Qui n’a pas vu ses pêches d’étang où les hommes effectuent depuis le XIIème siècle, les mêmes gestes transmis de génération en génération, où les conversations se perpétuent comme si le présent et le passé ne faisaient qu’un. Qui n’a pas entendu les Mâles rousseroles, sittelles, rossignols, mésanges
s’égosiller et charmer leurs favorites en bordure d’étangs.
Paisible invitation à découvrir cette nature profonde, tout au long de la Route de la Dombes, jalonnée de bâtisses en briques et d’églises romanes, témoins d’un passé vivant. Ce pays de la Dombes si particulier se situe géographiquement entre les vallées d’Ain, de Saône et du Rhône, descendant en pente douce du Sud-Est vers le Nord-Ouest, vers la Bresse.
C’est la raison pour laquelle la Chalaronne et la Veyle, ainsi que d’autres rivières, remontent depuis Villars-les-Dombes et Chalamont pour aller se jeter dans la Saône vers Mâcon.
Ce plateau de la Dombes constitué de limon argileux imperméable d’origine morainique, est la résultante de l’extrême avancée des glaciers alpins au quaternaire ; quaternaire qui vit ces glaciers pousser jusqu’au Gros Caillou de la Croix-Rousse de Lyon.
Historiquement, faisant partie du Saint Empire Germanique, puisqu’à l’Est de la Saône, mais éloignée de l‘Allemagne, la Dombes voit fleurir nombre de petits seigneurs qui construisent leurs châteaux de briques sur des monticules de terre artificiels appelés Poype.
Haut lieu de l'ornithologie, la Dombes est aussi la première région piscicole en eau douce de France, avec une production annuelle d'environ 1 500 tonnes. Un paradis pour les mordus de pêche à la carpe, au gardon et au brochet, qui pourront ici, dans les étangs et rivières prévus à cet effet pratiquer leur activité favorite.
Aujourd’hui, la Dombes s’identifie essentiellement à ses étangs et ses bois, véritable sanctuaire vivant pour la faune, à quelques pas de Lyon. Ses étangs comme les poypes sont artificiels, ayant été créés par les moines. La nature marécageuse du plateau a poussé ces derniers à ériger des digues et créer ainsi des chapelets d’étangs, l’eau pouvant s’écouler dans une petite dizaine d’étangs avant de rejoindre la rivière.
Ces étangs sont péchés tous les ans, pendant 4 à 5 ans, puis mis en assec pendant un an pour y cultiver principalement du maïs. Chaque année donc, on vide complètement les étangs, les poissons se retrouvant naturellement dans le bief de l’étang, sont rassemblés à l’aide de filets dans la pêcherie. On compte actuellement un millier d’étangs, les plus grands étant ceux du Grand Birieux sur la commune de Birieux et du Grand Glareins sur la commune de Lapeyrouse.
Havre de paix pour les amateurs de tourisme vert et de tranquillité, ce territoire de la Dombes aux paysages paisibles se prête à merveille à la randonnée pédestre, équestre ou vélo.
La Route de la Dombes, itinéraire de découverte balisé, ponctué de panneaux thématiques, vous permettra de découvrir nombre de trésors naturels, et de partir à la rencontre d'un patrimoine bâti resté typique, composé de fermes en pisé, de maisons à colombages, et de châteaux, églises et maisons fortes en brique rouge.
Le château féodal de Bouligneux, la tour du Plantay, le château de Saint-Paul-de-Varax aux allures de manoir, l'abbaye Notre-Dame-des-Dombes, la chapelle de Beaumont et ses peintures murales, la ville de Trévoux ancienne capitale de la principauté de Dombes, les cités médiévales de Châtillon-sur-Chalaronne et de Pérouges Classé : "plus beaux villages de France", ou encore la basilique d'Ars-sur-Formans, sont autant de lieux à découvrir au fil de ce périple.