La chapelle du Saint-Esprit
La chapelle du Saint-Esprit, édifice du XIIIe siècle, elle est le dernier vestige de la commanderie de l'Ordre du Saint-Esprit de Montpellier. Au XIVe siècle, cette « Maison Magistrale Conventuelle et Hospitalière du Saint-Esprit à Auray » (mention de 1289, Jean de Monette) serait devenue l'une des principales de France, avec, sous son autorité, une cinquantaine de fondations.
En 1762, le Pape Clément XIII abolit l'Ordre du Saint-Esprit. La ville y installe le siège de l'Hôpital Général, puis, en 1790, un hôpital militaire. Au début du XIXe siècle, ce qui reste des bâtiments fut transformé en caserne permanente. D'importants travaux transformèrent la chapelle telle que l'on pouvait la voir avant la restauration de 1990-1994. Elle prendra ainsi le nom de Caserne Dugesclin.
L'actuelle restitution permet à cet édifice de retrouver ses volumes d'origine : un vaisseau unique à cinq travées et un chevet plat (silhouette peu commune en Bretagne). L'édifice est classé monument historique le 4 novembre 1982 (façades et toitures).
La chapelle de la Congrégation
La chapelle de la Congrégation des hommes de l’Immaculée Conception, accueille aujourd'hui l'office de tourisme. Elle date du 17ème siècle. De pieux artisans s'y réunissaient pour prier la vierge. Seule la façade est d’origine.
La chapelle d'Hospitaliers du Saint-Esprit
La chapelle d'Hospitaliers du Saint-Esprit édifice du XIXe siècle, son portail date du XVe, elle abrite une maquette de cuirassé d'arsenal datant de 1865. Inscrit au Monument historique en 1925.
La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes
La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes de 1862-1878.
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville, édifié au XVIIIe siècle est classé monument historique depuis le 11 octobre 1963.
Place de la République : l’îlot des halles.
Des halles médiévales
Des halles médiévales, il ne reste plus rien aujourd’hui. Seul l’emplacement aura été conservé place de La République. Là, les halles auront à plusieurs reprises au cours de l’histoire été détruites puis reconstruites. Les halles actuelles datent de 1999.
C’est en 1742 qu’est émis le souhait de construire l’actuelle mairie à l’est des halles. La maison de ville se tient alors à l'étage des halles et son assemblée s’y trouve à l’étroit. La réception définitive n’aura lieu qu’en 1782. L’architecte Jean Detaille de Kerroyant délaisse matériaux de la région et architecture locale pour un calcaire de Taillebourg (Charentes) et un style purement français.
Au nord-ouest et accolé aux halles, un édifice est construit en 1907. Jusqu’à juin 2006, le tribunal d’instance y occupe le rez-de-chaussée tandis que l’étage loge un petit théâtre à l’italienne servant de salle des fêtes.
La rue du Lait
Rue du Jeu de Paume
Achevée en 1788, la prison rue du jeu de paume est alors l’une des plus modernes du département. Elle peut accueillir jusqu'à 90 détenus. Elle sera en service jusqu’en 1897, date à laquelle elle devient propriété de la Ville. Le rez de chaussée encore en état témoigne de la dureté de l’univers carcéral. Deux cellules disciplinaires ou cachots disposent de vastes bat-flancs sur lesquels dormaient les prisonniers.
Place du Four Mollet
A Auray comme un peu partout en Europe, l’ordre du Saint-Esprit (né à Montpellier au 12ème s.) installe une commanderie du Saint-Esprit. Il s’agit pour l’ordre de soulager les pauvres et les orphelins. Totalement transformé au cours de l'histoire, l’édifice retrouve son aspect originel au cours de la restauration de 1990-94. Les architectes s’y employant distinguent 2 phases de construction : la plus ancienne à l’est (13ème s) correspond au coeur et la plus récente à l’ouest (14ème s) correspond à la nef.
L’architecture de cette nef à cinq travées et à chevet plat est rare en Bretagne. Par contre le porche situé au sud-ouest de la chapelle plus tardif est plus classique dans la région. Une dernière messe est dite dans la chapelle en 1790. Pendant deux siècles, elle verra défiler militaires, pompiers, élèves et associations. Elle se verra attribuer le nom de “caserne Duguesclin”. Aujourd’hui, la chapelle reçoit des expositions et parfois des spectacles.
Rue des Fèves
La plus belle maison en pans de bois conservée à Auray se trouve au n°21 de la rue Alexandre Jardin. Datée de la fin du 16ème, elle offre en pignon : lucarne, fenêtres à meneaux, personnages et animaux fantastiques.
La gare d’Auray
De 1862 à la seconde guerre mondiale, la gare d’Auray ne va cesser de développer ses activités et de s’agrandir : dépôt de locomotives, ateliers de réparations, d’entretien, de triage, halles et abris de marchandises, lampisterie, école d’apprentissage, cantine, dortoirs. Ce nouveau moyen de transport concurrence fortement la navigation fluviale et attire les entreprises. L’activité économique et l’accroissement de la population nécessite l’établissement de commerces, d’écoles et d’une église.
L’église est consacrée en 1939 et placée sous le vocable de Charles de Blois, prétendant à la succession du duché de Bretagne tué au cours de l’affrontement qui l’oppose à son rival Jean de Montfort le 29 septembre 1364. Les plans de Guy Caubert de Cléry architecte départemental évoquent l’architecture médiévale : bandes lombardes imitant les mâchicoulis, contreforts percés de petites ouvertures évoquant les meurtrières.
C’est tout un quartier qui sort de terre. Les habitations de la rue Jean Jaurès et de l’avenue de Gaulle témoignent de cette période faste.
La fontaine Chazelles
La fontaine Chazelle, située quai Martin, elle date de 1821 et servait à ravitailler en eau les habitants et les bateaux de passage.
La Chartreuse d'Auray
La Chartreuse d'Auray au nord de la gare d'Auray, est en Brech.
Le Monument de Cadoudal
C’est au hameau de Kerléano que naît le 1er janvier 1771 dans une famille de paysans aisés, Georges Cadoudal. Celui-ci devient le chef de l’armée royale et catholique de Bretagne.
Refusant de se rallier en 1800, il trouve de l’aide auprès du 1er ministre d’Angleterre. Mais abandonné par les paysans, traqué par la police, il est finalement arrêté à Paris et guillotiné le 25 juin 1804 sur la place de Grève. Les Bretons du Morbihan décident de consacrer un mausolée à sa mémoire. Charles X, le Dauphin, la Dauphine, la duchesse de Berry, la ville d’Auray et d’autres contribuent à sa construction.
Débutée en 1825, la construction du mausolée de style néo-classique ne sera pas terminée au moment du retour du squelette présumé de Georges Cadoudal à Auray, en mai 1830. Ce n’est qu’en 1852 qu’il pourra y être inhumé. Située face au mausolée, la modeste demeure des Cadoudal est largement agrandie et transformée en manoir au 19è s.
La chapelle Saint Cado
La chapelle Saint Cado daterait du 16ème s. Pour éviter sa démolition elle est acquise par la famille Cadoudal au moment des Inventaires par l’Etat des biens de l’Eglise (1905-1906). Plusieurs membres de la famille, en particulier le général Joseph de Cadoudal, frère du chef des chouans, y sont inhumés
Le port Saint-Goustan à Auray
L’aménagement du grand port d’Auray s’achève en 1641, les travaux donnent naissance à la place Saint- Sauveur puis se poursuivent vers le sud par l’actuel quai Franklin.
La ville d'Auray importe du vin, du sel, du cuir, du fer et de l’acier de Biscaye. Elle exporte du froment, du seigle, de l’avoine, du beurre, de la viande, du poisson, du drap et de la toile. Au 18ème siècle Auray est un des premiers ports morbihannais pour la construction navale.
La création du port de Lorient de 1665-1670 et le manque d’importantes voies routières pour relier Saint-Goustan à l’arrière pays sont à l’origine de la baisse d’activité du port. Celle-ci s’accroît avec l’arrivée du chemin de fer et la création en 1865 d’une nouvelle voie d’accès à Auray qui isole le port et réduit encore ses échanges commerciaux.
Le quartier placé sous la protection de Saint-Goustan, patron des marins et des pêcheurs, voit se dresser l’un à côté de l’autre deux clochers : l’église Saint-Sauveur du 15ème siècle, la chapelle Notre-Dame de Lourdes à la fin 19ème siècle.
La rue du Petit Port regroupe aujourd’hui le plus grand nombre de maisons à pans de bois : neuf sur la quarantaine subsistant à Auray.
Le pont de Saint-Goustan
Le pont de Saint-Goustan, la première mention d'un pont en pierre reliant la ville basse à la ville haute date du XIIIe siècle. En 1464, lors de sa reconstruction, il fut appelé pont Neuf. Sa forme définitive date de 1752, la forme actuelle du pont remonte au 18ème siècle et sa dernière restauration remonte à 1983. À l'extrémité droite de l'ouvrage, sur la rive gauche, est construit le bâtiment d'octroi.