Ce parcours de la Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne partira d'Albertville (km 0), Carrefour des Quatre Vallées. Sa situation
géographique vous permettra évoluer dans des vallées de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie. Albertville, c'est aussi un patrimoine historique et architectural riche et varié, qui bénéficie du label Villes et Pays d'art et d'histoire. La place de l'Europe, coeur culturel abritant le Dôme, vous offre une vue imprenable sur la cité historique de Conflans.
Prendre la direction de Cléry, via les D64 et D64 B (12 km). C’est à quelques kilomètres de la ville olympique d’Albertville qu’est installé le village de Cléry, à la fois sur les contreforts du Mont de la Coche et au sud-ouest du Parc Naturel du Massif des Bauges. Si le village nous offre une magnifique vue sur la Combe de Savoie avec en arrière-plan le Massif du Mont-Blanc, il possède une remarquable église baroque dédiée à Saint Jean-Baptiste. C’est probablement en 1130-1140 que commence véritablement la grande histoire religieuse de Cléry. La beauté du site a pu être conservée et Cléry fait maintenant partie du Parc naturel régional des Bauges.
Continuer vers Montsapey, via la D72 (44 km), située à 1 050 m d'altitude et dominée par le massif de la Lauzière avec notamment le Bellachat qui culmine à 2 484 m. Le village de Montsapey apparait tardivement au Moyen Âge, entre le XIIe et XIIIe siècle. L'église Saint-Barthélemy, l'un des plus beaux trésors représentatifs du style néo-classique de la vallée de la Maurienne, est située à l'entrée de la vallée de la Maurienne, en surplomb du village de Montsapey. Réputée pour ses peintures murales et son retable baroque. L'édifice, accueille un festival de musique classique et baroque, « Les Arts jaillissants », en juillet, permettant de financer en partie la restauration.
Revenir sur Val d'Arc, puis suivre la direction de Saint-Alban-des-Hutières, via les D72B et la D73 (62 km). La commune se situe au-dessus de la vallée de l'Arc, sur le passage du col du Grand Cucheron qui relie les Hurtières à la vallée des Huiles et le val Gelon. Saint-Alban-d’Hurtières se caractérise par son église de style baroque blanche, plantée à mi- coteau, sur le versant des Hurtières, entre la vallée de l’Arc (341m) et le col de la Perche (1984m). Le retable majeur, mérite votre visite. Depuis son esplanade, une vue magnifique sur la plaine et le lac des Hurtières et toute l’entrée de la vallée de la Maurienne.
Sainte-Marie de Cuines sera votre prochaine étape de ce circuit touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne, via la D1006 (82 km). Situé au pied des cols mythiques de la Madeleine et du col de Glandon. Le patrimoine bâti religieux est le témoin de l’histoire de Sainte-Marie de Cuines, l’église Notre-Dame-de-l'Assomption est un vestige de l'art roman savoyard. Le clocher orné d'arcatures et de bandes lombardes ainsi que l’abside en cul-de-four sont construits en tuf et datent du XIe siècle.
Poursuivre en direction de Saint-Alban-des-Villards, via la D927 (92 km). Saint-Alban et Saint-Colomban des Villards, à mi-pente du Col du Glandon, riants, boisés, joyeusement animés par des torrents et des sources, voilà les deux villages de la Vallée des Villards. Durant les XIe et XIIe siècle, la Vallée des Villards connaît une période d'essor : églises et chapelles se construisent dans les villages les plus reculés. Au regard de la population actuelle de Saint-Alban-des-Villard, son église de style néo-classique sarde semble bien vaste !
Rejoindre Saint-Colonban-des-Villards (94 km). Le village se situe à mi-pente du Col du Glandon, à 1 100 mètres d'altitude. Il est enserré dans une chaîne de hauts sommets parmi lesquels le Grand Truc, le pic de Frumezan, la cîme de Sambuis et les aiguilles d'Argentières qui dominent la combe d'Olle et le barrage de Grand'Maison. Village de montagne situé dans une vallée authentique, Saint-Colonban-des-Villards offre de charmants hameaux égrenés de part et d'autre du torrent du Glandon, aux maisons chaleureusement serrées entre elles. La grande richesse de Saint-Colonban-des-Villards est son costume, d’une rare beauté.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Dirigez-vous ensuite vers Saint-Sorlin-d'Arves, via les D927 et D926 (115 km), situé au pied du Col de la Croix de Fer et du glacier de l’Etendard. Un vrai village de montagne avec un riche patrimoine, en commençant par l'église Saint-Saturnin construite en 1603, agrandie en 1656 et reconstruite en 1695. Un monument incontournable à visiter au plein coeur des Sybelles qui fait partie de l'histoire des Arves. L'église de style baroque est située à l’entrée du village de Saint-Sorlin-d'Arves, lieu-dit l’Eglise. Elle tire surtout son originalité des couronnes mortuaires en perles de verre : elles couvrent littéralement l'ensemble de ses façades !
Passez Saint-Jean-d'Arves, via la D926 (118 km), petit village de montagne au pied du Col de la Croix de Fer et en face des Aiguilles d’Arves. Les Aiguilles d'Arves sont une curiosité géologique constituée de 3 hauts sommets. Continuer jusqu'à Albiez-Montrond (128 km). Auparavant scindé en deux communes, Albiez le Vieux et Montrond se sont réunies en 1972 pour former la commune qui s'appelle Albiez-Montrond. Villages avec une vue panoramique sur tous les massifs environnants.
Église Saint-Michel située au chef-lieu du village est érigée sur un promontoire, dans un cadre grandiose, au pied des Aiguilles d'Arves. L’église de style baroque a été bâtie en 1889 sur une église du XVIe siècle, seul le clocher de l’époque subsiste. Église Saint-Michel renferme aussi des œuvres du XVIe et XVIIe siècle et notamment,la statue de St Michel en bois polychrome et de nombreuses autres statues. Autour de l'église subsistent de magnifiques Croix en fer forgé, ornements des tombes disparues. Dans chaque hameau du village se trouve des chapelles Baroque. Dans le haut du village, ne manquez pas l'éco-musée au Mollard.
Passez Albiez-le-Vieux, puis Albiez-le-Jeune, via la D80 (140 km), bijou dans son écrin de verdure avec comme diamant les majestueuses Aiguilles d’Arves.Albiez-le-Jeune se situe sur un plateau dominant le bassin de Saint-Jean-de-Maurienne, au milieu de la vallée de la Maurienne. Le village est adossé à l'est d'une grande crête montagneuse le séparant de la commune de Montricher-Albanne.
Sur plus de 150 églises construites ou reconstruites dans l'ensemble du territoire savoyard entre 1815 et 1860, 10 l'ont été en Maurienne, dont la première, dès 1820 à Albiez-Le-Jeune. L'église Saint-Germain avec sa façade simple et sobre, a été construite au XIXe siècle dans un style architectural néo-classique savoyard. L'intérieur de l'église est décoré par Joachim Maggia. Sur la coupole est représenté, Saint Germain porté par des nuages et accompagné d'anges. On trouve aussi sur la voute de nef les 3 vertus théologales qui sont la foi, l'espérance et la charité.
Votre prochaine visite se situera à Montricher, via la D80 et la D81 (161 km). La route étroite se faufile dans des bois magnifiques, après de nombreux lacets au cœur d’une forêt profonde vous retrouvez l'’église Sainte-Madeleine est imposante pour une église de village et contraste avec les constructions des maisons voisines. Elle a été reconstruite en 1850 par tous les habitants du village. Chacun a donné quelques jours de travail ou de mulet en fonction de ses ressources. De style néoclassique sarde, elle correspond à l’époque où la Savoie après occupation française, revient dans le royaume de Piémont Sardaigne de 1815 à 1860.
Poursuivre jusqu'à Albanne, via la D81 (167 km) où l'église Saint-Alban vous attend. Saint-Alban est le premier martyr d’Angleterre au IVe siècle, en Maurienne, trois autres paroisses invoquent un saint d'origine de Grande-Bretagne : Saint-Alban-d'Hurtières, Saint-Colomban-des-Villards, et Saint-Thomas-Becket-de-Canterburry à Avrieux. L'église se situe en limite basse du village, elle pourrait ressembler aux autres maisons qui l’entourent si ce n'est le clocher qui la distingue. La façade représente deux fresques, une montrant Saint-Maurice, patron de la Savoie, et l'autre montrant Sainte-Catherine-d'Alexandrie.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou de Misericorde est aussi de style est baroque, la chapelle est mentionnée dès 1730 et la présence de chapelain à Albanne depuis bien avant encore. La chapelle est semble-t-il placée sous le vocable de la Misericorde à la suite des grandes pestes et des calamités qui ont affecté la vie villageoise. Egalement à découvrir la chapelle Saint-Jacques à Albannette (170 km) est aussi de style baroque, elle est mentionnée en 1650, elle sera restaurée à de nombreuses reprises.
Rejoindre Saint-Martin de la Porte, via la D902 (170 km) en passant le col du télégraphe. C’est à Saint-Martin-de-la-Porte, que se situe l’église Saint-Martin de style baroque. Avec sa flèche reconstruite en 1889 sur la tour du clocher beaucoup plus ancienne, l'église Saint-Martin à la double particularité de posséder le clocher à bulbe le plus récent et le plus méridional du département. Une tradition prétend que la commune porte le nom de saint Martin en souvenir de son passage lors d'un voyage en Italie : le saint homme aurait parcouru la Maurienne jusqu'au village avant de franchir le col des Encombres pour redescendre en Tarentaise par Saint-Martin-de-Belleville...
Sur les hauteurs de Saint-Michel de Maurienne, face au fort et au Col du Télégraphe, découvrez le village de Beaune sera la prochaine étape de votre escapade touristique, via la D219 (178 km). Beaune le Grand-village et Beaune-l’église sont rattachés à la ville de Saint Michel de Maurienne. Essentiellement composé de maisons d'habitations authentiques en pierres et bois dont certaines sont anciennes, d’autres ont été superbement rénovées ces dernières années.
Vous pouvez découvrir le village, son église, et vous promener en direction des Avanières ou des villages voisins de la Traversaz et du Thyl. De nombreux sentiers partent de ces villages vers les Avanières entre autre. Construite en 1518 pour 5 hameaux, l'église Notre-Dame de l’Assomption de Beaune possède un clocher dont la flèche élancée est entièrement en maçonnerie de tuf, spécificité qui ne devient la règle que plus en amont dans la vallée, en Haute-Maurienne.
A proximité de Beaune, via le Chemin de la Fondanette vous trouverez le village du Thyl (182 km). L'ancienne commune était composée des villages du Thyl dit parfois du Dessus, du Thyl-Dessous et La Traversaz. L'église saint Laurent du Thyl, ancienne église paroissiale, a été consacrée le 11 août 1867. L'association de sauvegarde du patrimoine du Thyl a entrepris sa restauration. Chaque village possédait une chapelle, dont la plupart des objets ont été entreposés dans l'église. La chapelle saint Georges du XVIIe siècle situé à La Traversaz est remarquable.
Redescendre vers la vallée par la D902 pour vous rendre ensuite à Valloire (199 km), situé au pied du célèbre col du Galibier, rendu célèbre par le Tour de France et du Télégraphe. Valloire est un village, bâti autour de son église baroque Notre-Dame de l'Assomption du XVIIème siècle. Elle est est un haut-lieu de l’art baroque savoyard. La tradition rapporte que chaque paroissien en venant à la messe apportait des matériaux pour sa construction.
Construite entre 1630 et 1682, sur l’emplacement d’une église plus petite, église Notre-Dame de l'Assomption fut bâtie en pierres du pays dans le style définit comme “baroque Italien” pour son architecture et sa décoration. Dans les 17 hameaux de Valloire se trouvent des chapelles dont 2 baroques Chapelle Saint-Jacques des Villards de 1694 et la Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours de Tigny) qui ont toutes leurs particularités. Se renseigner à l’Office de Tourisme au préalable, certaines chapelles peuvent être fermées.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Retour sur Saint-Michel-de-Maurienne (227 km) , via la D902, puis dirigez-vous en direction d'Orelle par les D1006 et D215C (234 km). Au fur et à mesure que vous traversez la vallée de la Maurienne, vous constatez qu’il y a plusieurs plaines formées par la confluences de plusieurs rivières avec la rivière principale : l’Arc.
Aux détours des ruelles des différents hameaux d'Orelle, laissez-vous charmer par les lavoirs et fontaines d’antan, admirez les chapelles et l’église baroque Saint Maurice d'Orelle qui font la fierté des Orellins, les maisons de pierre surmontées de solides charpentes de mélèze. La tradition veut que l'église primitive, située à l'extérieur du village, fut détruite par une chute de rocs ou une avalanche… On choisit de la rebâtir au centre du vieux bourg, à l'emplacement où elle vous présente aujourd'hui son décor baroque. L'église Saint Maurice d'Orelle, date du XVème siècle.
Il est temps de filer vers Villarodin-Bourget, via la D1006 (254 km), située en Haute Maurienne. Occupant les deux versants de la vallée de l'Arc, la commune est composée de plusieurs villages : Villarodin sur la rive droite de l'Arc, le Bourget sur la rive gauche, et la station de sports d'hiver de la Norma, aménagée sur un plateau dominant le Bourget dans les années 1970. C'est en 1775 que les deux paroisses furent réunies en une seule entité par le duc de Savoie.
Sur le plan du patrimoine historique, au cœur du village, vous visiterez avec intérêt au Bourget (248 km) ; l'église Saint-Pierre, achevée en 1678 dans un style baroque, elle a été restaurée en 1895 et en 1935. Le bombardement de septembre 1943 a remodelé le village mais a épargné l’église St-Pierre-aux-Liens, joyau baroque. L’édifice de structure romane donc médiévale, recèle un décor baroque du XVIIè siècle, en particulier les ors du retable du chœur.
Sur l’envers ou ubac, le versant à l’ombre, Villarodin via la D215E (253 km) offre un cœur de village préservé depuis le XVIIIe siècle. Au long de son axe principal, la rue Saint-Antoine, les maisons traditionnelles s’ouvrent vers une place aérée, dominée par l’Saint-Julien saint Ferréol de Villarodin. De nombreux petits édifices jalonnent les rues et ruelles : chapelles, lavoirs et fontaine. Certaines maisons sont flanquées d’escaliers en saillie : ces tours d’escalier sont une particularité de Villarodin ainsi que les passages couverts traversant la rue.
Dans la commune d'Avrieux, via la D215E (255 km). Derrière son allure de village nonchalant, Avrieux étonne plus d'un visiteur surpris de découvrir dans ce petit bourg de montagne l'église Saint-Thomas Becket. Venez découvrir ce patrimoine religieux exceptionnel, joyau de l'art baroque. Placé très tôt sous le vocable de Saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, l’édifice regorge de trésors et d’exubérance. L'église présente sur ses murs extérieurs, une fresque figurant les vertus et les vices. Sa porte est du XVIIe siècle
Poursuivre vers Aussois, via la D215G (261 km). Les habitants d’ Aussois sont surnommés "les sorciers". Selon une légende, ce sobriquet vient du fait que le village d’Aussois a été épargné durant la guerre. Il plane sur le village d’ Aussois et ses habitants une protection pleine de mystère. La commune d’Aussois possède également un patrimoine historique qu'il convient de découvrir. C'est le cas de l'église Notre-Dame de l'Assomption, édifiée en 1648 sur les bases d'une église du XIIe siècle. Au cœur du village, l'église et son clocher de style piémontais à l'allure romane sont incontournables.
Continuer en direction de Sardières, via la D83 (265 km), commune situé dans le parc national de la Vanoise, en vallée de Haute-Maurienne. Pour les amoureux d’histoire et de culture, le musée archéologique retrace 6000 ans dans les montagnes de Maurienne et fait découvrir l’incroyable passé néolithique de Sollières-Sardières… L'église Saint-Laurent de Sardières est une ancienne chapelle devenue église en 1627. Son emplacement singulier fait que son petit clocher pointe, plus encore que d’autres, dans le ciel. Une jolie petite église de montagne pleine de charme, d'autant plus lorsqu'elle est vêtue de blanc en hiver.
Prendre la direction de Val-Cenis, puis sur la droite suivre Le Verney et Bramans, via la D1006 et la route Napoléon (282 km). Située entre Bramans et le Verney, deux villages d’une même commune, cette église Notre-Dame-de-l'Assomption ne fait cependant pas dans la demi-mesure. Bien qu'entièrement reconstruite entre 1936 et 1938 à cause de l’instabilité du terrain gypseux, elle vous offre toujours son mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles. À Bramans se trouvent également l'église Saint-Pierre d'Extravache avec un magnifique panorama. Le Vallon de Savine et le col Clapier, des lieux de passage supposés d'Hannibal Barca.
Revenez sur vos pas puis la D1006 jusqu'à Termignon (277 km) où se trouvent l'église Notre-Dame-de-l'Assomption et La chapelle Notre-Dame de la Visitation. L’église de Termignon ou Termignon-la-Vanoise est édifiée à l’écart du village, sur un éperon rocheux qui domine le Doron. Un parchemin daté de 1384 confirme l’ancienneté de la paroisse. C’est une charte signée par Amédée, Comte de Savoie confirmant les franchises et immunités accordées à la paroisse de Termignon. L’église a été remaniée du XVe au XVIIIe siècle.
Reprenez votre véhicule pour rejoindre Lanslebourg Mont-Cenis situé au pied du col du Mont-Cenis, sera la prochaine étape sur ce parcours en haute Maurienne, via la D1006 (311 km). L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite entre 1828 et 1830 possède un décor peint de style néoclassique. L'église, devenu Espace baroque est un lieu d'exposition permanente créé dans cette ancienne église. Il est conçu pour donner les clés de lecture de l'Art baroque savoyard. Il présente aussi des expositions temporaires sur l'histoire et le patrimoine de la vallée.
Passez Val-Cenis, nouvelle commune du parc national de la Vanoise, créé en regroupant les anciennes communes de Bramans, Sollières-Sardières, Termignon, Lanslebourg-Mont-Cenis et Lanslevillard. Il est important d'avoir conscience qu'il s'agit donc d'un vaste territoire et de bien savoir où l'on va lorsque l'on souhaite visiter Val-Cenis, car on aurait vite fait de faire des kilomètres. Elle est devenue l'une des plus grandes communes de France.
Continuer jusqu'à Lanslevillard, via la D902 (314 km) où se trouvent l'église Saint-Michel, caractéristique du style "baroque" savoyard, cette église date pourtant du Moyen-Âge. Au pied du Mont-Cenis, le village montagnard de Lanslevillard est fier de ses chapelles et surtout de son église. Dédiée à Saint Michel, le vainqueur du dragon, elle est citée dès 1126. Par la visite de ce monument qui abrite encore les reliques de saint Landry, moine de l’abbaye de la Novalaise, offrez-vous un voyage dans le temps…
On peut aussi découvrir à Lanslevillard : Chapelle Saint-Antoine, chapelle Sainte-Anne, chapelle Saint-Roch, chapelle de la Madeleine, chapelle Saint-Étienne, chapelle Sainte-Agathe, chapelle Saint-Genix, chapelle Saint-Pierre et le pont sur le ruisseau de l'Arcelle Neuve, chapelle Saint-Laurent, chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, chapelle Saint-Jean-Baptiste, Chapelle Saint-Sébastien... la Pierre à cupules dite Pierre de Chantelouve, la Pierre aux Pieds, un rocher blanc gravé de nombreuses cupules.
Prendre la D902, le village traditionnel, typique de la Haute Maurienne, de Bessans (324 km) sera votre dernière étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne. Pays de sculpteurs, Bessans est d'une extrême richesse dans l'art populaire comme l'art religieux : rouets et quenouilles, poules à sel, jouets en bois, statues, croix... abondent. Les plus célèbres des sculpteurs furent les Clappier. Jean-Baptiste Clappier du hameau des Vincendières (vallée d'Avérole) fut un des premiers artistes locaux à maîtriser toute la technique de l'art Baroque.
En bordure d'un plateau, l'église Saint Jean-Baptiste domine le village de Bessans. Cette vieille dame existait déjà au Moyen-Age, il est impossible de déterminer la date de son édification mais il est certain qu'elle existait déjà en 1376. Elle a subi au cours des années de nombreuses modifications, mais elle vous contera surtout l'histoire du baroque, entre autres par ses sculptures façonnées par des artistes bessanais.
L'église Saint Jean-Baptiste est située à proximité de la chapelle Saint Antoine du début du XVe siècle. La chapelle fait partie d'un réseau impressionnant de chapelles, oratoires et croix sur le territoire paroissial de Bessans. La chapelle Saint Antoine est un bâtiment rectangulaire construit sur l'éperon qui surplombe Bessans. On situe la date de la décoration de la chapelle entre 1503 et 1522. Elle se dresse parallèlement à l'église paroissiale sur l'envers du village.
Fin de cette troisième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.
Après ces journées riches de découvertes en vallée de Maurienne, pourquoi ne pas continuer en Tarentaise, la vallée voisine ? Elle offre aussi son lot d'églises et de chapelles intéressantes.