En plein coeur de la Camargue, Saintes-Maries-de-la-Mer (km 0) est incontournable pour démarrer ce parcours touristique. La beauté naturelle de ce village camarguais mérite bien votre visite. Ici le Rhône embrasse la Méditerranée, les flamants colorent le ciel et les traditions vont bon train. Afin de découvrir de la meilleure façon la capitale de la Camargue, l'office de tourisme est un arrêt recommandé.
Saintes-Maries-de-la-Mer construite autour de son église Notre-Dame-de-la-Mer, construite au XIIe siècle et fortifiée au XVe siècle, et longtemps enserrée dans une enceinte conserve encore aujourd'hui trace de son passé historique. On peut l'église, sa chapelle haute est un véritable donjon et le sommet de sa tour vous offre de beaux panoramas sur la ville et la Camargue environnante.
Cette petite ville de pêcheurs aux maisons blanches est un haut lieu de pèlerinage depuis le XIXe siècle pour les gitans. Ils viennent rendre hommage à leur sainte patronne, Sara, la Vierge noire. Dans l'ancien hôtel de ville des Saintes-Maries-de-la-Mer, le musée et la maison du marquis de Baroncelli dévoile à ses visiteurs une véritable mine pour apprécier l'histoire et les traditions locales.
Au départ de l'Office de tourisme des Saintes-Maries-de-la-Mer, prenez la D38 en direction d'Aigues-Mortes. Passez devant les arènes en longeant la mer sur votre gauche et dirigez vous vers la sortie de la ville.
Se dressant toujours fièrement, les cabanes de gardians à couverture de sagne (roseau des marais), se situent entre le front de mer et l'étang des Launes, témoignant du passé de la commune. Très anciennes, elles attirent le regard pour leur architecture si particulière et unique en Europe. Construites par des artisans cabaniers, ces cabanes semblent être sorties du même moule. Ne manquez pas le panorama qu'offre l'étang des Launes sur la faune et la flore de Camargue.
Poursuivez sur la D38 en direction du Bac du Sauvage. Tournez à gauche sur la D85 pour atteindre le Bac du Sauvage. Traversez le Petit Rhône grâce au Bac et poursuivez sur cette route qui se situe dans le département du Gard sur son dernier kilomètre. Si le Bac n’est pas en fonction, poursuivez sur la D38 pour récupérer l’itinéraire au carrefour avec la D38.
Au carrefour avec la D58, tournez à droite en direction d’Arles. Traversez le Petit Rhône sur le pont du Sylvéréal pour rejoindre le département des Bouches-du-Rhône et poursuivre votre route sur la D38. Poursuivez jusqu’au carrefour avec la D570 et tournez à droite en direction des Saintes-Maries-de-la-Mer. Profiter des paysages du Parc Naturel Régional de Camargue. Continuez sur la D570 jusqu'à Arles (49 km).
Vous croiserez sur la route le musée de la Camargue, prenez le temps d'y faire une halte. A l'approche d'Arles, au giratoire avec la N113, prenez la direction "Arles-centre" puis "Office de Tourisme" qui se situe sur le Boulevard des Lices. Ville d'Art et d'Histoire, Arles est réputée pour la richesse de ses vestiges antiques et romans. La cité camarguaise propose à ses visiteurs un important patrimoine historique et antique dont une partie est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le centre ancien d'Arles est l'un des tous premiers secteurs sauvegardés, regorgeant de trésors d'architecture. La ville compte également plusieurs monuments religieux. Considérée comme l'un des plus vieux édifices religieux d'Arles, l'abbaye Saint-Césaire est un ancien monastère de femmes fondé au VIe siècle. L'édifice dévoile également une basilique paléochrétienne. Édifice roman, l'église Saint-Trophime est elle aussi un vestige antique.
On découvre d'autres églises d'importance dans Arles. La ville propose un large choix en matière de musées comme le musée de l'Arles et de la Provence antiques, le Museon Arlaten (art traditionnel et culture provençale), le musée Réattu (art contemporain), le musée camarguais... Cinq réserves naturelles prennent également place sur le territoire d'Arles, celles de Camargue, des Coussouls de Crau, des Marais du Vigueirat, de L'Illon et de la Tour du Valat.
Il est temps de filer en direction de Port-Saint-Louis-du-Rhône, via D35 (90 km). Depuis Arles vers le sud, c'est au bout d'une route de 40 km, quasi rectiligne, longeant La rive gauche du Grand Rhône, qu'apparaît Port-Saint-Louis-du-Rhône, assez discrètement, derrière un paysage industriel sortant de terre et masquant la frange Littorale du golfe de Fos
Située à l'embouchure du grand Rhône, entre le fleuve et la mer, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l'une des trois portes d'entrée de la Camargue sauvage. Chevaux
blancs, taureaux, flamands roses et de nombreuses autres centaines d'oiseaux (colverts, foulques, aigrettes, sarcelles...) y ont élu domicile. La commune offre ainsi un territoire remarqualble empreint de caractères forts.
Chacun au gré de ses balades aura tout le loisir d'en découvrir les charmes multiples de Port-Saint-Louis. La tour Saint-Louis, érigée en 1737, est le plus ancien monument de la ville. Phare et poste de vigie, elle a toujours veillé à la protection des marins. Depuis sa terrasse une vue exceptionnelle balaie la Camargue. le Rhône et les marais salants.
Les autres monuments remarquables ont été construits au XXe siècle, il s'agit notamment de l'église Saint-Louis (1907) et son clocher de la Paix, des arènes (1977) et de l'hôtel des douanes (1966). Un paysage sauvage s'offre au regard du visiteur se dirigeant vers la mer et vers les plages de la Gracieuse et de Napoléon. Une originalité : les cabanons, anciennement utilisés par les pêcheurs pour s'abriter et stocker leur matériel, sont devenus un art de vivre pour les Port-Saint-Louisiens.