Le Parc naturel régional de Brière est formé d'un ensemble de prairies humides, de canaux, de roselières et de piardes qui témoignent de son exploitation. Les piardes sont en effet des trous d'eau, assez peu profonds, qui résultent de l'extraction de la tourbe du marais. Quant aux roselières, elles servent bien entendu à couvrir les chaumières de Brière, qui comptent encore au nombre phénoménal de 3000 dans la région.
Cependant depuis déjà de nombreuses années l'exploitation des marais connaît une régression régulière, les habitants se tournant pour travailler vers les industries de l'estuaire de la Loire. Mais le Parc naturel régional de Brière met en place depuis de longues années des actions qui compensent cette désaffection en organisant notamment un tourisme intelligent et varié.
Les infrastructures mises en place permettent par exemple des balades découvertes en barque, des randonnées pédestres ou cyclistes, et la découverte de sites historiques et patrimoniaux du plus haut intérêt. Dans le Parc Naturel Régional de Brière, au nord de Saint-Nazaire, vous pourrez faire de belles balades à la découverte des fleurs et oiseaux vivant dans les marais et les bocages. Cet espace remarquable vous propose aussi un patrimoine unique et même un peu de shopping.
Deuxième marais de France après la Camargue, cet espace fragile d'eau et d'îles de 40 000 hectares se situe sur la grande voie de migration des oiseaux qui se reproduisent dans le nord ouest de l'Europe. Echasse blanche, Gorgebleue, Cigogne noire, héron pourpré, butor étoilé... le Parc Naturel Régional de Brière cache des trésors ornithologiques colorés.
Partez à leur recherche ! Le long des vasières, entre roseaux et prairies, empruntez les chemins d'interprétation et les canaux qui vous guideront dans votre quête. A pied, à vélo, à cheval, en calèche, en chaland ou en canoë, privilégiez la lenteur et le silence pour les approcher et vous émerveiller. Et si les typiques chaumières briéronnes aux toits de chaume vous intriguent, comme à Kerhinet, n'hésitez pas à approcher, certaines vous conteront la vie de leurs habitants au siècle dernier.
La plupart des randonnées et visites guidées partent du village de chaumières restaurées de Kerhinet. Vous pourrez aussi y faire du shopping auprès des artisans et agriculteurs locaux. Sculptures en bois fossilisé, saucisson de bœuf en pâture dans les marais ou sel des salines du Mès, quelle originalité ! Séjour touristique en France vous propose de découvrir dans les pages de son guide touristique le patrimoine, les monuments historiques et l'histoire du Parc Naturel Régional de Brière.
Pour se laisser imprégner par la magie des lieux, il suffira de partir au fil de l’eau, au gré du chaland dirigé à la perche par un guide briéron, d’observer les oiseaux, et de découvrir la vie et les activités du marais, de parcourir les villages de chaumières de Fédrun et de Kerhinet, et plonger dans l’âme du pays en visitant les 5 musées du Parc.
Le Parc naturel régional de Brière est devenu au fil des ans une structure privilégiée et incontournable de la dynamique locale.
A découvrir dans le Parc naturel régional de Brière
Les Marais de Brière
Le littoral, très découpé, abrite un ensemble de cuvettes marécageuses séparées par des seuils granitiques : le Sillon de Bretagne, les îles de Brière, les coteaux guérandais et la presqu’île du Croisic. Du «Pays noir» de Brière, où abonde la tourbe, jusqu’à l’océan, le voyageur découvre une infinie variété de paysages, centrée toutefois autour d’un élément commun : l’eau !
Son originalité tient également dans son statut juridique : cet espace est en effet la propriété indivise des habitants des vingt et une communes riveraines. C’est en 1461 que fut proclamée la reconnaissance officielle de cette propriété par les lettres patentes de François II, duc de Bretagne. Aujourd’hui encore, les Briérons continuent à jouir de ce privilège et à gérer leur marais.
La Brière
La Brière est une immense dépression lagunaire où, depuis 10 000 ans, les transgressions marines successives ont permis la sédimentation des argiles bleues. Au néolithique, elle passe des paysages forestiers primitifs aux faciès lacustres, puis marécageux.
De nombreux menhirs et dolmens témoignent de l’occupation humaine dès cette époque ; certains mégalithes, mis en place avant la formation du marais, sont désormais enfouis dans la tourbe tout comme ces arbres «fossiles» appelés mortas par les Briérons (chênes et bouleaux). Au cours des siècles, les paysages sont modifiés par le tourbage, le pacage, la coupe du chaume, la pêche et la chasse.
Avec le déclin progressif de ces usages, le comblement naturel s’accélère : les essences pionnières (saules, bouleaux, chênes) évoquent déjà un retour progressif aux panoramas originels.