Partez de Calmont (km 0) pour parcourir les coteaux en direction des Pyrénées ariégeoises. Les origines de Calmont remontent au prieuré de Saint-Sernin-de-Pauliac qui était situé sur la rive gauche de la rivière, entre le hameau de Peyret et cette dernière. Calmont est une ancienne bastide construite au XIIIe siècle par le comte de Toulouse. Suite à la terrible croisade contre les Cathares, des villes et villages appelés "bastides" on été créés au cours du XIIIe siècle. Ces nouvelles villes ont plusieurs caractéristiques communes comme un plan damier, une place centrale dédiée aux marchés ainsi qu'une charte des coutumes. Bien quʼétant situé en Haute-Garonne, le village fut de tout temps tourné vers lʼAriège.
Dès le XIVe siècle, la cité de Calmont subit lʼinfluence protestante provenant du comté de Foix acquis très tôt à la nouvelle religion. Le seigneur de Calmont convertit donc tous les habitants du village, ce qui en fit une place forte protestante que les Catholiques vinrent saccager en 1625, obéissant aux ordres du Maréchal de Thémines de passage dans la région. Les tensions entre les deux communautés ne sʼapaisèrent que dans la deuxième moitié du XXe siècle. Lʼautre drame de Calmont se trama en 1875, lorsque la rivière en crue détruisit une partie du village.
Dans le village de Calmont, l'église Saint-Sernin a été reconstruite à la suite de l'incendie du village commandé par le roi de France pour lutter contre les huguenots entre 1685 et 1691, elle a été rénovée. Elle abrite un tableau du XVIIe siècle représentant sainte Marguerite. De la maison fortifiée située au bord de la rivière, il ne reste que deux tours du XIVe siècle. Cette maison forte surveillait autrefois un gué. De forme circulaire : le sommet de l'une a été refait, l'autre est découronnée et porte un pigeonnier hexagonal. Le temple protestant date de 1846, il ne se visite pas mais il est agréable de l'admirer de l'extérieur. Avec l'Edit de Tolérance, signé par Louis XVI en 1787, les protestants sont à nouveau autorisés à célébrer leur culte. Le temple est reconstruit au siècle suivant. Sur les hauteurs du village une table d’orientation offre un magnifique point de vue sur les coteaux de Calmont.
Prenez la direction de Mazères, via Av. de Mazères/D35 et D11 (6 km). Cette bastide du XIIIe siècle située au bord de lʼHers, se trouve dans le département de l'Ariège. Au Moyen Âge, Mazères rayonna dans tout le sud de la France grâce à la fondation dʼun monastère cistercien resté très célèbre : lʼabbaye de Boulbonne, installée à 3 km au sud du village actuel. Détruite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite à Cintegabelle. Mazères était la ville préférée de Gaston Fébus, le plus célèbre comte de Foix, qui y possédait sa résidence. La ville connut un bel âge dʼor grâce à la culture du pastel et lʼindustrie textile, avant de sombrer dans le chaos avec les guerres de religion au XVIe siècle.
De la préhistoire aux guerres de religions ce village est riche de son vécu et l’empreinte de son passé se retrouve derrière chaque pierre de ses bâtiments. Bien que les guerres de religion aient anéanti le patrimoine immobilier des XIVe, XVe et XVIe siècles, Mazères surprend par la richesse des ses monuments bâtis essentiellement à partir du XVIIIe siècle. De nos jours, la cité a conservé le plan caractéristique d'une bastide avec un plan en damier et quelques beaux édifices comme la Castellane (actuelle mairie), l'église, le temple du XIX° siècle, le séminaire, les vestiges du pont médiéval...
La place de l’église Saint-Abdon et Saint-Sennen est un incontournable, la halle et le clocher tout en brique font face aux maisons à colombages. L’usage de la brique toulousaine, terre cuite pleine et lisse, donne un cachet particulier à Mazères. Une partie du chœur de l’église a été construite à la fin du XVIIe siècle, puis l'édifice est agrandi aux XVIIIe et XIXe siècles. Le clocher date de 1830, la flèche de 1885. À l'intérieur, un maître autel, des stalles provenant de la deuxième abbaye de Boulbonne et un ensemble de 5 grandes toiles peintes des XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd'hui l'orgueil de Mazères est l'Hôtel Ardouin construit en 1580 par un riche marchand pastelier. Il abrite le musée du Vieux Mazères, un jardin Renaissance et un centre d'interprétation de la civilisation mérovingienne. Par l'escalier à vis de la tour octogonale, on accède à une terrasse dominant la ville.
Séminaire du diocèse de Mirepoix en 1697, propriété de la ville depuis 1741, il abrite le musée Ardouin. Celui-ci présente l'exposition permanente "Barbares en Gaule du Sud", résultat des fouilles de la nécropole de l'époque des Wisigoths puis des Francs (Ve – VIIIe siècle). Des objets néolithiques, des chapiteaux provenant de la première abbaye de Boulbonne (XIIIe – XIVe siècles), une évocation de Gaston Fébus et la maquette de son château mazérien, ainsi qu'une documentation sur la culture du pastel clôturent la visite du musée.
Déhambuler dans les rues Gaston de Foix et Martimor pour admirer les beaux immeubles, l’ancienne résidence des Abbés de Boulbonne devenue la mairie, l’ancien couvent des Dominicains, les vestiges du pont médiéval détruit par une crue de la rivière en 1875 et le pont de l’Hers. Le jeudi matin est parfait pour aller faire un tour à Mazères… il y a le marché hebdomadaire ! Avec ses briques roses, ses monuments historiques et ses paysages pittoresques, Mazères est une destination incontournable pour les amateurs de culture, de gastronomie et de nature.
Continuer votre parcours touristique en direction de Belpech (15 km). L'origine de Belpech est fort ancienne, le site fut probablement occupé dès l'époque gallo-romaine. Avant la fondation de Belpech, une cité gallo-romaine, Garnac, s'était implantée près du confluent entre l'Hers et la Vixiège. Des vestiges archéologiques la datent au moins du Ve siècle, mais le vocable « Garnac » serait même antérieur à l’occupation romaine : Il remonterait d’après certains auteurs à l’invasion Celte, qui apporta la civilisation des oppidums, villages de hauteurs. Cette première implantation aurait pu se situer sur la colline voisine : « Pech Vièlh ».
C’est vers l’an mil qu’un château-fort fut édifié au sommet de la colline, aujourd'hui appelé "Castelas" (château ruiné en occitan). Le nom de Belpech apparaît alors, pour la première fois dans une Charte de 1085. A l'époque médiévale, Capcastel défendait fièrement ce point stratégique à la croisée des rivalités féodales entre Foix, Toulouse et Carcassonne. Une enceinte de murailles formait le bourg au pied du Pech jusqu’à la rive droite de la Vixiège. On accédait à cette enceinte par l’une des trois portes : de Tournefeuille, du Pont, de Tourrou. En 1226, dans le contexte de la lutte contre l'hérésie cathare, Louis VIII s'arrêta à Belpech pour y recevoir l’hommage de Nunez Sanche, le comte de Roussillon, de Conflent et de Cerdagne.
Un arrêt sʼimpose pour admirer lʼéglise Saint-Saturnin du village, plus précisément, son portail roman : cʼest le plus beau et le plus complet des portails romans du Lauragais. C’est un « portail toulousain » sans tympan mais avec des voussures multiples, des ressauts correspondant aux ébrasements et des colonnes logées dans les ressauts. Une vaste église de style gothique, débutée en 1312, succède à l'église primitive datant de 1162. Cependant le clocher-mur et son magnifique portail roman seront préservés. Le Cardinal Curti, natif de Belpech et proche du pape Benoît XII, se comporte en bienfaiteur pour le village, le dotant en 1361 d'un hôpital Saint-Jacques, pour l'accueil des malades et des pèlerins. Sa maison se dresse encore rue Tournefeuille (XIVe siècle).
Admirez la maison du cardinal Guillaume de Court Novel (XIVe) avec ses fenêtres gothiques en double baie, située rue Tournefeuille. Longez le bâtiment de la Poste, continuez tout droit en empruntant un chemin de terre qui monte. Au croisement, tournez à droite et continuez de monter : vous arriverez au site primitif de Belpech. Le site du Castelas, situé en surplomb du village de Belpech, réunit les derniers vestiges du château fort du XIème, de la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire du XIVème et du séminaire du XVIIème. Profiter de l'epoustouflant panorama à la table dʼorientation 360°, située chemin de La Ticole. Depuis le remarquable portail roman de son église jusqu’aux halles de style Baltard, en passant par quelques belles façades à pans de bois, ou à fenêtres gothiques, le village, dominé par la tour du Castelas et la chapelle du Rosaire, mérite bien le détour.
Poursuivez vers la bastide Mirepoix, labellisé Pays d’Art et d’Histoire, via la D625 (37 km). La cité fut conquise en 1209 par Simon de Montfort, futur comte de Toulouse qui mène la croisade contre les Albigeois. Il en fait don à l'un de ses fidèles, Guy de Lévis, qui fondera la puissante famille de Lévis-Mirepoix. Une violente crue survient en 1289 : la première cité fondée sur la rive droite de l'Hers est détruite et une ville nouvelle (bastide), au plan géométrique, est aussitôt reconstruite sur la rive gauche, s'appuyant sur une terrasse naturellement surélevée.
Une découverte du riche patrimoine médiéval datant de la reconstruction de Mirepoix peut débuter par la place du Maréchal Leclerc et ses couverts. La place a conservé sa structure originelle et médiévale. Les couverts du XVᵉ siècle et les superbes maisons à colombages sur galeries de bois invitent à la promenade et à la découverte. Les célèbres « couverts » de Mirepoix d’une longueur de 140 mètres sont les plus longs de toutes les bastides du sud de la France. Soutenus par des piliers en bois, les couverts abritent de nombreux commerces. Au-dessus des couverts, on peut admirer les belles façades de maisons à colombage. Chaque couvert porte un nom : à l’ouest les couverts St Antoine ; à l’est, Servant ; au nord, les Grands couverts ; en face, les couverts Midy oriental et occidental. Les Petits couverts sont quant à eux à l’extérieur de la place principale.
Située sur la place, admirez la maison des consuls. Cette maison à colombages du XVe siècle, a autrefois servi de maison de justice, de résidence consulaire, de prison et est aujourd’hui un hôtel. Elle se distingue notamment par ses 104 sculptures ornant les extrémités des sommiers et les piliers de soutènement. Cette double rangée de sculptures, variées et parfois étranges, mais bien préservées, représente des visages, des animaux, ainsi que des scènes de la vie quotidienne : femmes à coiffe, tête barbue, tortue. Toujour sur la place ou ses environs proches, plusieurs hôtels particuliers ont conservé leur lustre d'origine.
A présent poussez la porte de ancienne cathédrale Saint-Maurice… Le nom de Saint-Maurice vient de la première église, construite sur la rive droite de l’Hers et emportée par l’inondation du 16 juin 1289. La première pierre est posée par Jean Ier de Lévis-Mirepoix et sa femme Constance de Foix, le 6 mai 1297. Son édification s’étalera sur six siècles, avec des interruptions. Vous serez saisis par sa vaste nef, large de 22 m, témoignage d’un style gothique typiquement méridional. Avec de telles proportions, elle est la deuxième église à nef unique d’Europe. Une prouesse qui date de 1298 et qui continue de nous éblouir par le sentiment de grandeur qui s’en dégage. Elle est éclairée par des rosaces d’une belle facture et les chapelles latérales sont voûtées sur croisées d’ogives. A remarquer encore le porche nord surmonté d'une pièce voûtée communiquant avec l'évêché, sorte de tribune où l'évêque pouvait se rendre depuis ses appartements.
Adossé au flanc ouest de l'ancienne cathédrale de Mirepoix, le palais épiscopal du XVIe siècle comporte deux étages, bâti en pierre de taille, possédant un accès direct à l'oratoire logé au-dessus du portail de la cathédrale, il comporte sa propre chapelle. Le palais épiscopal a été construit par l’évêque de Mirepoix Philippe de Lévis, élu évêque de Mirepoix le 19 décembre 1493.
La porte d'Avail (et la tour de guet à proximité sont également à voir. Elles sont l’unique vestige de la ville fortifiée du XIVe siècle et laisse encore entrevoir des traces de herse. Les armoiries de la ville, dessinées en 1817 par l’astronome Jean-Joseph Vidal, y ont été incrustées au-dessus de l’ouverture. À ne rater sous aucun prétexte : le grand marché du lundi matin ! Vous vous régalerez de flâner entre les étals, dans une ambiance conviviale et colorée. Tout le charme d’une ville médiévale à l’ambiance méridionale !
A présent, rejoignez directement le village de Vals, via la D6 (49 km). Son territoire appartient sur le plan historique et culturel à la petite région du Lauragais, jadis surnommée le "Pays de Cocagne" en raison de la culture du pastel et de sa prospérité agricole qui en fit le "grenier à blé du Languedoc". Le village de Vals se trouve sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle dit du Piémont Pyrénéen (GR78) qui passe par l'Aude, l'Ariège, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et rejoint la voie d’Arles à Oloron Ste Marie. Déjà occupée par l'homme durant la Préhistoire, Vals doit sa réputation à son église semi-rupestre édifiée sur plusieurs niveaux et qui comprend des fresques romanes.
Joyau du patrimoine de Vals, enfoncée dans un bloc de rocher l'église Notre-Dame se révèle extraordinaire et mystérieuse. L'édifice mentionné dès le XIIe siècle a été remanié et agrandi à plusieurs reprises. Il comprend de nos jours trois niveaux. Le visiteur y accède via une "faille" entre deux rochers. Il découvre alors le niveau inférieur, dénommé "la crypte", aménagé dans la roche et faiblement éclairé. Ce qui peut être considéré comme la nef primitive de l'église abrite plusieurs sépultures dont celles de la comtesse de Lascaris de Vintimille (XVIIIe), qui demeurait dans le village, et de l'abbé Durand, qui découvrit les fresques romanes en 1952 et initia des recherches archéologiques considérables.
Une abside rectangulaire prolonge la crypte. On y admire les fresques du XIIe siècle dont la technique évoque celles de la Catalogne espagnole voisine. Elles représentent trois périodes de la vie de Jésus, de sa naissance au jugement dernier. De récentes restaurations leur ont redonné leurs couleurs d'origine et ce trésor à lui seul vaut le voyage ! Le silence règne ici en maitre absolu, sans aucune concession aux rumeurs de ce siècle. Au-dessus de la crypte, la nef dite supérieure a été remaniée à plusieurs époques, et a été surélevée au XIXe siècle. En 1887, des vitraux représentant notamment les armes des marquis de Portes y ont été posés. Enfin, une chapelle dédiée à saint Michel a été surmontée d'une tour-donjon au XIVe siècle. De la partie moderne de l'église, on accède à une terrasse qui domine le village et depuis laquelle la vue sur les Pyrénées se révèle remarquable ! Du St Barthélémy au Crabère, l’immensité des montagnes contraste avec ces vieilles pierres repliées sur l’histoire.
A proximité de l'église Notre-Dame de Vals se distinguent des blocs rocheux, partiellement aménagés, qui ont favorisé l'implantation d'un habitat dès la protohistoire (âge du bronze). Enfin, un musée a été ouvert, toujours à proximité de l'église, où sont présentés dans des vitrines des objets et le mobilier archéologique provenant des fouilles ainsi que des panneaux muraux expliquant les fresques romanes de l'église. Un bar y est également abrité. Un lieu d'accueil et d'exposition créé par la municipalité, dont la volonté était de conserver la gratuité d'accès au site et aux collections exposées. Ce lieu a pris la relève du premier musée créé en 1964 par l'abbé Durand à l'étage de la même maison.
Rendez-vous à présent à Pamiers, via la D119 (63 km). Connue dès l'époque romaine, Pamiers a connu un essor important au cours du Moyen Âge, entre le XIIe et le XIIIe siècle, notamment grâce aux religions. La ville se développe fortement, malgré la crise du catharisme. Pamiers est alors un fief de l’orthodoxie. En 1207, au château de Pamiers (aujourd'hui rasé), se déroule le colloque de Pamiers, dernière rencontre entre les cathares et l'Église catholique avant la croisade des albigeois. La ville possédait un grand nombre de couvents à l'époque, la mettant au même rang que des cités aussi importantes que Bordeaux ou même Paris, la capitale. Au fil de votre promenades dans la ville de Pamiers, vous pouvez admirer encore un important patrimoine architectural civil et religieux intéressant qui démontre son illustre passé. Dès le XIe siècle, les canaux ceinturant la vieille ville faisaient tourner les nombreux moulins.
Vous une pourrez pas passer à côté de la cathédrale Saint-Antonin et de son impressionnant clocher en brique rouge, de style toulousain. Construite au XIIe siècle, puis reconstruite au XVIIe siècle, la cathédrale Saint-Antonin est l'un des joyaux architecturaux de Pamiers. On peut encore admirer le seul vestige de l'église d'origine, le portail de style romain, avec de très beaux chapiteaux représentant entre autres, Adam et Eve, Caïn et Abel ou encore Samson luttant contre un lion. A l'intérieur, on peut également admirer un très beau buffet d'orgue datant du XVIIIe siècle.
Située à l'origine hors des murs de la ville, l'église Notre-Dame-du-Camp, si sa construction date du XIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade en brique, fut effectué au XIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsistera après la destruction de l’église par les Huguenots en 1577. L’église que nous connaissons aujourd’hui date donc du XVIIe siècle. Fondé en 1648 par les sœurs de l'ordre de Sainte Thérèse d'Avila, le Carmel de Pamiers est un bâtiment unique dans la ville. Utilisé comme prison sous la Révolution, il abrite également une tour carrée appelée Tour de l'évêque, construite sous les ordres de Roger-Bernard III, comte de Foix.
Au fil de votre déhambulation dans la ville de Pamiers, admirer d'autres vestiges de l'âge d'or de la ville, comme la tour des Cordeliers de 1512, la tour de la Monnaie de 1419 ; Il s'agit de la tour de garde d'un atelier monétaire créé en 1419 par Jean Ier. Cet atelier cessa son activité en 1422, conformément à la décision de Charles VII. Il la reprit au siècle suivant, grâce à la translation de l’atelier monétaire de Toulouse vers Pamiers. Mais en 1596, l'Hôtel des Monnaies de Toulouse rouvre. La porte de Nerviau, seul témoignage de l'ancienne enceinte fortifiée, ou encore le palais de justice et l'abbaye de Cailloup. Cette dernière, chapelle romane de la première moitié du XIIe siècle.
Après ces visites, suivre la direction de Montaut, charmante commune qui mérite d’être découverte, via la route de Villeneuve (74,5 km). C’est un ancien village fortifié, des vestiges de remparts sont encore visibles sur la route d’accès. Pour pénétrer dans le village il faut passer sous un porche. En vous promenant dans le village, vous pourrez admirer l’architecture typique de la région, qui reflète l’histoire et la culture de Montaut. Il reste quelques ruines du château démoli le 28 novembre 1632, sous Louis XIII.
Jadis le château de Montaut a eu une histoire mouvementée et riche, de part sa position stratégique de Montaut attirera pas mal de convoitises. Dès 1002 le chateau passe dans le Comté de Foix, puis passe de famille en famille au gré de mariages. Lors des croisades des Albigeois, Simon de Montfort pris Montaut qui était une baronnie. En 1399 siège du comte de Sancerre. Le 13 juin 1584, Henri IV dîne à Montaut.
Ne manquez pas de visiter l’église Saint-Antoine, un véritable trésor architectural qui témoigne des racines historiques de Montaut. Cette église, bâtie dans un style typique de l’Ariège, offre aux visiteurs un intérieur accueillant avec des éléments décoratifs fascinants. En entrant dans l’église, prenez le temps d’apprécier les vitraux colorés qui illuminent l’espace, ainsi que les sculptures et autres œuvres d’art qui enrichissent ce lieu de culte. Elle renferme dans la chapelle, Notre-Dame des Ermites les reliques de saint Eudoce, centurion romain martyr.
Pour finir votre route touristique "Entre coteaux et Pyrénées en Haute-Garonne", pernez la direction de Saint-Martin d’Oydes, via les D624 et D820 (94 km). Le village fortifié de Montaut et à proximité le village circulaire de Saint-Martin d’Oydes sont des villages qui méritent de s’y arrêter pour flâner dans les ruelles et découvrir leurs architectures pour le moins étonnantes. Le Village de Saint-Martin d'Oydes, village circulaire fortifié, se situe dans la vallée de Latou au milieu des coteaux du Terrefort. Saint-Martin d'Oydes est le seul village circulaire d'Ariège, cette forme médiévale dite « en ellipse » ou « circulaire » est entièrement intacte.
Ses maisons, toutes mitoyennes, sont groupées en anneaux autour de son église dont la tour carrée servait de refuge aux habitants en cas d'attaque. Avant 1862, le village est entièrement fermé par les maisons. Le passage de morts et des vivants s'effectuait par le couloir d'une des maisons, grevée de servitude. Autres curiosités de Saint-Martin d'Oydes, son église et la Fontaine du Cruchet dite Source de Saint-Anastase, lieu de pèlerinage local et réputée miraculeuse pour les yeux.
Une balade en boucle sur les coteaux qui entourent Saint-Martin d’Oydes offre une belle vue sur le village en ellipse unique et par beau temps, un magnifique panorama sur la chaîne des Pyrénées.