La Tarentaise, ses montagnes, son histoire, ses églises...le baroque ! Vous êtes féru d'histoire et vous souhaitez en apprendre plus sur cette magnifique vallée ? Si la vallée de la Tarentaise évoque les Jeux Olympiques et les grands domaines skiables (Courchevel, Méribel, Tignes, Val d'Isère, La Plagne...), elle se caractérise aussi par ses chapelles baroques, ses hameaux à l'architecture pittoresque (maisons à colonnes) et ses grands espaces au cœur du Parc National de la Vanoise. Et si vous vous arrêtiez un instant pour contempler la beauté d'une faune.
La Tarentaise est une vallée intra-alpine, où l'Isère prend sa source et qui s'étend jusqu'à Albertville au Carrefour des Quatre Vallées. La vallée principale est une vallée glaciaire, encaissée et très étroite à certains endroits, bordée au nord par les massifs du Beaufortain et du Mont-Blanc, et au sud par la Vanoise et la Lauzière. Au confluent des vallées et torrents de la Tarentaise, il y a toujours un vallon discret, un versant oublié…pour retrouver la montagne au naturel.
Après avoir parcouru la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne jusqu'à Bessans (km 0), direction Val-d'Isère via la D902 (37 km). Au cœur du Parc National de la Vanoise, au sommet de la Haute-Tarentaise, Val-d'Isère doit sa célébrité au potentiel d'activités liées aux sports d'hiver. Pourtant, au coeur du village ancien, marqué par son architecture ancrée dans les pures traditions savoyardes de chalets de vieilles pierres et bois aux toits de lauzes, l'église Saint-Bernard-des-Alpes (dit aussi Bernard de Menthon, saint patron des montagnards), édifice de style baroque datant du XVIIIe, mérite un détour. L’église Saint-Bernard de Menthon livre le témoignage de plusieurs siècles de construction aux visiteurs.
Restez sur la D902 jusqu'à La Gurraz (53 km). Surmonté par le Dôme du Mont Pourri, le hameau de la Gurraz se fait discret. Bâti sur un promontoire rocheux, pour éviter les avalanches en hiver, le hameau a conservé une architecture traditionnelle savoyarde. C’est dans le massif de la Vanoise dans la vallée de la Tarentaise, et plus exactement à Villaroger, village montagnard perché à 1 090 m d’altitude, sur la rive gauche de l’Isère, que se trouve l’église Saint-Roch de La Gurraz. Cet édifice religieux, datant du début du XVIIe siècle a été construite sur l’emplacement d’une chapelle dédiée au saint, mais également à saint Théodule et fut consacrée en 1729.
Continuer en direction de Montvalezan, via la D902 et sur votre droite, la D84 (70 km). Montvalezan, une commune remplie d’histoire qui ne demande qu’à être contée. Les 14 chapelles de la commune constituent un patrimoine reconnu, témoin du passé. Elles ont été construites par les aïeux en remerciement d'une grâce reçue ou tout simplement pour exprimer leur foi, parler de leur vie, de leurs souffrances et de leurs espoirs. Parmi elles, découvrez notamment le Châtelard et sa belle chapelle Saint-Michel posée sur un promontoire naturel.
Montvalezan a conservé intacte son église Saint-Jean-Baptiste de style baroque consacrée en 1688, entourée du presbytère et de la tour vicariale. Au cette époque la paroisse de Montvalezan est sous la juridiction de l'Hospice du col du Petit-Saint-Bernard : on peut en découvrir les armoiries sur le linteau gravée (1665) du porche de l'entrée du jardin... du curé ! Johan Ducloz, nommé curé de Montvalezan en 1664, est alors gouverneur de cet hospice.
Poursuivre vos visites en direction de Séez (72 km), via la D84, D1090 et la route du petit Saint-Bernard. Séez est un village de montagne dont le territoire s'étend jusqu'au col du Petit Saint-Bernard. Le village fut également l’ancien siège du Comté de la Val d’Isère. L’identité de la commune a été influencée par sa richesse historique et culturelle. La commune possède de nombreux sites touristiques à découvrir dont l'église baroque Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XIIème siècle. Elle fut restaurée à partir de 1680 par le prieur Jean Duclos.
A partir de Séez deux options s'offres à vous. Pour la première option, prendre la direction de Bourg-Saint-Maurice, via la D220 (3 km), puis, le hameau de Vulmix (7 km). Village lumière, là où le cadran solaire de 1715, égrène les heures depuis 400 ans.. à la seconde prés et sans aucune intervention des horlogers voisins de Picolard : Jean et Yves Delavest ! Situé sur un plateau, le petit village de Vulmix est blotti autour de sa chapelle St-Grat construite en 1461, où ses peintures murales du XVe siècle, telles une bande dessinée, peinte par Giacomo d'Ivréa pour une première tranche relatent la légende de son Saint patron, protecteur des récoltes et des semences.
La prochaine étape pour cette option sera Les chapelles, via les D86 et D86B (11 km). Les Chapelles est un village qui doit directement son nom aux nombreuses chapelles qui s'y trouvent. Riche en activités et paysages, laissez-vous charmer par l'authenticité de ce village, et par son magnifique clocher à bulbe adossé au Dôme de Vaugel. A l'est du village se détache l'église Saint-Martin les chapelles, entourée de son cimetière sur lequel s'ouvre le portail réalisé en 1686 par Guillaume Cochet. Elle est dominée par l'imposante tour romane du clocher avec flèche à bulbe, tambour octogonal et aiguille pointue.
Poursuivre vers Valezan (15 km), profitez d'une vue magnifique : comme sur un immense balcon qui irait du Col du Petit St Bernard à celui de la Madeleine. Située dans la partie haute du village de Valezan, l'église Saint-François-de-Sales a été édifiée entre 1727et 1730. Cette église remarquable offre un magnifique panorama sur la vallée et sur les glaciers du Mont-Pourri et de Bellecôte. À l’intérieur, le retable majeur de grande dimension met en valeur un tabernacle en bois doré rapporté d’Italie par un des desservants de la paroisse.
Continuer en direction de Granier, via les D86 et D86A (21 km). Idéalement situé sur le Versant du Soleil, au-dessus de la petite ville d’Aime, il fait face au vaste domaine de La Plagne et du massif de la Vanoise. L’église Saint-Barthélemy de Granier, de style baroque se démarque des autres sanctuaires environnants de par son clocher élancé et gracieux. Contrairement aux églises de la Côte d’Aime, de Macot, de Bellentre ou de Landry avec leurs beaux clochers à bulbe, celui de Granier est surmonté d’une flèche. entrez dans l'église de Granier et, entre les statues de saint Barthélemy et de saint Grat, faites un vœu pour vous assurer une abondante récolte... de découvertes !
Redescendre vers Aime (31 km), via la D218 pour la fin de cette option. Vous empruntez une route de montagne en passant par les villages de La Thuile, Tessens et de Villaroland. Peu à peu, les paysages époustouflants se succèdent : le versant de La Plagne, le sommet de Bellecôte, le mont Pourri et les Alpes Grées à la frontière avec l’Italie. Vous découvrirez les immenses maisons typiques des villages de la Tarentaise . Elles servaient autrefois de logis, d’écurie et de grange. L’impressionnante taille de la toiture déborde de la façade. Le toit permet ainsi de protéger les balcons ainsi que la circulation des résidents autour de la maison.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise.
Pour la deuxième option, à partir de Séez. Après cette visite, reprendre votre véhicule pour Hauteville-Gondon, via la D119 (82 km), situé sur le versant gauche de l’Isère, entre Bourg-Saint-Maurice et Landry. Reconnu pour son église baroque Saint-Martin de Tours, construite à la fin du XVIIème siècle et récemment rénovée, Hauteville-Gondon vous fait voyager dans le temps avec sa dominante rurale, qui a su garder son authenticité. Reconstruite entre 1681 et 1694, l’église Saint-Martin de Tours de Hauteville-Gondon est ornée de trois retables polychromes du XVIIe siècle réalisés par le sculpteur valsésian Joseph-Marie Martel.
Prendre la D220 jusqu'à Landry (86 km). Une partie du parc national de la Vanoise s'étend sur le domaine communal. En terme architectural et historique, le principal bâtiment de cette commune est l'église Saint-Michel et sa situation remarquable sur un promontoire, lui permettant de dominer tout le village. L'un des plus beaux clochers à bulbe de Tarentaise. Visible de très loin, perchée sur un éperon forestier au dessus du village, l'église Saint-Michel de Landry consacrée en 1687, signale avec infiniment de charme l'entrée de la vallée du Ponturin.
La chapelle Notre-Dame-des-Vernettes (100 km) via la D87, située à 1816 mètres d’altitude, dans les alpages au-dessus du village de Peisey-Nancroix, (une heure de marche depuis le dernier village) sera la prochaine étape de ce parcours "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise. Au début du XVIIIe siècle, en 1702, à la suite de la guérison miraculeuse d'un habitant de Peisey, un oratoire dédié à Notre-Dame-de-Pitié, patronne des lépreux, est édifié auprès d’une source “miraculeuse” dans un ravin à 1800m d’altitude. Après sa destruction, il est reconstruit un peu plus haut, puis remplacé par les communiers par une magnifique chapelle baroque dans les années 1720 : Notre-Dame-des-Vernettes. La chapelle Notre-Dame des Vernettes est un haut-lieu de l’art baroque savoyard, elle présente un décor peint remarquable.
L'église de La Trinité de Peisey, perchée en haut du village, a été construite entre 1685 et 1720, sur l'emplacement d'une église plus ancienne. Elle est une des rares en Tarentaise a être encore entourée de son cimetière avec son chemin de croix. L'église que jouxte un jardin offre également au visiteur un point de vue panoramique appréciable. Son clocher élancé, dont la tour carrée est percée de baies et surmontée d'une petite aiguille métallique, est le plus haut de Tarentaise. L'extérieur de l'église de La Trinité de Peisey se révèle d'une certaine sobriété en terme d'architecture, à l'exception du portail, la décoration intérieure de l'église est en revanche tout-à-fait remarquable.
La chapelle Sainte Marie-Marie-Magdeleine, mentionnée pour la première fois en 1664 est située au centre du village de Nancroix (108 km), via la D226, et son toit surmonté comme l'église de Peisey d'un clocher surélevé. Sur son chevet, un tableau représente Sainte Marie-Madeleine. Elle possède aussi de belles fresques, restaurées en 2007. En montant sur La Chenarie, est perchée la chapelle Sainte Marguerite, dont le nom fut invoqué pour protéger des crues torrentielles.
La D225, vous emmenera à Bellentre (130 km), la commune composée de treize hameaux s’étend sur les deux rives de l’Isère. Le patrimoine religieux et baroque est fortement présent sur la commune à travers les deux églises du chef lieu et les nombreuses chapelles disséminées dans tous les hameaux. L’église Saint André telle que vous la voyons aujourd’hui est le fruit d’une multitude de transformations au cours des siècles. Son aspect extérieur atteste de ses origines romanes. Par la suite son clocher fut rattaché à la nef, le chevet reculé et doté d’un fond plat. En 1716, Pignol peint le tableau central du maître-autel représentant le martyre de Saint André encadré par des colonnes doriques.
Suivre la direction d'Aime (130 km), via la N90 (le plus rapide), blotti dans son écrin de verdure au cœur de la Tarentaise. Les trésors du patrimoine bâti de Aime sont parfois bien discrets mais pourtant si riches... Laissez-nous conter leur histoire en commençant par l'église Saint-Sigismond. Consacrée à la nativité de la vierge, rebâtie de 1675 à 1678 en plein essor de l’art Baroque, elle vous surprendra par ses ors, ses statues, ses peintures et ses nombreux angelots. Dorures et couleurs... L’histoire religieuse et civile est en ce lieu mise en scène. Les vitraux du XXe siècle, et le dernier autel apportent leur touche de modernité. Cette église abrite une « Vierge allaitant » du milieu du XIVe siècle.
Quittez Aime en direction de La Côte d'Aimes par la D86 (140 km), située sur le Versant du Soleil de la vallée de la Tarentaise. La Côte-d’Aime, ce sont 10 villages échelonnés entre 800 m et 1 300 m. Église Saint-Laurent de la Côte d’Aime fut construite entre 1702 et 1714. Elle occupe sensiblement l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint Laurent, et c’est à partir de cette chapelle qu’à été construit le chevet au chœur de l’église.
Revenir vers Aime, puis suivre la direction de Macôt-la-Plagne, via la D86 (146 km). Situé sur le versant de l’ubac et s’étage de 600 à 2700 mètres d’altitude comprenant des champs de pommiers, poiriers, noyers, des prés, des forêts et pour finir la roche. Tout en profitant d'une vue imprenable sur le glacier du mont Pourri, partez à la découverte des nombreux monuments religieux et bâtiments d'autrefois. Si Mâcot-la-Plagne est surtout connue pour accueillir six des dix stations de ski composant le domaine de La Plagne : Plagne 1800, Plagne Centre, Plagne Villages, Bellecôte, Belle Plagne et Plagne Soleil. La commune accueille en son sein l'église Saint-Nicolas.
Poursuivre vers Notre-Dame-du-Pré, via la D88 (158 km). L'accès du village en provenance Aime et Macôt-la-Plagne est douce, avec une route plus accessible et droite. Depuis les hauteurs de la commune, on bénéficie d'un panorama sur le mont Blanc, et la chaîne frontalière avec la Vallée d'Aoste. Situés à l’extrémité du village de Notre-Dame-du-Pré, l’église et son clocher veillent sur le site et semblent dominer et protéger toute la vallée… Sur son plateau d'altitude, tel un phare pour la vallée de la Tarentaise, l'église baroque de Notre-Dame-du-Pré du XVIIe siècle a succédé à un premier édifice plus petit du XIIe déjà consacré à Marie. Comme la proue d'un navire, elle vous attend entre village et champs !
Descendre dans la vallée en suivant la direction de Moutiez via la D88 pour rejoindre la N90. La route est à fort dénivelé, en lacets (environ 27, certains avancent même le nombre de 37), ce qui peut donner la sensation d'une ascension interminable. Arrivée sur la National, prendre sur votre droite la direction Aime.
Prendre ensuite sur votre gauche la D88 et la D85B en direction de vos prochaines visites situées dans le village de Montgirod (182 km). Le village est perché sur la base rocheuse du Siaix. Bâtie à l’aval du hameau, le long de l’ancien chemin qui monte de Centron, la chapelle Saint Jean-Baptiste s’impose à notre regard. Sa façade, très sobre contient un bénitier de pierre et une niche fermée par une grille moderne en fer forgé. La statuette de la vierge, de facture baroque en bois sculpté, ne correspond donc pas au vocable de Saint Jean. La porte en bois asymétrique semble très ancienne.
La route forestière vous mènera à Hautecour (186 km), Hautecour est composé de cinq hameaux principaux étagés de 900 à 1200 m d’altitude. L’empreinte du passé est bien présente au coeur de ces hameaux de montagne : oratoires, chapelles et église témoignent de la ferveur religieuse des habitants de l’époque et renferment de vrais trésors artistiques. Au fil d’une promenade, empruntez les petites ruelles, découvrez leurs maisons anciennes, elles ont conservé une architecture locale typique privilégiant la pierre et le bois. Votre balade, vous conduira sur le promontoire rocheux où se dresse la chapelle néogothique Sainte agathe et Sainte Marguerite.
Au dessus du plan d'eau, un clocher pointu se détache sur le ciel. Remarquable avec son clocher roman du XIIè siècle, l'église Saint-Etienne de Hautecour, avec des baies géminées surmontées d'arcatures lombardes, domine toujours les quartiers du village disséminés dans la pente et le bassin de Moûtiers... Un portail sculpté vous invite à aller plus avant à la découverte d'un édifice dans lequel les décors des siècles successifs se complètent dans une belle harmonie. Lors du réaménagement de l'édifice au XVIIe siècle, G. Cocher, maître-tailleur du village, sculpte le portail en pierres avec un arc au fronton interrompu, surmonté d'une statue de la Vierge à l'Enfant.
Descendre vers Moutiers, via la D85 (196 km). Ce qui frappe le visiteur qui s’aventure au départ de Hautecour, sur l’étroite route en lacets qui le mène j
usqu’à Moutiers, c’est l’arrivée au village du Breuil, aux abords du plan d’eau avec une vue panoramique sur le mont Jovet, qui semble à portée de main, et sur la vallée des Belleville. Moûtiers, saura vous charmer par la richesse de son passé. Prenez le temps de découvrir le centre historique de Moutiers avec ses musées, la cathédrale Saint-Pierre, l’ancien archevêché, les anciennes salines Royales.
Direction le massif de la Vanoise, suivre la D915 jusqu'à La Perrière (206 km). Ne vous fiez pas à l'aspect austère des façades de l'église Saint-Jean-Baptiste (1718-1729) dont les enduits ont été ôtés lors de la restauration réalisée à l'occasion des Jeux olympiques de 1992... Ce sont les ors et les couleurs baroques qui vous accueillent à l'intérieur ! Reconstruite au XVIIe siècle, l'église Saint-Jean-Baptiste possède un retable majeur à la gloire de saint Jean-Baptiste accompagné ici de saint Grat et saint Guérin, respectivement invoqués pour la protection des récoltes et du bétail.
Continuez sur la D915 vers Bozel (210 km). Votre étape à Bozel peut débuter par la découverte de l'église Saint-François de Sales, reconstruite en 1732 après avoir été fortement endommagée par des crues en 1666 et 1669. Ne subsistent de l'édifice précédent que la sacristie et le chœur. L'église fut ensuite agrandie au XIXe siècle. On remarque son clocher à double bulbe, unique dans la région.
Autre bel exemple de patrimoine religieux, la chapelle Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, édifiée durant la première moitié du XVIIIe siècle pour remplacer une chapelle plus ancienne. Selon la tradition, une satue de Notre-Dame de Pitié ou de Compassion était placée dans une niche de la façade de l’église de Bozel, au dessus du portail.
Prolongez votre escapade en direction de Champagny-en-Vanoise (215 km), via la D91B. Sur son promontoire en haut de la colline, telle une sentinelle, l'église Saint-Sigismond de Champagny-en-Vanoise est un bel exemple de l'art baroque en Savoie : elle fut reconstruite pour la 3è fois en 1683 sur son promontoire gypseux, les valsésians Calcia et Graullo adoptant le plan actuel avec son choeur, ses 3 travées et sa façade à portail baroque. Poussez les portes... et c’est un joyau de l’art baroque, entre dorures et couleurs vives qui se déploient sous vos yeux.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise.
Revenir sur vos pas, passez Bozel, puis sur votre gauche prendre la D91B, la D91A direction Saint-Bon-Tarentaise, également appelée Saint-Bon-Courchevel (228 km). Partez à la découverte de l’église baroque de Saint-Bon, dédiée à saint Bonitus ou Bonnet de Clermont, évêque de Clermont au VIe siècle. La première église construite à Saint-Bon est une église romane, sans-doute du XIVe siècle. C'est au cours d'une transformation et d'un agrandissement survenus entre 1650 et 1673 que l’église devient une église baroque.
Passez par Les Allues, via les D98 et D90 (242 km). Installé dans la Maison Bonnevie, le petit musée des Allues retrace l'histoire de la commune et de sa station de sports d'hiver. Egalement à voir la maison forte au Villaret, résidence des archevêques de Tarentaise. Il est également possible de visiter la scierie et le moulin du Raffort, situés au bord du Doron des Allues sous le village du Raffort entre Les Allues et Méribel. A ne pas manquer au village des Allues, l'église Saint-Martin-des-Allues, construite au XIIe siècle, l'église dévoile une décoration intérieure de style baroque et un retable du XIIe siècle et sa décoration intérieure de style baroque.
Retour vers Moustiers (253 km), via la D90 et D915, puis suivre la direction de Saint-Jean-de-Belleville (276 km), située à l’entrée de la vallée des Belleville, via la D117. A mi-chemin entre Villarly et Saint-Jean de Belleville, se détache sur un éperon l’élégante chapelle Notre-Dame des Grâces. Il faut s’arrêter pour découvrir non seulement le panorama que l’on a sur les montagnes, mais surtout la façade de cette chapelle.
Au sein de la Tarentaise, la vallée des Belleville tient un rang important par le nombre et la richesse des églises et chapelles de style baroque. En terme de patrimoine bâti, la commune de Saint-Jean-de-Belleville a conservé la physionomie typique et caractéristique des villages de montagne d'une part, des fermes ou hameaux à vocation agricole d'autre part, mais elle permet également au visiteur de découvrir des édifices historiques d'intérêt. Son patrimoine et surtout son riche environnement préservé raviront notamment les amateurs de randonnées.
L'église Saint-Jean-Baptiste, située sur un promontoire, fût construite au milieu du XVIIe siècle, elle frappe par ses vastes proportions. Son austère façade à pignons est ornée d’un portail en pierre de taille à faible relief. Une belle statue en bois de Saint Jean-Baptiste occupe la niche du fronton interrompu. L'intérieur est spectaculaire, avec nombre de peintures et un retable évoquant le Rosaire. L’intérieur est riche en peintures et un retable du Rosaire dont on découvre cinq scènes parmi les quinze que comptent les mystères du Rosaire au sommet.
Découvrez Les Belleville (309 km), via la D117. la richesse du patrimoine des Belleville vous invite à faire une pause culturelle : musée de Saint-Martin, le moulin de Burdin, Mélifera la maison de l’abeille. Depuis plus de dix ans, la commune Les Belleville a entrepris un très important programme de restauration et de mise en valeur de ce patrimoine religieux, qui compte deux sanctuaires, trois églises, une trentaine de chapelles, ainsi que de nombreux oratoires.
La prochaine étape sera Saint-Martin de Belleville (312 km). Situé au cœur du village, dans un ancien corps de ferme, le musée de Saint-Martin retrace 150 ans d'histoire de cette haute vallée savoyarde. Le sanctuaire marial de la chapelle Notre-Dame de la Vie, isolé sur un petit replat à l’entrée de la haute vallée, est, depuis des siècles, un lieu de pèlerinage célèbre. Depuis quelques années, Notre Dame de la Vie est illuminée dès la chute du jour, offrant ainsi un très beau spectacle, surtout en hiver sous un décor de neige.
L’église Saint Martin de Saint-Martin de Belleville date d’avant 1606. Reconstruite et agrandie entre 1650 et 1750, l’église Saint Martin est typique des églises de Tarentaise. En extérieur, le seul élément décoratif est le portail en bois, surmonté d’une niche abritant une statue de Saint Martin en habit d’Evêque de Tours. La sobriété extérieure du bâtiment contraste avec les ors et la polychromie des retables.
Saint-Martin de Belleville occupe la majeure partie de la Vallée des Belleville, disséminés sur les 22 hameaux et villages de la vallée, on y trouve de nombreux éléments d'architectures patrimoniales : chapelles, églises, fours à pain, bassins et moulins.
Retour vers Moustiers (332 km), prendre la D92 jusqu'à Villargerel (340 km). Reconstruite à partir de 1682 par un maître maçon, Jean Meilleur, sur les plans de l'architecte Nicolas Deschamps, l'église Saint Martin présente un plan centré en "croix grecque". À l'intérieur, l'édifice est remarquable par ses peintures murales et ses retables. La coupole sur pendentif, divisée en huit voûtains est décorée de médaillons qui devaient représenter les apôtres et éclairée par un lanterneau. La base en stuc est en trompe-l’œil. Trois absides polygonales et un porche en pierre forment le reste de l'édifice.
Montez jusqu'à Nâves en restant sur la D92 (350 km). Perché à 1316 mètres d’altitude, le village de Nâves, adossé au massif du Beaufortain, possède un joli patrimoine religieux. Ne vous fiez pas à l'allure sévère de l'église de Naves... l'église Saint-Pierre de Nâves-Fontaine possède plusieurs retables resplendissants d'ors et de couleurs, un décor floral mis au jour récemment, des statues aux allures d'acteurs de théâtre : tout à l'intérieur vous invite à la découverte !
Il est temps de filer vers Saint-paul-sur-Isère, via la D93 (385 km). Les édifices religieux du centre du village valent le détour, à commencer par l’église paroissiale de la fin du XVIIe siècle avec ses remarquables fresques, les « Grisailles », retables en trompe-l’œil sur les murs du transept. Si l’église et le château sont les éléments les plus visibles de ce patrimoine bâti, il faut découvrir, de hameau en hameau, le « petit patrimoine » qui témoigne de la vie quotidienne des populations locales : chapelles, fours, bassins, écoles…
Traverser La Bathie, via la D66 (401 km), pour arriver à Tour-en-Savoie (405 km), via la D990, dernière étape de votre escapade de la Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise. L'église Saint-Piat de Tours-en-Savoie est complètement excentrée du centre du village. Une église-musée, construite au XVIIème siècle, elle protège toutes les œuvres d’art qui l’ont enrichie depuis lors. Une constellation de chapelles accompagne l’église pour guider les fidèles dans la prière.
Retour vers Albertville (410 km)
Fin de cette troisième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise.