Implantée au cœur du Parc Naturel Régional, la route des fruits appelle donc la flânerie pendant vos vacances. Ceux qui l’emprunteront en ressortiront aussi bien rassasiés de douceurs gustatives que de découvertes historiques.
Les plateaux de Caux et du Roumois, qui dominent à plus de 100 mètres la vallée de la Seine, offrent des panoramas diversifiés. Ces paysages aux ambiances impressionnistes se recomposent entre les brumes matinales et les lumières aux nuances tamisées ou auréolées de couleurs vives.
Les floraisons s’échelonnent en fonction des espèces et des variétés (précoces ou tardives) et peuvent légèrement varier dans le temps en fonction de la météo des mois d’hiver et du début du printemps. Chaque année, aux mois d’avril et de mai, le paysage se transforme en de véritables tableaux impressionnistes aux nuances blanc rosé.
Le faible dénivelé de la route des fruits permet aux amateurs et aux familles de partir en vélo, à la découverte des paysages et des producteurs. Les bacs assurent les liaisons entre la rive droite et la rive gauche. Seul ou en famille, simple promeneur ou sportif averti, la route des fruits, entre vallée, plateaux, coteaux et marais, propose un large éventail d’activités.
Chemin faisant : à pied, à cheval, à vélo de nombreux sentiers sont aménagés. Des centres équestres et associations proposent des promenades et randonnées accompagnées pédestres, à cheval ou avec des ânes.
Vous pouvez partir de plusieurs points pour suivre la route des fruits au départ de la rive gauche de la Seine au Nord Ouest de Jumièges ; De Notre-Dame-de-Bliquetuit à Heurteville en face de Jumièges. On peut prendre le bac à Jumièges et aller à Mesnil sous Jumièges puis Duclair.
La boucle de Jumièges est très favorable aux cultures : la falaise blanche de la rive gauche de la Seine y reflète la lumière et la protège du vent, les températures en bord de Seine sont douces et les précipitations y sont moins abondantes qu’ailleurs.
Dès les origines de l’abbaye de Jumièges au VIIe siècle, les moines cultivaient la vigne qui connait son apogée du XIVe au XVIe siècle. Mais la qualité médiocre des vins locaux et l’essor de la production issue des régions iticoles incitent les moines à changer de culture. Grands propriétaires fonciers, les moines disposent de baux ruraux avec les fermiers qui exploitent leurs terres. À compter du XVIIe siècle, les religieux remplacent les pieds de ceps par des pommiers et des poiriers. Les pruniers, cerisiers et autres variétés fruitières seront implantés plus tardivement.
En voiture, à moto ou à vélo, on admire d'un côté les habitations aux pieds des falaises et de l'autre, la seine et ses activités calme ou effervescence avec le passage des bacs. Pendant toute la période de récolte, le long de la route des fruits, les exploitants ont la possibilité de vendre les surplus de leur production "à la barrière" à des prix attractifs.
Bon à savoir : un cerisier haute-tige peut atteindre 13 mètres. Les cerisiers conduits en demi-tiges et asses-tiges mesurent de 6 à 8 mètres de haut. Un arbre « basse-tige » comme le pommier, ne dépasse pas 2 mètres de haut. Il faut 3 à 4 ans pour qu’un pommier ou un cerisier commence à produire des fleurs et des fruits, 5 à 6 ans pour un poirier.
Nous vous proposons un circuit type de la Route des fruits : EN SAVOIR PLUS