Du latin forum Julii, littéralement le "marché de Jules", la cité romaine fut fondée en 49 avant J.-C. La ville était implantée sur la voie aurélienne qui reliait Arles à Gênes, en suivant le cours de l'Argens. Ville de passage importante et notamment une destination privilégiée pour le commerce. Sur la route de Massilia, la ville fut rapidement réorganisée en ville de garnison afin de combattre cette dernière. Pour cela, on creusa un bassin important pour permettre aux navires de guerre de s’y installer. Le port de Fréjus était né.
Attaquée et pillée par les Sarrasins, engloutie par les sables de la lagune, incendiée par des corsaires barbaresques, pillée par Charles Quint, ce sont aujourd'hui les touristes qui arrivent ici pour profiter du soleil de la Côte d'Azur. Délimitée par la Méditerranée, par deux rivières ; l'Argens, le Reyran et par le Massif de l'Estérel, Fréjus est aussi traversée par la célèbre Nationale 7. De son passé hors du commun, Fréjus a conservé un patrimoine d'une richesse et d'une diversité rares.
Fréjus est une ville qui a su garder des traces des civilisations qui l'ont habité : le centre ville est le résultat d'un mélange de cultures riches et variées. Cette ville chargée d’histoire, entourée de paysages sauvages, peut se distinguer en plusieurs parties : Fréjus plage, Port Fréjus et le centre-ville romain. Le coeur historique de la ville est le témoignage d'un patrimoine unique. Labellisée "Ville et Métiers d’Art", Fréjus propose également un circuit des artisans d'Art dans le centre ancien.
Dirigez-vous vers le Parking Aubenas, 288 Rue Joseph Aubenas, une fois votre véhicule stationné, prendre la direction de l'Office de Tourisme de Fréjus situé au 249 Rue Jean Jaurès. Le personnel de l'office de tourisme vous donnera tous les documents nécéssaires pour préparer votre visite. Commencez votre visite par la Place Clemenceau à proximité de l’enceinte moderne du XVIe siècle et ses tours. La ville de Fréjus est riche de trois enceintes, romaine, médiévale et moderne, illustrant chacune un pan de son histoire. Prendre à droite la Rue Jean Jaurès pour vous rendre au Musée d'Histoire Locale, établi dans une demeure bourgeoise du cœur historique. Les collections du musée témoignent de différents visages de la vie intime ou collective des habitants de Fréjus aux XIXe et XXe siècles. Etabli dans une demeure bourgeoise du cœur historique, il permet de découvrir la vie quotidienne, les métiers d’autrefois, les savoir-faire agricoles, les fêtes et traditions comme la Bravade, les arts et la céramique.
En sortant du Musée, engagez-vous dans la rue de fleury, face à vous. Vous voici Place Calvini au coeur de l'évéché de Fréjus. Fréjus fait partie des premiers évêchés fondés en Gaule avant la reconnaissance du christianisme comme religion officielle ; l’évêque Ursio est attesté en 374 au Concile de Valence. L’implantation à proximité de l’ancien forum d’une église et d’un baptistère marque très tôt le paysage urbain. Une agglomération se constitue peu à peu autour du groupe épiscopal et s’entoure d’une enceinte semi-ovale. A la fin du XIIe siècle, la prospérité économique de la cité profite aux évêques qui agrandissent la cathédrale et fortifient l’ensemble épiscopal dont une des tours, crénelée, domine les toits. Le groupe épiscopal de Fréjus réunit donc la belle cathédrale Saint-Léonce, dotée d'un clocher de style roman et de deux nefs reliées entre elles par plusieurs arcades. Mais aussi le baptistère de forme octogonale datant du Ve siècle, l'un des plus anciens de France, le palais épiscopal transformé en hôtel de ville, ainsi que le cloître roman, dont le plafond en bois a été orné de personnages et d'animaux réels ou imaginaires.
La cathédrale Saint-Léonce possède deux nefs accolées. La première, la nef Notre-Dame présente trois voûtes sur croisées d’ogives avec des fenêtres à croisées. La nef Notre-Dame représente la vieille église paléochrétienne d’origine romaine. Quant à la seconde nef, il s’agit de la nef Saint-Étienne possédant six voûtes en berceau. À l’origine, la nef Saint-Étienne était réservée à l’évêque de Fréjus. En dehors des nefs, la cathédrale de Fréjus possède une abside semi-circulaire voûtée et une entrée datant du XVIe siècle. Quant au mobilier présent dans l’enceinte de la cathédrale, on retrouve de belles stalles et statues du XVIIe siècle. La cathédrale de Fréjus possède un clocher avec sa magnifique toiture de forme conique. À ce détail s’ajoute la porte d’entrée avec des panneaux bien sculptés. Les plafonds des galeries disposent de panneaux de bois peints au XIV e siècle.
Le baptistère de la cathédrale Saint-Léonce est probablement l’un des anciens de toute la France. Situé au côté sud-ouest de la cathédrale Saint-Léonce, il possède une salle ayant une forme octogonale et une cuve pour le baptême. Avec ses vieilles colonnes aux couleurs antiques, le baptistère présente des pans qui sont coupés avec des absidioles. La cathédrale Saint Léonce de Fréjus possède un magnifique cloître dont les peintures contemporaines sont conservées sur les poutres. En réalité, le cloître est une construction romaine du Ve siècle de deux étages dont l’accès se fait par la place se trouvant sur le côté de la cathédrale. On y retrouve également le vieux puits construit en 1922 et le double escalier menant à l’étage. En outre, ce lieu présente des panneaux de bois dont les couleurs ne laissent aucun visiteur indifférent. Par ailleurs, le cloître de la cathédrale Saint-Léonce possède une salle uniquement réservée au musée archéologue de la commune. Il abrite quant à lui de remarquables pièces sculptées antiques issues des fouilles menées dans la ville romaine.
Tournez à droite dans la Rue Sieyès, la maison du XVIIe siècle au n°49, le 27 avril 1815 Napoléon y passa, au moment de son embarquement à Saint-Raphaël pour l'île d'Elbe sur la frégate anglaise "The Undaunted". Revenez sur vos pas, tournez à droite dans la rue Candolle, prendre sur votre gauche la rue Grisotte en direction de la Porte d'Orée - Thermes gallo-romain. Elle est la seule partie en élévation d’un vaste établissement thermal d’époque romaine. Ce vestige monumental correspond à l’arche d’une salle froide (frigidarium) des thermes. Elle a longtemps été interprétée comme la porte monumentale sud, soit à l’orée de la ville, d’où la double orthographe.
Prendre à gauche sur la place de la Porte dOrée, dirigez-vous vers les Vestiges antique, au niveau du n°214 de la Rue Albert Einaudi. Puis vers la Lanterne d'Auguste. Cette incroyable tour de brique marquait l’entrée du port lors de l’antiquité romaine, comblé depuis la fin du XVIIIe siècle. L’entrée du port était signalée par une construction connue sous le nom de "Lanterne d’Auguste". Il s’agit en fait d’un amer, point de repère pour les marins. Cet édifice hexagonal de 10 m de hauteur, couronné d’une pyramide à 6 pans, repose sur un édifice plus ancien composé de 2 exèdres, une exèdre est dans un bâtiment une salle de conversation équipée de sièges ou de bancs. Elle suit le plus souvent un plan semi-circulaire. On trouve également un grand mur qui vient s’accoler à la lanterne, mur crénelé de protection du chenal.
Le port creusé dans l'intérieur des terres, sous les murs de la ville, communiquait avec la mer par un chenal sinueux de deux mille mètres de longueur. Pour défendre son entrée contre les sables que les vagues y apportaient, et le tenir toujours libre, on avait amené dans le port une dérivation de l'Argens, dont le volume était suffisant pour entraîner les dépôts et tenir l'embouchure constamment libre. Dès que cette dérivation cessa d'être entretenue, le chenal se combla, le port ne communiqua plus avec la mer et devint marais.
Revenir vers le centre de Fréjus, prendre la rue des Quais et tournez à gauche dans la Rue Montgolfier, au n°67 se trouve l'Ancien couvent des Dominicaines. Les soeurs dominicaines ont été installées à Fréjus en 1639, rejointes dès 1647 par les bernardines. Le couvent remonte au milieu du XVIIe siècle ; la date de 1681 se lit sur la porte de la chapelle. Il se composait de bâtiments conventuels (de deux étages sur rez-de-chaussée) groupés autour d'un cloître et de la chapelle au nord-ouest. Les intérieurs de la chapelle ont été divisés ; une partie du cloître a été démolie pour laisser place à une maison moderne.
Prendre la 3eme rue sur votre gauche, dans la Rue du Général de Gaulle, au n°69 admirez l'Hôtel des Quatre-Saisons, représentatif des maisons urbaines du XVIIIe siècle. Hôtel avec une belle façade sur rue décorée, construit vers 1750 pour César de Suffret, lieutenant de l'Amirauté de Fréjus. Transformé en relais de poste en 1809. Napoléon a séjourné dans cet hôtel, ainsi que le pape Pie VII dans la nuit du 6 au 7 août 1809 alors que, prisonnier de l'Empereur, il partait pour le château-forteresse de Savone, en Italie.
Poursuivre sur votre gauche dans la rue Valère Paulin, déhambulez jusqu'a la Place des Jésuites où se trouve les restes d'une Muraille romaine percée de niches, enclavée dans les maisons Mauron et Argenton. Prendre à droite sur la Rue Gallus, puis à gauche sur Rue du Général de Gaulle et enfin la Place Agricola où vous pouvez admirez au n°37 la Chapelle Saint-François-de-Paule du XVe et XVIe siècle. Selon la tradition, la chapelle et le couvent qui l'accompagnait auraient été fondés après le passage en 1483 du saint homme dans la ville, appelé par Louis XI pour guérir ses plaies. Alors que la peste désolait le pays, il fit cesser le fléau. En remerciement des bienfaits ainsi obtenus, la communauté de Fréjus aurait élevé cette chapelle. De façon plus attestée, il s'agit d'une fondation de l'ordre des Minimes qui s'établissant à Fréjus vers 1522, fit bâtir à l'Ouest de la ville médiévale un couvent et une chapelle. A la Révolution, le couvent fut détruit et la chapelle servit de remise et d'atelier jusqu'à sa réouverture au culte en 1858.
Continuez vers l'Amphithéâtre romain de Fréjus, Rue Henri Vadon. Construits au Ier siècle et 2 eme siècle, hors du rempart. Avec le temps, les arènes de Fréjus ont perdu leur façade. C’est un bâtiment qui se présente sur deux étages avec plusieurs autres compartiments, dont les gradins. La grande partie de l’édifice a été construite en grès vert. En ce qui concerne les gradins et les grands blocs, ils ont été construits à base de grès brun. Ils font plus de 100 mètres de long et plus de 80 mètres de large. Dans les Arènes de Fréjus, on trouve un espace dédié au public : la cavea. Elle a une capacité d’accueil allant jusqu’à 12 000 personnes.
A proximité, vous trouverez des Colonnes romaines, avenue de Verdun et des Blocs de marbre antiques constituant un portique avenue de l'Agachon. Les Vestiges antiques du site archéologique du Clos de la Tour Rue Gustave Bret du Ie siècle - IVe siècle. Découvrez les restes du Théâtre Romain, Avenue du Théatre Romain. La date de construction du théâtre romain n’est pas tout à fait connue. Néanmoins, on sait que sa construction a été réalisée par les Grecs au premier siècle après J.-C. Ensuite, le théâtre a été repris par les romains. Le théâtre s’appuie sur sa moitié nord contre une colline de grès et au sud, on observe un terrain plat. L’édifice a été fait à l’aide de petits appareils de grès vert et les bases de la façade, quant à elles, à l’aide de grès brun. Ses dimensions étaient de 113 mètres de longueur et 85 mètres de largeur. La cavéa, l’espace réservée au public, pouvait accueillir 10 000 à 12 000 spectateurs dans ses gradins.
Dans la Rue des Corniches Liguriennes se sont des restes de remparts et dans l'avenue du 15eme Corps d'Armée, les restes de l’aqueduc de Mons à Fréjus, ils témoignent de l’hégémonie romaine : cet aqueduc romain du IIe siècle alimentait la ville de Fréjus depuis Mons et Montauroux. L’aqueduc romain représente 42 km de long et 481 m de dénivelé. Il dévoile également 36 arches. Les Romains avaient l’étonnante capacité d’acheminer de l’eau. C’est pourquoi le secteur a été choisi avec minutie. Ils devaient en effet s’établir à un endroit où il serait possible de disposer de l’eau sans gros efforts. Le débit moyen de l’aqueduc de Mons etait de 34 litres par seconde.
Pour le retour au parking, passez à la Maison dite Maison Maria situé au n°447 Rue Aristide Briand. Cette demeure bourgeoise fut la maison natale de l’abbé Girardin, docteur en théologie et curé de Fréjus, qui publia la première histoire de la ville en français. Aujourd'hui, cette maison accueille le musée d’Histoire locale est situé dans la maison dite « Maria » depuis 1995. À travers ses collections, rassemblées par l’association Les Amis du Pays de Fréjus et la municipalité, le musée vous invite à découvrir différents aspects de la vie sociale, économique et culturelle de Fréjus aux XIXe et XXe siècles.
Aux alentours de Frejus, le massif d'Estérel et sa magnifique route côtière vous mènent dans des paysages aussi sublimes que dramatiques, idéal pour les balades et de randonnées, en particulier dans le massif de l'Estérel ou aux étangs de Villepey, refuge de nombreux oiseaux migrateurs.