belles églises sur la route des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, elle est l’un des symboles de Saint-Gaudens. Son cloître est en partie restauré, à l’intérieur duquel on peut admirer de magnifiques chapiteaux du XIIe siècle.
Depuis le parvis de la collégiale de la capitale du Comminges, la vue sur le pic du Midi (2 877 m), les sommets ariégeois et le pic du Cagire (1 912 m) est époustouflante ! Empruntez le "sentier ocre" pour découvrir les rues et places du coeur de ville rénové. Sortez de Saint-Gaudens par la D817 en direction de Saint-Martory (72 km), l’entrée dans le village se fait par un impressionnant pont à 3 arches du XVIIIème siècle. Sa construction entre 1724-1727 a intégré une porte de l'appareil défensif de l'ancienne ville.
Dans le village de Saint-Martory, sur le bord de la Garonne, vous découvrirez l'église datant des XIIe, XIVe et XVIIe siècle. Il semblerait que l'église primitive ait été dévastée au XIIe siècle et reconstruite en 1397 par le chapitre de Saint-Bertrand. Son clocher comprend deux tours. Son portail roman est orné de huit voussures reposant sur des colonnes à chapiteaux. Il provient de l'abbaye de Bonnefont. À côté de l'église, se trouve le menhir Peyro-Hitto.
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption, ancien prieuré, fut certainement construite avant le XIIème siècle, puis souvent remaniée jusqu’au XIXème. La façade est encadrée de deux tours XIIème et XVIIème le plan est roman avec chevet, abside et absidioles. Le portail roman, date du XIIIème et provient de l’abbaye de Bonnefont. On peut y voir la « Mater Dolorosa » d’Hippolyte Flandrin, croix raquette du XVème, fonts baptismaux du XIIème siècle.
Pendant votre déhambulation dans Saint-Martory, vous aurez l'occassion de découvrir l'ancienne gendarmerie, elle présente des éléments architecturaux des XIIe et XIIIe siècles provenant de l'ancienne abbaye de Bonnefont. Dans la Rue du Centre, attenant à des vestiges de remparts, se trouve un immeuble du XVIIIe siècle. Sur votre chemin, remarquer les Maisons à colombages typique du moyen-âge : la partie basse nommée « obrador » était consacrée au travail, le haut desservi par un escalier était consacré à l’habitation. N'oubliez pas la visite de la chapelle Saint-Roch est située sur l’ancienne voie romaine de Lugdunum Convenarum (Saint Bertrand de Comminges) et de Toulouse à Dax (en traversant la Garonne au pont d’Appas). De date de construction inconnue, elle fût détruite à la révolution, reconstruite et agrandie en 1857. Restaurée en 2005, sa particularité est une fresque reprenant un panoramique du village.
Sur les hauteurs de Saint-Martory en direction de route de Mancioux, vous apercevrez le premier château de la famille de Montpezat datant du XIe siècle, une des plus anciennes familles du Comminges. La famille des Montpezat, a successivement construit deux châteaux à Saint-Martory. A la fin du Moyen Âge, la famille s'établit dans la plaine et fit construire le château situé sur la rive droite de la Garonne à 280 m en amont du pont principal. Le Château de la Terrasse construit vers 1515, est typique du début de la Renaissance, offrant de nombreuses similitudes avec certains châteaux de la Loire. Vous pourrez l'apercevoir de la place Nationale. Ne partez pas de Saint-Martory sans faire un crochet à l’abbaye cistercienne de Bonnefont. Après la visite des lieux, on vous dévoilera les secrets d’un jardin d’inspiration médiévale héritier d’un hortus conclusus (jardin monastique médiéval).
Poursuivre sur l'ancienne Via Garona, en direction de Martres-Tolosane (82 km). Dans la plaine de la Garonne, Martres-Tolosane, ancienne bastide et capitale de la faïence d'art en Haute-Garonne, appartient au village appelé "villages circulaires" ou "circulades". Le boulevard circulaire remplace les anciens remparts. Une partie des remparts sont visibles, ainsi qu’un imposant donjon abritant aujourd’hui le musée archéologique. Celui-ci dévoile nombre de vestiges issus de la villa romaine située sur la commune.
Ici, les paysages de la Garonne étaient appréciés dès l’Antiquité ! Les vestiges de la villa gallo-romaine de Chiragan construite en bordure du fleuve le prouvent. Le village fut fondé au Ier siècle après J-C par les Romains, peu après la création de la somptueuse villa gallo-romaine de Chiragan un siècle auparavant. Durant l’antiquité tardive, elle devient une importante nécropole paléochrétienne autour d’un centre religieux qui deviendra l’église Saint-Vidian.
Les curiosités sont nombreuses à l'intérieur du village médiéval classé "petite cité de caractère", en plus de la faïence, fierté locale au secret bien gardé, les rues suivent un tracé concentrique ou sinueux, les petites maisons resserrées témoignent d'un passé de ville bien défendue. Vous serez sans doute frappé par la curieuse alternance de maisons à pans de bois du coeur ancien, avec des murs de galets, brique ou pierre ou les maisons plus bourgeoises. Le Grand Presbytère, salle d’exposition dédiée à l’Artisanat d’Art et à l’Art Contemporain, est également situé au cœur historique de Martres-Tolosane et vient enrichir le patrimoine historique et culturel de la cité artiste en proposant des expositions qui défileront au fil des saisons. On peut apercevoir deux châteaux dans le village, le château Saint-Roch et le château de Thèbe (châteaux privés).
Après avoir exploré ce village de caractère et profité de son cadre enchanteur, poursuivez votre parcours en direction de Cazères (88 km). Cazères apparaît dans l'histoire à l'époque médiévale. Une première église y était alors érigée. Dépendant successivement de la maison de Comminges puis du comté de Toulouse, Cazères relève au XIVe Siècle de la maison de Foix alors dirigée par Gaston Phoebus. La ville subit dans cette période des troubles et les guerres qui ravagent la contrée. La ville de Cazères fut, du Moyen Age à la veille de la Révolution de 1789, ceinturée de remparts, qui, partant des bords du ruisseau de l’Hourride suivaient la ligne des boulevards actuels et rejoignaient ensuite l’actuelle Mairie et le côté sud de l’église. Il en reste un seul fragment Rue de l’Hôtel de Ville entre les maisons N° 12 et N° 14. 4 portes donnaient accès à la ville, celle du Mont (actuellement rue Victor Hugo), celle de Palaminy (rue du 4 Septembre ) celle de Testemole (rue Emile Zola) et celle de la base (au bas de la rue de l’Hôtel de Ville et place du Centenaire ou Guy Moquet).
Vous pouvez commencer la visite de cette ancienne bastide de la fin du XIIIe siècle fondée par Eustache de Beaumarchais par l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite au XIIIe siècle. Cet édifice gothique grandement remanié au fil des siècles, est l'un des joyaux architecturaux de la petite ville. Du bâtiment d'origine, on peut cependant encore admirer en extérieur les arcades ogivales et le portail gothique. En découvrant l'intérieur, vous pourrez apprécier la richesse du mobilier et des œuvres d'art. Ne manquez surtout pas le baptistère en pierre, marbre et brique du IVe siècle, la salle du trésor avec ses œuvres d'art ancien ou encore les fonts baptismaux du XIVe siècle, le buste reliquaire de saint Sébastien ou encore une chasuble du XVIIe siècle en satin de Chine. Les chapelles latérales ne manquent pas non plus d'intérêt, tout comme les incroyables vitraux.
En vous baladant dans Cazères-sur-Garonne admiré les maisons à colombages de la cité, dont la très belle maison à pans de bois qui servait autrefois de relais à l'abbaye de Montserrat, la maison de la Case accueille aujourd'hui l'office de tourisme de la ville. Non loin, la halle de la fin du XIXe siècle d'Hector d'Espouy est venue remplacer l'ancienne halle du XVIIe. Vous pourrez aussi découvrir le cloître de l'ancien couvent des capucins du XVIIe siècle, le lavoir du passage de l'Hourride, l'ancienne chapelle des capucins ou encore le pont sur la Garonne.
Avant de quittez Cazères-sur-Garonne, Vous pourrez faire une petite promenade sur les bords de la Garonne, notamment pour profiter de l'incroyable panorama. Le confluent de la Garonne et du Volp offre un superbe plan d’eau. Saviez-vous que Cazères a été l’un des derniers ports d’échanges commerciaux mais également de construction de bateaux utilisés sur la Garonne jusqu’à Bordeaux ? Un ancien hangar à bateaux vient d’être réhabilité en centre d’interprétation autour de la Garonne. + d’infos : Maison Garonne 05 61 97 10 05.
Traversez la Garonne, engagez-vous sur la D62 en direction de Carbonne (106 km), via Gensac-sur-Garonne. Le plus ancien document mentionnant le nom de Carbonne date de 1145, il décrit la donation de terres faite par le baron de Tersac à l'abbaye de Bonnefont. De ces terres défrichées par les moines, un village se crée à l'intérieur de la presqu'île, dans la boucle du méandre protecteur de la Garonne. En 1244, les troupes de Simon V de Montfort pillent le village qui ne reprend vie qu'en 1256, lorsqu'est construite la première bastide par Alphonse de Poitiers. De cette époque subsistent encore le clocher pignon et la tour adossée à l'église dédiée à saint Laurent.
Située dans un méandre de la Garonne au confluent de l'Arize, Carbonne possède un beau patrimoine. Les monuments d’une commune, n’importe où dans l’Hexagone, sont liés directement avec son histoire. Ils composent également ce qu’on appelle le patrimoine. Commencez votre visite par l'Église Saint-Laurent fondée au XIVe siècle au cœur de la première bastide. Admirez le chœur de style baroque, retable en bois doré, son orgue Daublaine Callinet de 1843. Vous trouverez également deux chapelles : la Chapelle Saint-François d'Assise de la Terrasse en cours de restauration et de réhabilitation et la Chapelle Saint-Jacques de Carbonne.
A voir aussi dans la commune de Carbonne les colombiers, dont le colombier du Grilhon, fin XVIe , début XVIIe siècle. Le Musée André-Abbal et son jardin d'agrément. Deux halles aux marchands dont une de 1882 construite par l'architecte toulousain Pierre Esquié. Les ruines du Château de la Terrasse. Le Moulin de Ferrery, moulin à eau sur l'Arize construit en 1827 sur ordonnance de Charles X. L’Office de Tourisme propose notamment une promenade de 10 km. Ce sera l’occasion de suivre le cours du fleuve de la Garonne et de découvrir la ville et ses ponts. Suivre
A présent prendre la D617, puis la D10 vers Mauzac (118 km), la route traverse un paysage de coteaux. En 1253, le comte Bernard VI de Comminges échange ses terres Mauzacaises avec celles de Mondavezan et Hunaud de Lanta devenant ainsi le seigneur du lieu. Les Hunaud de Lanta attachent leur nom à une période tragique de l'histoire régionale en prenant les armes contre les Croisés lors de la Croisade contre les Cathares. Trois femmes de la famille, Corba, sa sœur Marquesia et sa fille Esclarmonde, périssent dans le bûcher de Montségur.
Le village de Mauzac devient un port important sur la Garonne, quand les bateliers montaient et descendaient la Garonne, entre Cazères et Toulouse. La "rue des ases", rue des ânes, aujourd'hui « impasse du Bac », voit passer des convois de quadrupèdes transportant les marchandises débarquées et des marins venant se restaurer à l'auberge.
Parmi les monuments remarquables de Mauzac, l'Église dédiée à Saint-Étienne construite au XVème début du XVIème siècle, occupe une place de choix. L'Église compte onze cloches dont l'une, datant de 1608, a été classée juste avant la première guerre mondiale pour lui éviter d'être fondue. On peut y voir aussi le mécanisme de l’horloge du XVIIème siècle restaurée à l’initiative de l’association Patrimoine Mauzacais. L'Église Saint-Étienne possède un remarquable décor intérieur, récemment restauré, offert au XVIIIème siècle par un curé esthète, l'abbé Latour de Lordat, mort à l'âge de 28 ans et enterré sous le porche. La halle-mairie fut édifiée en 1865 par Sylvain de Saint-Geniès, géomètre-architecte et châtelain à Mauzac.
A proximité Le Fauga (212 km), vous propose un voyage dans le temps en prenant le bac pour rejoindre la chapelle Notre-Dame de l’Aouach. Ce bac est constitué d’une barque accrochée à un câble fixe : il reste l’un des rares exemples encore en usage avec celui de Portet-sur-Garonne. Le bac est en service toute l’année tant que le niveau de la Garonne reste compatible avec la sécurité. La cloche située sur la rive gauche de la Garonne sert à appeler le passeur. La chapelle Notre-Dame de l’Aouach s’élève au pied du coteau qui borde la rive droite de la Garonne, elle était une halte pour les pèlerins en route vers Compostelle.
Faire un petit crochet vers Lacroix-Falgarde (143 km), via la D820. Comme son nom l'indique la commune est formée de deux hameaux, situés à deux kilomètres et séparés par un coteau au pied duquel est assis Falgarde sur le versant Est et Lacroix sur le versant Ouest au bord de l'Ariège. Un village, deux hameaux et… quatre églises, Sainte Christine, Notre Dame du ciel, Notre Dame de la Piété et Notre Dame de l'Assomption. Bâtie à flanc de coteau près d'une source qui lui a donné son nom Sainte Christine est l'église la plus ancienne du village. Cette église remonterait au temps où Saint Sernin prêchait l’Evangile. Sur l’emplacement de son ancien cimetière des labours ont permit la mise à jour des vestiges datant de l’époque mérovingienne.
En 1570, les huguenots envahissent Falgarde et brûlent les églises. Sainte Christine sera rebâtie sur le coteau et celle de Falgarde qui devait se trouver au lieu dit ''Gleyze'' (Notre Dame du Ciel) sera transportée près du cimetière actuel et transformée en chapette en 1832, il s’agit de la ‘’Gleyzette’’. Notre Dame de la Piété se trouvait à Lacroix en bas de la route de Goyrans. L’église actuelle ‘’notre Dame de l’Assomption’’ à été construite (1875/1880) par l’abbé Olivier curé de la paroisse de 1857 à 1900.
Pour une expérience insolite, ne ratez pas la traversée de la Garonne par le bac jusqu’à Portet-sur-Garonne. Il fut installé en 1875 après la destruction d’un pont tout juste construit. Grâce à un filin, il permet de relier les deux rives. Faute de pont pour passer l'Ariège ou la Garonne, l'utilisation de bac était indispensable. Assujetti à un droit de fermage, la première demande d'établissement d'un bac en amont de la chaussée du moulin émanant du chapitre de Saint-Étienne remonte à 1394. Ce mode de franchissement très aléatoire, dépendait de la volonté du passeur et de l'étiage de la rivière.
Le château de Lacroix est un témoin de l'époque du pastel. François Delpuech seigneur de la commune fait par acte du 26 janvier 1574 entreprendre la construction du château. Les travaux débuteront le 26 juillet 1574. La construction fut confiée à deux maîtres maçons, Raymon Huffernec et Raymond de Vaulx. En août 1580 l'édifice est habitable. Au premier étage dans la grande salle se trouve une magnifique cheminée à briques moulurées.
Profitez du Parc du confluent Lacroix-Falgarde pour une promenade bucolique, vaste espace naturel et sauvage. Il est sillonné de plusieurs sentiers, longeant le fleuve à travers une diversité étonnante de paysages et menant jusqu’au point de vue imprenable sur le confluent de l’Ariège et de la Garonne.
Pour finir votre escapade touristique dans la vallée de la Garonne, direction l’espace EDF Bazacle à Toulouse (163 km). L’espace EDF Bazacle est un des meilleurs endroits pour profiter de la Garonne à Toulouse. Il est situé sur un gué historique où étaient installés de nombreux moulins. C’est aujourd’hui une usine hydroélectrique en activité, gérée par EDF et un espace d’exposition en accès libre. Une grande terrasse extérieure permet de profiter du point de vue sur la Garonne, l’hôpital de la Grave et la chaussée du Bazacle. N’hésitez pas à descendre jusque dans les sous-sols pour voir la passe à poissons installée pour faciliter leur migration et le passage du gué. Un hublot permet d’observer leurs passages.
Sur la rive opposée, il ne faut pas manquer d’emprunter la passerelle longeant l’hôpital de la Grave qui surplombe le fleuve. Elle part du port Viguerie pour relier les jardins Raymond IV. Propices à la flânerie, les rives attractives de la Garonne, notamment la promenade Henri Martin et le quartier de la Daurade, sont forts agréables pour se balader et se prélasser. Toulouse mérite son nom de ville rose à juste titre. La couleur rosée de la brique de ses édifices et de ses demeures procure à l'ensemble un charme indéniable. C'est avec enchantement que l'on découvre son centre historique qui regorge d'hôtels particuliers Renaissance. Ces demeures prestigieuses qui furent édifiées au XVIe siècle par de riches marchands de pastel témoignent de la période faste que connut la ville lors de l'époque du commerce du pastel.
Autre lieu incontournable de Toulouse, la place du Capitole constitue le coeur même de la ville. Cette place fort animée est entourée de beaux bâtiments comme le Capitole, édifice du XVIe siècle abritant l'Hôtel de Ville et le Théâtre. A l'arrière de ce prestigieux bâtiment à huit colonnes se trouve un donjon du XVIe siècle, l'ancienne tour des Archives qui est aujourd'hui le siège de l'office du tourisme. Place ensuite aux monuments religieux remarquables de la vieille ville : la basilique Saint-Sernin de brique et de pierre, l'une des plus gigantesques constructions romanes, rivalise de splendeur avec le Couvent des Jacobins, joyau d'art gothique médiéval, avec sa belle église en brique et son cloître.